Auvergne-Rhône-Alpes, grande gagnante de la labellisation French Tech Seed

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(Crédits : DR)
Dix-huit structures françaises ont été retenues pour accompagner les entreprises de leurs territoires vers le fonds French Tech Seed. Parmi elles, deux sont issues de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Une exception dans le palmarès.

Article initialement publié le 18.01.19 à 16:04, mis à jour le 23.01.19 à 10:10 avec précisions sur l'activité de la SATT Linksium

Ce 17 janvier, le consortium Pouss@LYS pour la zone Lyon-Saint-Etienne et la SATT Linksium pour Grenoble Alpes ont été officiellement labelisé "apporteur d'affaires" pour flécher les startups innovantes vers le fonds French Tech Seed.

Lancé en juin 2018 par le Gouvernement, ce fonds d'investissement de 400 millions d'euros opéré par BFI France vise à soutenir les startups technologiques en phase de post-maturation et en particulier les startups de la deep Tech (qui s'appuie sur des technologies de rupture forte issues des laboratoires de recherche).

Il repose sur un mécanisme original : les startups retenues par le fonds devront, au préalable, passer par des prescripteurs labélisés "qui devront garantir le caractère technologique" et des investisseurs privés pour "garantir le potentiel de développement de l'entreprise", précise le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'innovation.

Une alliance de 42 partenaires pour Lyon-Saint-Etienne

Pour être sûr de remporter une labellisation - certains territoires n'ont pas été retenus faute de structuration de leur offre , l'écosystème régional a imaginé Pouss@LYS, un consortium réunissant 42 acteurs spécialisés dans l'accompagnement des startups.

Porté par Pulsalys, il rassemble 26 membres-fondateurs (incubateurs publics et privés, pôles de compétitivité, centres de recherche et filiales d'établissements de recherche dédiées à l'innovation) ainsi que 16 partenaires parmi lesquels les principaux fonds d'investissement.

"Nous sommes un territoire puissant avec beaucoup d'acteurs tournés vers la découverte de talents. Ce consortium représente toute la chaine de valeur du territoire, unie autour d'une cause commune : la deep Tech", souligne Sophie Jullian, présidente de Pulsalys.

Ce consortium, animé par un bureau, composé d'Alexandre Fourtoy, fondateur de l'incubateur 1Kubator, Cédric Nieutin, directeur de l'incubateur de la Caisse d'Épargne Rhône-Alpes B612, Nicolas Penet, président du directeur d'Insavalor et Sophie Jullian, à la charge d'animer la communauté, d'accompagner la sélection et la collecte des dossiers puis de les remettre à un jury.

Ce dernier, présidé par l'ancien président de Lyon French Tech Patrick Bertrand, réunit un panel d'experts répartis en 5 collèges représentatifs des compétences nécessaires à l'analyse du projet pour qu'il réponde aux critères d'éligibilité du fonds. Il devrait se réunir tous les deux à trois mois.

"Il s'agit là d'une extension et d'un élargissement de notre dispositif actuel. Mais pour les entreprises retenues, c'est une sélection qui leur permet d'être encore plus visibles et attractives aux yeux des investisseurs privés. L'appui de BPI est une forme de garantie et donc un soutien à la prise de risque", analyse la présidente de Pulsalys.

Un relais puissant sur Grenoble Alpes

L'autre gagnant de cet appel à projets : Linksium, la SATT Grenoble Alpes. Si elle s'est organisée pour répondre aux critères d'attribution, notamment en signant une convention de partenariat officielle avec les investisseurs des Grenoble Angels, la SATT a choisi de candidater seule.

"Nous sommes structurés et armés pour satisfaire un nombre de projets suffisants. Nous avons une certaine expérience de l'accompagnement. Cette labellisation est une reconnaissance de notre capacité à générer des projets forts", avance Gilles Talbotier, le président de Linksium.

La Satt a déjà à son actif 200 startups accompagnées, soutenu 135 technologies transférables à partir des laboratoires de son territoire et permis la création de 28 startups. Tout comme le consortium voisin, elle proposera ses dossiers à un jury adapté.

"Cette labellisation devrait faciliter la maturation des projets de nos entreprises. Et leur accès aux financements privés", confirme le président.

Linksium a déjà 5 à 6 dossiers en cours qu'elle devrait prochainement soumettre à validation.

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