Pharmamat : la solution de distribution sécurisée de médicaments en pharmacie

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(Crédits : DR)
La startup Pharmamat, spin-off de Batichap dans la Loire, a proposé à l’Etat sa solution innovante de distribution sans contact de médicament. Pas assez mature probablement, l’offre n’a pas été validée.

La petite entreprise ligérienne Pharmamat a répondu à l'appel à projets du Ministère des Armées, lancé il y a quelques jours avec l'Agence de l'Innovation de défense. Objectif : trouver des "solutions innovantes, qu'elles soient d'ordre technologique, organisationnel, managérial ou d'adaptation de processus industriels, qui pourraient être directement mobilisables", dans la lutte contre la pandémie de COVID-19. Un appel à projets assorti d'une enveloppe de 10 millions d'euros.

Mais la réponse - négative - est arrivée jeudi dernier sur le bureau de Christophe Montabrun-Ollivier, le dirigeant de Pharmamat. Une décision qu'il avait anticipée :

"Notre proposition aurait surtout été utile pour la prochaine pandémie, mais pour celle-ci, il est trop tard. Je pense que c'est pour cette raison que nous n'avons pas été retenus", avance-t-il.

Sa suggestion : équiper 50 des plus grosses pharmacies françaises avec sa solution Safe Boxe, un distributeur automatique de médicaments.

Réorientation

Dirigeant d'une entreprise de chaudronnerie/métallerie, Batichap (500 000 euros de chiffres d'affaires en 2019) à Andrézieux-Bouthéon, il travaille depuis 12 mois à la mise au point de ce dispositif. Qui, hasard du calendrier, était prêt pour la commercialisation 15 jours tout pile avant le début du confinement.

"Il s'agit d'un distributeur sécurisé. Les clients peuvent faire leurs achats sur les sites internet des pharmacies, pour ce qui concerne la parapharmacie. Ils reçoivent un code, avec lequel ils peuvent aller récupérer leur commande 24h/24. Pour les médicaments, les médecins envoient le document à l'officine, celle-ci prépare la commande et prévient le client. L'ordonnance avec les posologies s'affiche sur l'écran, le patient ne peut récupérer ses médicaments qu'après avoir lu les indications », explique Christophe Montabrun-Ollivier.

Si l'ambition initiale était d'offrir une amplitude horaire plus large aux clients, le Covid-19 lui donne une autre tournure car la "Safe Boxe"pourrait alléger les contacts directs entre pharmaciens et clients. A ce titre, Pharmamat est en négociation avec des grossistes.

"Il y a actuellement 22 000 officines en France. Si on équipait ne serait-ce que 5%...", s'enthousiasme-t-il.

La partie tôlerie est réalisée par son entreprise de mécanique, en France et à l'étranger, la partie électronique par un partenaire, iGroop à Annecy-le-Vieux (marque SmartLOCKERS.io.

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