Covid-19 : Une bulle de confinement "made in Grenoble" pour transporter les malades

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La bulle de protection constitue une première grâce à ses capacités d'aspiration de l'air expulsé par le patient.
La bulle de protection constitue une première grâce à ses capacités d'aspiration de l'air expulsé par le patient. (Crédits : DR/Christel Schwartz)
Des médecins et chercheurs de différents laboratoires grenoblois ont développé un premier prototype de bulle de protection hospitalière destiné à accompagner le transport des malades infectés par le Covid-19. Cette cloche aspirante pourrait s’avérer un atout de taille pour accompagner le déconfinement.

Alors qu'on sait que le Covid-19 s'avère particulièrement contagieux, les soignants font face, depuis plusieurs semaines, à des enjeux importants en matière de protection. Des chercheurs et médecins grenoblois viennent d'inventer ce qui pourrait être la première bulle de confinement des patients atteints du Covid-19.

"Il existait un besoin de pouvoir protéger les soignants et l'environnement direct lors du transfert d'un patient atteint du Covid-19 en hélicoptère, où les équipements actuels prenaient trop de place ou n'étaient pas suffisamment étanches", rappelle le médecin urgentiste isérois, Damien Viglino.

Une quinzaine de chercheurs issus de plusieurs laboratoires grenoblois, affiliés à l'UGA, au CNRS et au CHUGA (tels que le CIC-IT, G-Scop, HP2 et TIMC-IMAG) ont alors proposé leur aide en vue de plancher sur le design d'une cloche aspirante non invasive, fixable directement sur le patient. Concrètement, il s'agirait d'une toile de PVC, soutenue par des armatures en inox, qui est ensuite connectée à un dispositif composé d'un tuyau de respirateur, d'un filtre, d'une pompe et d'une batterie de transport, afin d'aspirer l'air entourant le patient.

Cette bulle - même si elle n'est pas entièrement étanche - permettrait d'offrir un niveau de protection qui vise à atteindre les standards des masques FFP2 voire FFP3 grâce à ses capacités d'aspiration, tout en permettant de poursuivre, sous sa toile, le traitement des patients nécessitant des soins (alimentation en oxygène, aérosols, voire même des intubations). Le dispositif demeure adapté aux situations d'urgence puisque la bulle peut être enlevée en quelques secondes pour accéder au patient.

Tandis que lors d'un soin à risques - comme un aérosol où l'on injecte des gouttelettes dans les poumons qui se chargent en particules avant d'être expirées -, il suffirait de faire fonctionner le dispositif quelques minutes supplémentaires pour s'assurer que l'ensemble des particules soit aspirées et filtrées avant son retrait.

L'autre atout résiderait dans son coût de fabrication qui, en phase de prototypage, s'élèverait à 50 euros pièce, ainsi que 350 à 400 euros pour son système de pompe (hors main d'œuvre) et pourrait même être réduit lors du passage à une fabrication en série.

Diminuer les contaminations dans l'air

Pour la concevoir, les médecins ont souhaité utiliser des composants au plus près des standards...

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