La ville de Lyon devra encore faire des économies

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(Crédits : DR)
Le conseil municipal de Lyon examine ce lundi le compte administratif 2014 de la ville. Les finances de la ville ont été impactées par la réforme des rythmes scolaires et la baisse des dotations de l’État. A l'avenir la municipalité va devoir chercher de nouvelles économies.

La ville de Lyon a dévoilé jeudi le compte administratif 2014 qui sera présenté ce lundi au Conseil municipal. Les dépenses réelles de fonctionnement s'établissent pour 2014, à 562 millions d'euros, soit 2,7 % de plus que pour 2013.

Les dépenses ont notamment été impactées par la réforme des rythmes scolaires, sans elle, la ville chiffre la progression des dépenses à seulement 1, 6 %. La réforme a un coût net en année pleine de l'ordre de 1 et 2 millions d'euros, selon les évaluations des services de la mairie. La masse salariale de la ville de Lyon, qui représente 58 % des dépenses de fonctionnement, est en augmentation de 4,2 %, soit un total de 322,4 millions d'euros. ( +3,5 % si l'on retranche la réforme des rythmes scolaires).

L'impact de la baisse des dotations

Du côté des recettes, on observe une contraction à -0,2 % pour un total de 638,4 millions. En 2014, la ville a connu un recul de la taxe foncière et de la taxe d'habitation, lié selon, Richard Brumm, adjoint aux finances à "une baisse de la production de logements neufs."
La municipalité a par ailleurs subi le désengagement de l'État. L'an dernier, la baisse des dotations représentait un manque à gagner de 4,6 millions d'euros. Mais sur les trois prochaines années, la ville chiffre à moins 13 millions par an. Soit en quatre ans "un trou" de 43,6 millions à gérer.

"Il n'est pas certains que nous pourrons présenter un compte administratif de même nature dans les années à venir. Nous sommes obligés de réfléchir à des postes d'économies nouvelles", prévient Richard Brumm.

Des marges de manœuvre réduites

Des économies qui concerneront forcément les dépenses de fonctionnement, car Gérard Collomb, n'envisageait qu'une seule hausse d'impôt en début de mandat et la municipalité n'entend pas sacrifier les investissements sur la mandature 2015-2020. (En 2014, ils se sont élevés à 153 millions d'euros, 697 millions de 2009 à 2014). Du côté de l'endettement, la marge de manœuvre est elle aussi un peu plus délicate. En 2014, l'encours de la dette de Lyon pesait 424 millions d'euros, soit 33 millions de plus que l'année précédente. Cela représente 848 euros par Lyonnais. L'exercice budgétaire dans les années à venir, risque bien de s'apparenter à un numéro d'équilibriste

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