Esprit Tiny veut créer des villages urbains

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(Crédits : DR)
Cinq associés lancent début juillet, à La Talaudière (42), la production de maisonnettes mobiles en bois. Avec l'ambition de porter un concept de villages urbains.

Ils espéraient obtenir de la Région les anciens bâtiments du lycée Haubtmann à Saint-Etienne mais, face à des blocages administratifs, ils ont décidé de se rabattre sur des locaux situés à la Talaudière afin de pouvoir démarrer leur activité dès le 1er juillet.

Entrepreneur depuis 25 ans en Haute-Savoie (ébéniste, couvreur bois, construction de maisons passives...), François Ferry s'est associé à son fils Camille, ingénieur aéronautique, à l'architecte montbrisonnais Edouard Molard ainsi qu'à deux investisseurs clermontois, Raphaël Coubetergues et Nicolas Mourgues, pour créer Esprit Tiny.

Des maisons mobiles pour les citadins

Le concept : construire, en atelier, des petites maisonnettes en bois de 18 à 45 m² mobiles.

"Nous ne nous adressons pas aux personnes souhaitant tout quitter avec leur maison attachée à leur remorque pour s'installer dans un coin reculé. Au contraire, nous visons principalement les citadins. L'idée est de proposer des solutions d'habitat souples dans les villes où la pression foncière est importante. Nous voulons proposer des villages de 25/30 maisons avec des espaces collectifs, des espaces verts", dévoile François Ferry.

Esprit Tiny porte notamment un projet de village urbain à Lyon. Les discussions sont en cours, l'emplacement n'a pas encore été validé mais le concept a été présenté la semaine dernière lors du festival Lyon City demain.

"Pour une location de 900 euros par mois, vous pouvez ainsi avoir une petite maison de 3 chambres avec un extérieur, à Lyon. Avec ce village, nous ne nous adressons absolument pas à un public de personnes en difficultés. Il s'agit de proposer l'implantation rapide de bâtiments déjà construits en usine sur des fonciers récupérables, au besoin, pour de nouveaux projets. Nous sommes dans l'économie de la fonctionnalité avec des modules disponibles à la vente ou à la location. Il existe souvent dans les grandes villes de vastes espaces inoccupés car les propriétaires, la SNCF par exemple, ne veut pas bloquer ses éventuels projets futurs avec des constructions pérennes. Notre concept permettra d'optimiser ses espaces, sur le temps imparti", prévient François Ferry.

En parallèle des particuliers, Esprit Tiny vise également les stations de ski, les crèches, le tertiaire etc.

"Ces maisons sont beaucoup plus coquettes et agréables à vivre que des préfabriqués", sourit François Ferry.

Esprit Tiny est par exemple en contact avec le bailleur social Soliha pour de l'hébergement temporaire suite à hospitalisation.

"Aujourd'hui, cela coûte 1200 euros par mois, en moyenne, d'héberger ces personnes en attendant qu'elles puissent retrouver leur logement, avec des escaliers par exemple. Notre solution serait beaucoup moins onéreuse pour les mutuelles ».

700 000 euros d'investissement

Pour lancer sa production début juillet, complètement internalisée, Esprit Tiny investit 700 000 euros dont 300 000 euros de financement bancaire, 200 000 euros de fonds propres et 200 000 euros de crédit bail. L'entreprise démarre avec les associés et un salarié.

"Nous avons été incubés par Ronalpia mais désormais toutes les démarches administratives et bancaires sont très lentes. Tant pis, nous démarrons quand même au 1er juillet !", soupire François Ferry, un brin agacé.

D'ici 2 ans, selon le business modèle établi, 17 salariés devraient travailler pour Esprit Tiny. L'entreprise devrait réaliser un chiffre d'affaires de 5 millions d'euros.

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