Antidot s'arme pour terminer sa mue

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(Crédits : DR)
L'éditeur lyonnais de la plateforme logicielle Fluid Topics vient de lever 5,5 millions d'euros pour accélérer son déploiement à l'international, et plus particulièrement aux Etats-Unis. Une nouvelle étape dans la transformation d'Antidot, une startup fondée en 1999 qui a totalement changé de métier au cours des trois dernières années.

Fabrice Lacroix, le CEO et fondateur d'Antidot, voit dans cette opération le signe de la validation d'une stratégie pour le moins radicale. L'éditeur lyonnais de la plateforme de dynamic content vient de récolter 5,5 millions d'euros auprès du fonds CM-CIC Innovation et de la société de capital risque spécialisée dans le numérique Ventech.

Une levée de fonds qui vise à accélérer le déploiement à l'international de sa solution Fluid Topics, une sorte de super moteur de recherche dédié à la documentation technique qui permet, par exemple, de retrouver une information précise dans le mode d'emploi contenant plusieurs dizaines de milliers de pages d'une machine industrielle.

Un business éloigné du métier d'origine d'Antidot, un acteur historique du marché des moteurs de recherche, spécialisé dès sa création, en 1999, dans la navigation et la recherche de produits sur les sites e-commerce et les catalogues en ligne.

"Cette levée de fonds est une sorte de la validation que l'on ne s'est pas trompé de direction en opérant cette transformation. Car nous sommes totalement repartis de zéro au cours des trois dernières années", rapporte Fabrice Lacroix.

Se réinventer ou mourir

Alors que le métier historique d'Antidot "ne connaissait plus la même dynamique", la société de 50 collaborateurs a recentré l'intégralité de son activité autour de son produit Fluid Topics pour la mise en ligne de documentation technique. Une reconversion née presque par hasard.

"Au départ, on avait créé un outil en interne parce que l'on en avait besoin, mais il n'était pas destiné à être commercialisé. Puis on a découvert de cela pouvait intéresser plein de clients, notamment des industriels, des exploitants d'infrastructures, des équipementiers high- tech... Comme j'avais la conviction que l'entreprise était forcée de se réinventer si elle ne voulait pas mourir à plus ou moins long terme, on s'est concentré sur ce business."

Et, si la société ne dévoile pas son chiffre d'affaires gardé confidentiel, Antidot revendique quelques belles signatures internationales : le géant de l'électronique Huawei, le fabricant d'ascenseurs Koné, l'éditeur américain Teradata, Médiamétrie...

"Avant, la société faisait 90% de notre chiffre d'affaires en France, on réalise désormais 90% de notre activité à l'international. Notre produit rencontre un très fort succès, et nous sommes connus dans l'écosystème. Le signe, c'est que des grands groupes internationaux viennent directement frapper à notre porte pour signer des contrats. Nous avons des concurrents, mais c'est nous qui avons le produit le plus mature", poursuit Fabrice Lacroix.

Des recrutements prévus aux USA

La société lyonnaise, qui compte une filiale commerciale à Boston, a désormais les moyens d'accroître sa couverture internationale. Antidot prévoit notamment de renforcer ses équipes aux USA, où elle compte la moitié de ses clients et réalise les ¾ de son activité selon le dirigeant.

"Notre marché est aux Etats-Unis. On sonde également des pays comme la Corée ou le Japon, mais nous allons d'abord valider notre produit, qui est de plus en plus complet, en Europe et aux US."

De nouveau dans une dynamique startup, Antidot ambitionne de doubler son activité au cours des 18 prochains mois.

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