Covid-19 : Meal Canteen veut imposer le self virtuel

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(Crédits : DR)
La startup stéphanoise, stoppée nette dans son élan par la crise sanitaire, veut rebondir rapidement et travaille à une solution de self virtuel.

Depuis sa création en 2017 par Denis Olivier, la startup stéphanoise Meal Canteen se développait à vitesse grand V autour de son idée d'application anti-gaspi pour la restauration collective.

Une progression stoppée nette par la pandémie de Covid-19 : fermetures des entreprises, des écoles, et donc de la plupart des espaces de restauration collective.

"Notre activité a connu un arrêt brutal. De jour au lendemain, nos clients ont tous fermés. J'ai dû placer l'équipe en activité partielle (14 salariés NDLR) et solliciter un PGE en attendant le redémarrage attendu en septembre", commente le dirigeant.

Accompagner la restauration collective dans la crise sanitaire

L'entrepreneur ne s'est pas, pour autant, laissé abattre et a travaillé d'arrache-pied sur un développement qu'il avait en tête dès le lancement de Meal Canteen : le self virtuel. Aujourd'hui, l'application Meal Canteen permet à l'usager de la restauration collective de choisir, la veille au soir, les composantes de son déjeuner du lendemain.

En plus de connaître ainsi précisément le nombre de convives, le prestataire du restaurant sait exactement combien il doit mettre à disposition de tartes aux fraises ou de salades de betterave. Cette information lui permet d'ajuster précisément les quantités et ainsi de limiter le gaspillage. Meal Canteen se rémunère sur chaque ticket repas, la note étant indolore tant pour l'usager que pour le fournisseur. Ce modèle a déjà séduit plusieurs lycées et collèges de la région, des établissements militaires, des entreprises etc. Soit 10 000 utilisateurs au total.

"Maintenant, nous devons passer à l'étape suivante : le self virtuel. Avec les enseignements du Covid-19, il n'est aujourd'hui plus question de plonger sa main dans une corbeille de pain, ni de partager des couverts pour se servir une salade", explique Denis Olivier.

L'idée du self virtuel : choisir l'intégralité de son repas et le récupérer, préparé à l'avance par les cuisiniers de l'établissement, dans des colonnes de froid.

"Les dizaines de m² réservés aux selfs sont inutiles, ce système permet non seulement un gain de place mais aussi une efficacité maximale sur le gaspillage alimentaire. Tout est prêt, le convive n'a plus qu'à déguster ce qu'il a commandé".

Autre intérêt de ce système : la gestion des flux.

"L'utilisateur n'a plus à se soucier d'arriver à une heure précise, son plateau est réservé, chacun peut donc venir à l'heure qui lui convient. Cela pourrait permettre d'éviter les rushs".

Pour rendre opérationnelle cette proposition, Meal Canteen s'est rapproché de l'industriel Matfer Bourgeat (01) afin de co-concevoir ces nouveaux équipements. Plusieurs établissements seraient d'ores et déjà intéressés, l'emlyon notamment.

Crowdfunding

Pour financer ces développements, et ses perspectives de croissance, Meal Canteen devrait lancer une opération de crowdfunding cet été avec Lita, plateforme d'investissement dédiée aux entreprises à impact positif.

"Les démarches sont en cours, l'ambition est de lever 500 000 euros. Nous envisagions une levée de fonds traditionnelle, et plus importante mais la situation actuelle ne nous permet pas de valoriser correctement l'entreprise".

La reprise de Meal Canteen, à la rentrée, devrait être facilitée par le prestigieux label décroché il y a quelques jours, de la fondation Solar Impulse.

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