Covid-19 : Aina propose un système de suivi des symptômes

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(Crédits : DR)
La jeune pousse stéphanoise de Florence Mathieu développe un outil (simple mais efficace) de suivi des symptômes. Un suivi qu’elle juge indispensable pour faire face à cette pandémie en permettant de détecter dès que possible les signaux faibles d’une éventuelle infection au Covid-19.

L'idée de "Mon Suivi Covid" est née d'une discussion avec une directrice d'Ehpad.

"Tout repose sur un constat inexploré jusqu'ici et simple : pour détecter rapidement une infection au Covid-19. Il faut que tout le monde apprenne à suivre et noter chaque jour la présence de symptômes évocateurs", explique Florence Mathieu, créatrice en 2018 de la startup stéphanoise Aïna.

Son créneau : le développement de produits innovants pour adapter l'environnement des seniors. En s'attaquant au sujet du Covid, elle sort donc un peu de son chemin habituel.

"Nous souhaitions apporter nos compétences à cette bataille. La grande difficulté du Covid réside dans le fait que ce virus est invisible. Les premiers symptômes sont souvent très légers et peuvent passer inaperçus. Il faut donc apprendre à voir ce virus. Comment ? En apprenant à suivre tous les jours nos symptômes".

Une feuille, un crayon et une appli

Épaulé par le Docteur Mathieu, le père de la startuppeuse, les designers d'Aïna ont donc développé deux outils. Le premier très simple : une feuille de suivi à remplir au moindre symptôme. Le second, disponible d'ici quelques jours, une application digitale.

"Le carnet de suivi papier est accessible à chacun. Il est gratuit et téléchargeable sur le site dédié, www.monsuivicovid.com. L'application numérique offrira le même service, avec en plus un module innovant de prévention et d'éducation thérapeutique ciblée", explique Florence Mathieu.

Sur la base du volontariat, les données pourront être récoltées afin d'enrichir la recherche scientifique.

"Un suivi quotidien des symptômes peut permettre de faciliter l'échange avec un médecin afin qu'il fasse un diagnostic clinique et prescrive un test de dépistage approprié. En effet, les tests RT-PCR peuvent présenter des résultats faux négatifs en fonction du stade de la maladie", poursuit la jeune femme.

Etape 2 : convaincre les institutionnels.

Les outils sont prêts, reste désormais à les diffuser. Et pour cela Aïna compte sur l'appui des entreprises et des collectivités locales.

"Nous avons d'ores et déjà présenté notre solution à Saint-Etienne Métropole et au Département de la Loire. Un cofinancement permettrait d'avancer plus vite".

Aïna emploie deux salariés. Sur ses activités habituelles de mobiliers innovants, elle compte parmi ses clients le CHU de Saint-Etienne (60 chevets commandés, par exemple, pour une unité...

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Commentaires
a écrit le 31/05/2020 à 21:28 :
Des systèmes existent dans d'autres pays, notamment aux US, à des fins totalement médicales, scientifiques, humanitaires. Car les symptômes sont d'une très grande diversité : le covid est susceptible de s'attaquer à tous les organes, y compris le sang, les vaisseaux, le coeur, les nerfs, etc. Mais le gouvernement français prépare des "statuts" sanitaires individuels par rapport au covid-19 du style contaminé, contaminé sain, contaminant, guerri immunisé, naïf, que sais-je encore, auxquels seront attachés des droits de circulation particuliers. Car les tests chimiques actuels ne sont pas fiables. Personne n'a envie de se faire prendre à ce jeu du chat et de la souris. Autant distribuer de la chloroquine à qui en veut.

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