Grand stade : Le Comptoir Lyonnais d'Électricité signe l'éclairage

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Un mix de leds et d'éclairage classique pour le Grand Stade
Un mix de leds et d'éclairage classique pour le Grand Stade (Crédits : DR)
Lancé par un match inaugural le 9 janvier, le Grand Stade de l’Olympique Lyonnais bénéficie d’un éclairage signé du Comptoir Lyonnais d’Électricité. Pour le CLE, qui fête cette année ses 70 ans, c’est un marché significatif. Mais il a, en ligne de mire, d’autres projets lumineux : l’aéroport de Saint-Exupéry et deux tours à Confluence.

Dans l'attente du futur naming, la nouvelle enceinte de l'Olympique Lyonnais avait été baptisée "Stade des Lumières" par Gérard Collomb, président de la Métropole, et Jean-Michel Aulas, patron de l'OL. L'éclairage devait donc être à la hauteur. C'est Sonepar Sud-Est qui a décroché ce marché. Plus connu dans la région sous le nom de Comptoir Lyonnais d'Electricité, cette société est spécialisée dans la distribution de matériel électrique depuis 1945.

Elle avait était racheté en 1973 par le groupe Sonepar, géant mondial du secteur détenu à 90% par la famille Coisne et Lambert, famille fondatrice voilà plus d'un siècle.

"Jean-Michel Aulas voulait que ce soit le premier stade full leds au monde. Finalement, vraisemblablement pour des raisons budgétaires, nous avons mixé  éclairage leds et éclairage classique", précise Yves Rosello, directeur général de Sonepar Rhône-Alpes.

1 600 points lumineux

Voilà trois ans que le CLE œuvrait auprès de l'OL et de Vinci Construction pour apporter ses solutions d'éclairage pour le stade. Mais aussi pour celui des parkings et de l'ensemble du réseau électrique. Ce marché de cinq millions d'euros se traduit par 1 600 points lumineux et 700 kilomètres de câbles.

"Nous avons aussi travaillé sur les courants faibles, mais tout ce qui est wifi et téléphonie reste du ressort de l'OL", ajoute Yves Rosello.

Le stade ne sera donc pas finalement full leds. Il sera cependant hyper-connecté, selon les souhaits de Jean-Michel Aulas. Bien que ne se positionnant qu'en prescripteur (le CLE distribue 50 000 références dans les domaines fils et câbles, matériel d'installation, éclairage, génie climatique, communication et sécurité, ndlr), le Comptoir Lyonnais d'Electricité intervient bien en amont auprès de ses clients.

"L'installation est faite par d'autres, mais notre travail consiste à tirer le marché vers le haut, de pousser à l'innovation", insiste le DG.

Lire aussi notre dossier : Grand stade, le pari d'Aulas

Spectaculaire innovation à Saint-Exupéry

Mais le projet qui occupe actuellement les équipes du CLE est l'extension de l'aéroport de Saint-Exupéry, qui devrait passer de 77 000 m² à 150 000 m² d'ici à 2017, pour un investissement de 145 millions d'euros.

L'intervention du CLE sur le chantier du Terminal 1 concerne l'éclairage fonctionnel, l'éclairage design (duty-free, salon VIP etc), les parties techniques (courants forts et courants faibles) et peut-être une innovation spectaculaire avec la technologie "light fidelity" ou encore LiFi. Il s'agit de pouvoir capter les vibrations des leds sur son smartphone :

"Un passager, par exemple, est perdu dans l'aéroport ou cherche un endroit précis. La technologie que nous soumettons actuellement à l'aéroport lui permettra d'être dirigé depuis son smartphone. C'est de l'éclairage communicant", décrypte Yves Rosello.

Pour intervenir à l'aéroport, le CLE a monté une cellule innovation, ressort de sa stratégie de différenciation. Ainsi le MAT' Electrique à Lyon 7e (1 400 m²) est beaucoup plus qu'une vitrine pour le CLE, un véritable centre d'affaires mettant en avant des solutions et produits à valeur ajoutée. C'est le rôle d'une cellule de 16 ingénieurs d'affaires qui développent les différents savoir-faire de l'entreprise.

Dans cette optique, Yves Rosello glisse que le CLE est aux côtés de promoteurs immobiliers qui projettent d'ériger deux tours à Confluence, signées du cabinet new-yorkais KPF. Le CLE compte 574 personnes, 50 agences dans le grand Sud-Est et a réalisé un chiffre d'affaires de 264 millions d'euros en 2014.

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