Les deeptech, nouvel eldorado de demain ?

 |   |  1107  mots
(Crédits : DR)
Après les startups du digital, les deeptechs, promises à un fort potentiel de croissance, seront-elles la prochaine vague ?

Depuis quelques années, les startups du numérique font la Une des journaux, et des salons consacrés aux innovations du digital. Mais depuis quelques mois, une nouvelle tendance se dessine au sein de l'écosystème des startups, avec l'émergence de jeunes pousses qui présentent un fort potentiel de rupture.

"On a eu la vague smartphones avec les Iphones et autres produits dérivés, mais on arrive désormais au bout. Les investisseurs recherchent la nouvelle vague à venir", résume Maximilien Moulin, manager au cabinet de conseil en transformation des entreprises Wavestone.

Pour plusieurs experts, dont une partie était réunie à l'occasion de la 21e édition du Forum 5i qui se déroulait ce jeudi 31 mai à Grenoble, ce seraient donc désormais les deeptechs qui draineront bientôt les investissements.

"On fait désormais une distinction entre les startups low tech, high tech et deeptechs. Ces dernières sont notamment capables de générer des innovation de rupture, car elles sont issus de travaux menés durant une dizaine d'années au sein de laboratoires de recherche", explique Christine Vaca, directrice de l'unité d'incubation de la SATT Linksium.

Intelligence artificielle, Iot, mais aussi medtechs, biotechs ou encore nouveaux matériaux... On retrouve les deeptechs au sein de plusieurs secteurs. Si certains avancent des chiffres oscillant entre 1 000 à 4 000 jeunes pousses présentes sur ce segment au niveau mondial, ce nombre pourrait être bien supérieur. Il n'existe encore aucune étude pour les quantifier.

"Contrairement aux startups du digital comme Uber, qui se basent sur des technologies existantes telles que la cartographie et le GPS, les deeptechs doivent lever certains verrous technologiques, ce qui justifie aussi des temps de développement plus longs", reprend Maximilien Moulin.

Un écosystème local favorable

Car après avoir été développés en laboratoire, ces projets devront encore passer à un stade industriel.

"Les deeptechs ont en moyenne des besoins en financements 2,5 fois plus élevés que les startups traditionnelles, de l'ordre de plusieurs dizaines voire centaines de milliers d'euros", considère Christine Vaca.

Mais les gains potentiels sont aussi plus élevés puisqu'en plus de marchés très étendus, les deeptechs pourront aussi compter sur des dépôts de brevets, qui leur permettront de sécuriser leur accès au marché. "Elles n'auront ainsi pas besoin...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :