Les Atelières : l'aventure se termine

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Muriel Pernin, fondatrice des Atelières doit déposer le bilan vendredi. ©Laurent Cerino/Acteurs de l'économie
Muriel Pernin, fondatrice des Atelières doit déposer le bilan vendredi. ©Laurent Cerino/Acteurs de l'économie (Crédits : Laurent Cerino/Acteurs de l'économie)
Symbole d'une filière textile made in France, la coopérative des Atelières se dirige vers une liquidation, un peu plus d'un an après sa création.

L'atelier de fabrication de lingerie haut de gamme des Atelières à Villeurbanne devrait être placé en liquidation judiciaire vendredi. Muriel Pernin avait fondé en janvier 2013 cette société coopérative d'intérêt collectif, lors de la liquidation de Lejaby. Le projet avait bénéficié de l'engouement autour du « made in France » avec un soutien de l'Etat et de la région.

Amertume

Confrontée à des difficultés de financement la fondatrice tentait depuis plusieurs mois de recapitaliser l'entreprise via des investisseurs privés, une plate-forme de crowdfunding et un fonds de revitalisation. Sur ce volet deux banques n'ont pas voulu suivre selon la fondatrice.
Très amère, Lundi Muriel Pernin, dans un communiqué, a épinglé les banques qui n'ont pas souhaité soutenir le projet : " les banques sont plus fortes que la République et exécute des dizaines de PME chaque jour". Avec un trou de 585 000 euros dans le montage financier dès lors, l'aventure n'était plus viable.

Désorganisation de la filière

La fondatrice des Atelières critique aussi la politique du gouvernement trop axé selon elle sur l'innovation technologique sans dispositif de soutien efficace pour une structure comme les Atelières. Elle reconnait aussi avoir souffert "d'une désorganisation de la filière  textile" en particulier pour l'approvisionnement des matières premières. Les Atelières emploient une trentaine de personnes majoritairement des anciennes ouvrières de Lejaby et compte une dizaine de clients comme Agnès B, Zahia ou la Maison Lejaby. Epuisée, Muriel Pernin affirme qu'elle se battra encore pour ses ouvrières. Prochaine échéance vendredi 7 mars à 9h30 devant le tribunal de commerce de Lyon.

 

 

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Commentaires
a écrit le 06/03/2014 à 16:50 :
Zahia, c'est ça le luxe à la française? On doit pas vivre dans le même monde...

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