Digital Grenoble : Cowork gérera l’espace de coworking

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Mathieu Genty, fondateur de Cowork et de l'accélérateur de start-up Le Phare.
Mathieu Genty, fondateur de Cowork et de l'accélérateur de start-up Le Phare. (Crédits : DR)
Tout juste deux ans après sa création, l’espace "Cowork in Grenoble" se prépare à une mutation d’ampleur. Porté par la labellisation French Tech de Grenoble, "Cowork" a été choisi pour animer dès septembre prochain l'espace de coworking de Digital Grenoble, qui sera installé au sein du bâtiment Totem.

Après être parvenu à réunir près de 250 coworkers à l'année, puisés parmi un vivier de travailleurs indépendants et de salariés à distance, Cowork in Grenoble s'apprête à se lancer dans une nouvelle aventure.

Ce dernier a en effet été choisi par l'écosystème French Tech grenoblois pour animer l'espace de coworking de Digital Grenoble qui sera hébergé dans le bâtiment Totem.  "Un juste prolongement des choses après la manière dont son fondateur s'est investi", se murmurait-il lors de la dernière AG.

Serial entrepreneur

Véritable représentant de l'entrepreneuriat local, le cofondateur de Cowork in Grenoble, Mathieu Genty, n'en est pas à son coup d'essai. C'est même plutôt un serial entrepreneur : fondateur de Cowork et de l'accélérateur de start-up Le Phare, gérant du restaurant la Taverne de l'Ecureuil (à Sainte-Agnès) et président d'une association qui œuvre pour la sauvegarde des savoirs et savoir-faire ethnobotaniques (Jardins du Monde Montagnes), il multiplie les expériences et les projets, à la manière de la communauté d'entrepreneurs qu'il a fédéré autour du hashtag #CeuxQuiFont.

Après avoir lancé en 2012 son espace de coworking sous forme d'une SAS comprenant 7 associés, Mathieu Genty affiche un bilan à l'équilibre un an et demi après la création. Et se tourne déjà vers de nouveaux objectifs : "Ce déménagement va nous permettre d'agrandir la surface de coworking, puisque nous avions jusqu'ici 275 m2 tout confondu (comprenant les salles de réunions, l'entrée, le salon...). Nous aurons, à terme, près de 2000 m2 au Totem, dont 300 m2 de coworking et 400 m2 de salles de réunion et formation", explique-t-il.

Objectif : 40 personnes par jour

Pour lui, l'idée s'est imposée d'elle-même : "L'objectif était d'avoir un lieu pour rassembler l'écosystème, et c'est ce que nous faisions déjà. L'idée étant d'y emmener la couche animations et la communauté", résume-t-il. Grâce à plusieurs événements (Apéros Pitch, BeyondLab, Co-launchs, Toastmasters, Lunch Me Up...), Cowork in Grenoble rejoint déjà une communauté de près de 1000 personnes à l'année. "Cela va certainement nous permettre de développer notre communication, et à toucher encore plus de gens, comme par exemple, des développeurs web", souligne-t-il.

Son business model, basé sur la vente d'abonnements mensuels, annuels ou à la carte, restera identique. "Il s'agit d'un partenariat, dans lequel Digital Grenoble nous confiera l'animation de l'espace. L'objectif serait de passer d'une trentaine à une quarantaine coworkers par jour", résume-t-il.

De la place pour plusieurs ?

Cowork in Grenoble n'est pas le seul dans le paysage grenoblois : un autre lieu de coworking de 320 m2, Col'Inn, est installé lui aussi depuis 2012 dans le quartier de la gare de Grenoble tandis qu'un troisième projet, dédié cette fois-ci aux entreprises de l'économie sociale et solidaire (ESS) et porté par la Scop La Péniche, est en cours de montage à la petite Halle du quartier Bouchayer-Viallet. En lien avec la SEM Innova (ville de Grenoble), ce projet de 1000 m2, comporte un volet restauration et table sur une ouverture au printemps 2016 pour un plan de financement de 2 millions d'euros.

"Mon souhait est qu'il y ait de plus en plus d'espace de coworking à Grenoble, car il y a de la place pour des structures qui permettent de créer des synergies entre plusieurs corps de métiers", pense Mathieu Genty, qui accueille notamment 3 à 4 entreprises qui détachent leur salarié en travail à distance, parmi lesquelles une société française. "Ce salarié a multiplié le CA généré par 2,5 depuis qu'il s'est installé ici il y a un an et demi, grâce à l'élan de productivité et à l'ambiance de travail qui règne dans cet espace", souligne-t-il.

Même si les Français ne sont pas encore au même stade que les Américains, qui commencent à rechercher leur espace de coworking avant même de trouver leur appartement, le coworking progresse : il existerait plus de 200 lieux à travers l'Hexagone et près de 2500 dans le monde.

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Commentaires
a écrit le 10/02/2015 à 22:22 :
Je trouve que cet article saisit tout à fait l'esprit de Co-Work in Grenoble. C'est, comme est dit dans le texte un lieu mais aussi un esprit fédérateur pour les acteurs du nouveau modèle économique qui émerge en France, avec des véritables encouragements pour les startups, ceux qui prennent des risques pour innover, et simplement ceux qui souhaite travailler en indépendant mais sans être seul. En effet, les animations et l'esprit de communauté joue aussi un rôle pour que l'espace de co-working ne soit pas seulement un bureau, mais une véritable communauté, où on vient pour échanger des idées, demander et proposer de l'aide pour des projets, discuter de nos idées, etc.

L'usage d'expressions anglaises ne me choque pas du tout, et je trouve que c'est même bien pensé pour une communauté qui vise éventuellement à porter le message de la French Tech au-delà des frontières françaises. Pour le meilleur ou pour le pire, l'anglais est la langue internationale en matière d'affaires, de technologie et de startups. C'est donc une façon de s'ouvrir à la communauté internationale. Peut-être c'est parce que je suis américaine aussi, mais contrairement aux utilisations un peu bancales de l'anglais dans le monde francophone que nous avons l'habitude de voir, je trouve que celles-ci sonnent très bien.
a écrit le 09/02/2015 à 18:42 :
Apéros Pitch, Beyond The Lab, Co-lunchs, Toast Masters, Lunch Me Up, Cowork in Grenoble... que d'expressions anglaises ou au mieux franglaises, sapristi ! j'ai oui¨dire que les gens de Québec, bien plus assiégés que nous par le monde anglo-saxon, s'ingénient avec succès à forger à la place des expressions françaises ou d'allure française, et nous devrions les imiter ! Pour commencer, pourquoi pas cotravail, co-repas (ou codéj) ? Enfin cet article est par trop allusif; il devrait rappeler en quelques mots de quoi il s'agit au juste (pour ma part je n'ai pas vraiment compris), ou au moins renvoyer à un article passé du même journal qui l'explique.

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