Mobilité : Gboost, le kit grenoblois pour électrifier les vélos

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(Crédits : DR)
La startup grenobloise E-Bike Lite (EBL) fondée en avril 2016 commercialise sous la marque Gboost un kit d'électrification des vélos. Une innovation pour le transport quotidien de personne.

Composé d'une batterie et d'un moteur galet à friction, le kit Gboost de la startup EBikelite permet d'électrifier n'importe quel vélo classique. Au départ, l'idée de Dominique Houzet et Guenther Hirn était simplement de créer une batterie électrique pour leur usage personnel. Ils ont finalement créé un kit moins chers qu'un vélo électrique haut-de-gamme qui s'installe en 15 minutes sur n'importe quel vélo.

Recherche et savoir-faire isérois

Dominique Houzet, co-fondateur de la startup, s'appuie sur le savoir-faire des pôles de recherches grenoblois du G2Elab (énergie électrique) et le Gipsalab (automatisme, signaux) et de l'entreprise iséroise STMicroelectronics.

"L'objectif était de créer un vélo pliant, léger et facile à transporter tout en ajoutant la possibilité de disposer d'une assistance électrique" précise Dominique Houzet.

Le prototype lancé en 2011, par l'entreprise allemande Gunther Hirn, puis breveté en 2012 et licencié en 2013 sera commercialisé pendant 4 ans chez le géant Français Décathlon. En 2016, Dominique Houzet et Gunter Hirn s'associent pour proposer plusieurs innovations et faire monter en gamme leur kit.

"Nous voulions améliorer le moteur, rendre l'électronique plus fiable tout en conservant un produit final extrêmement léger et accessible à toutes les bourses" explique le co-fondateur.

Cette invention passe tout de même de 500 euros pour l'entrée de gamme à 900 euros pour un kit plus perfectionné, moins bruyant et plus léger qu'un vélo électrique classique. Il pèse entre 1,2 et 1,6 kg en fonction de la durée d'autonomie de la batterie. Il permet de parcourir entre 40 et 60 km avec un moteur bridé à 25 km/h, pour que le vélo reste homologué.

Fabrication chinoise et assemblage grenoblois

Les pièces sont produites dans les usines de Dafang, l'un des leaders mondiaux des moteurs électriques en Chine, également l'un des sous-traitants de Décathlon. Les pièces sont ensuite assemblées dans les locaux isérois, à Saint-Martin-d'Hères, près de Grenoble.

Pour l'instant, le produit est surtout commercialisé en ligne et vendu principalement en Allemagne (80 % du marché) puis en France, pratiquement sans aucune publicité.

Pour l'heure, la startup espère démarrer l'exportation au Japon et au Brésil où la demande est forte. Dominique Houzet démarche également les grands fabricants de vélo pour proposer son innovation.

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Commentaires
a écrit le 21/11/2019 à 9:43 :
Bref, un Solex électrique avec son entraînement à galet.
a écrit le 21/11/2019 à 9:11 :
Une bonne idée mais chère et à la faible autonomie.

500 euros c'est le prix d'un vélo électrique premier prix.
a écrit le 21/11/2019 à 8:38 :
a ce prix ce n'est meme plus une arnaque mais bien une escroquerie
a écrit le 21/11/2019 à 1:04 :
Made in China.
C'est donc de l'arnaque.
Réponse de le 21/11/2019 à 6:44 :
Il vous faudrait mettre à jour vos préjugés...

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