L'université Lyon I mise sur l'emploi

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(Crédits : Université Lyon I ©Service Communication - Eric Le Roux / UCBL)
L'université Claude Bernard Lyon I ouvre trois nouvelles formations en apprentissage ainsi qu'un nouvel outil pédagogique afin de renforcer l'excellente intégration professionnelle de ses étudiants. Mais l'établissement n'affiche pas un grand dynamisme pour favoriser la création d'entreprises.

Lyon I, porte d'entrée idéale vers le marché du travail ? Avec 85 % de taux d'insertion professionnelle après l'obtention du diplôme, et jusqu'à 98 % dans certaines licences professionnelles, l'université spécialisée dans les sciences affiche un bilan digne de certaines grandes écoles d'ingénieurs. Ce résultat est dû à une stratégie menée depuis plusieurs années visant à rapprocher les étudiants et les entreprises.

3 nouvelles filières en alternance

A la rentrée, Lyon I poursuit cette politique en ouvrant trois nouvelles formations en apprentissage : la licence professionnelle « Analyse et techniques d'inventaires de la biodiversité » ; les deuxièmes années des masters « Environnement, atmosphère et radioprotection »  et « Analyse industrielle ». L'établissement propose ainsi 68 cursus en alternance (contrats de professionnalisation et d'alternance confondus) qui concernent environ 1 000 étudiants sur les 40 000 que compte l'université.

Lyon I développe également des outils numériques pour connecter plus facilement étudiants et entreprises. La plateforme ELIPSE ( Espace Lyon I pour l'Insertion professionnelle Stage Emploi ) a été lancée début 2014 pour faciliter la gestion des conventions de stages. La plateforme compte déjà 12 000 entreprises dans sa base de données.

La rentrée apporte une nouvelle fonctionnalité à ELIPSE : la diffusion des offres de stage et d'emploi pour les étudiants, dont l'objectif est fixé à 3 000 annonces par an.  « Il s'agit également de savoir concrètement  quels sont les liens, les relations entre nos formations et les entreprises », explique Philippe Lalle, Vice-Président en charge de la formation et de la vie étudiante. L'utilisation des Moocs est également une voie possible pour mettre en relation étudiants et entreprises.

Un travail d'orientation

Le bon taux d'insertion professionnelle de l'université s'explique aussi par un travail sur l'orientation. Lyon I s'est doté du Portefeuille d'Expériences et de Compétences, un outil qui permet aux étudiants de se sensibiliser aux atouts de leurs expériences et de leurs connaissances acquises pendant leurs formations. Focalisés sur les compétences, les étudiants peuvent construire leur projet.

D'autres programmes existent, comme ModulEO dans le cadre d'Egal'Univ, qui favorise la mixité des filières en donnant aux étudiants une opportunité de prise en main de leur futur.

Pas d'incubateur à Lyon I

Si l'université Claude Bernard est efficace pour placer ses étudiants dans le monde du travail, c'est plus compliqué pour favoriser la création d'entreprises. Contrairement à d'autres universités ou écoles, Lyon I n'a pas son propre incubateur ou accélérateur de startups alors qu'elle est en pointe sur le dépôt de brevet. Certaines entreprises sont issues de Lyon I, comme Nano H, mais il n'y a pas de volonté de créer un réel écosystème favorable à l'émergence de projets, même si Lyon I est membre du réseau Créalys.

« Nous hébergeons six entreprises. C'est modeste, mais nous n'avons pas besoin d'accueillir des centaines d'initiatives qui n'émergeraient pas » défend Germain Gillet, Vice président en charge de la Recherche. Nous avons de la volonté, mais des exemples limités », poursuit-il, prenant pour alibi le problème patrimonial des campus, trop petits ou vétustes pour accueillir des jeunes entreprises.

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