French tech : H7 dévoile le nom de ses premiers occupants

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(Crédits : DR)
Le futur lieu totem de la french tech lyonnaise, qui doit ouvrir dans quelques semaines à la Confluence, vient de dévoiler le nom des startups de sa première promotion. Et confirme son positionnement sur les entreprises en phase d'accélération.

En attendant son inauguration officielle programmée pour mi-mai, le nouveau "lieu totem" de la french tech lyonnaise, H7, dévoile le nom des 36 premières startups qui vont intégrer l'ancienne Halle Girard de la Confluence.

Une première promotion - sélectionnée parmi plus de 200 candidatures - tournée vers les scaleups, des entreprises en forte phase de croissance qui réalisent déjà du chiffre d'affaires et comptent quelques salariés.

Alors que l'écosystème lyonnais est très fourni en incubateurs pour accompagner les entreprises en phase d'amorçage, H7 entend, par son positionnement, combler un trou dans la raquette. En plus de jouer le rôle de point de ralliement pour rendre "lisible et visible" la filière du numérique.

"Pour que les entreprises changent d'échelle, il faut que l'écosystème change lui aussi d'échelle. Il y aura un avant et un après H7. Ce lieu n'a aucun équivalent dans le monde", vante Karine Dognin-Sauze, la vice-présidente de la Métropole de Lyon, le principal financeur de la reconversion de l'ancienne usine de chaudronnerie.

70 startups accompagnées par an

Alors que le président du lieu Cédric Denoyel déclarait, l'été dernier, réfléchir à intégrer des startups qui évoluent dans des secteurs d'activités définit comme "prioritaires", il semblerait que le choix se soit porté sur une approche généraliste.

Comme en témoigne la présence d'entreprises évoluant dans la Edtech (Ilini, Digit'owl...), la Fintech (Agicap), les RH (Obiz, Troops...), la smart city (Patrimmoine, Econhomes), la food (Algo, Dvore), la santé (Biomede, Lumeen...) la mobilité (Lepiston.fr, Benur...), le sport (Weedoo it, Coach2store), le tourisme (Teazit, Happy Kits...), la blockchain (iExec), la digitalisation (Smash) et le e-commerce (Fundy, Hubware).

H7, qui vise l'accompagnement de 70 startups par an, annonce des objectifs ambitieux pour ce qu'elle nomme ses "habitants" : augmentation de 20% du chiffre d'affaires et entrée de 10 investisseurs nationaux dans le capital de startups hébergées pour conduire à un impact sociétal de 100 créations d'emplois dès cette année.

Centré sur l'écosystème lyonnais, H7 projette néanmoins d'ouvrir ses portes à 20 entreprises nationales et 20 entreprises internationales.

Lyon French Tech bientôt dans la gouvernance

Avec un budget prévu d'environ 2,5 millions d'euros par an (via la location de postes de travail, l'organisation d'événements...), H7 entend dégager des bénéfices, qui seront ensuite entièrement réinvestis à part égale dans l'amélioration de l'accueil du lieu totem et dans le soutien à des projets issus de l'ESS qui rencontrent des difficultés de financement.

Actuellement porté par un trio d'actionnaires (le groupe SOS, la société d'événementiel Arty Farty et l'accélérateur Axeleo), H7 doit prochainement accueillir la Lyon French Tech (qui rentre dans sa seconde phase) au sein de sa gouvernance. Un quatrième associé qui n'a pas vocation à devenir actionnaire significatif du lieu, mais qui comptera, comme les trois autres membres du consortium, d'une voix au conseil d'administration et renforcera ainsi le poids de la "tech" dans la gouvernance.

Sans attendre de faire officiellement son entrée au conseil d'administration, Renaud Sornin, le président de Lyon French Tech, balaie le risque que H7, présenté comme un "lieu fédérateur", cannibalise l'écosystème numérique lyonnais.

"Je trouve pertinente la théorie des grands arbres. Quand ils poussent, ils ne se font pas d'ombre entre eux, mais au contraire : ils s'aident mutuellement à grandir."

Parallèlement à la présentation des premiers occupants, H7 et Gaming Campus annonce le lancement conjoint de G3, présenté comme le "premier incubateur dédié à la monétisation de l'esport en France". L'objectif est d'incuber 10 projets dès la première année, "la plupart avec une vision internationale".

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