"L’attractivité de notre modèle se mesure aux nouveaux clients"

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Raphaël Appert, directeur Crédit agricole Centre Est ©Laurent Cerino/Acteurs de l'économie
Raphaël Appert, directeur Crédit agricole Centre Est ©Laurent Cerino/Acteurs de l'économie (Crédits : Laurent Cerino/Acteurs de l'économie)
Comment se décline pour Crédit agricole Centre-Est, le plan stratégique à trois ans du groupe coopératif bancaire ? Quelle croissance ? Quelle contribution aux économies ? Interview de Raphaël Appert, directeur général, de la caisse régionale.

 

Le groupe Crédit agricole a présenté son plan stratégique 2016, le 20 mars 2014. Quelle sera la déclinaison sur votre territoire ?

C'est la première fois que le groupe développe un projet moyen terme qui implique l'ensemble des entités. Toutes les caisses ont pris part aux réflexions. C'est également la première fois que le groupe décline un projet à 3 ans. Nous avons répondu à une attente de l'environnement extérieur mais aussi de l'interne, compte tenu notamment d'un contexte économique difficile. Ce plan est en totale cohérence avec la feuille de route sur 10 ans, établi il y a cinq ans aussi bien à l'échelle du groupe que des caisses régionales. Crédit Agricole 2016 confirme notre recentrage sur la banque universelle de proximité. Une priorité qui colle parfaitement avec la réalité de notre caisse attachée au rôle majeur des agences dans la relation client.

A l'heure où le digital gagne de plus en plus de terrain, ne serez-vous pas tenté de fermer des agences physiques ?

Nous sommes dans la proximité 100 % digitale. Un pas majeur a été fait sur ce point avec la migration réussie, l'an dernier, des 39 caisses régionales sur un seul système informatique (Ndlr : le plan Nice, acronyme de nouvelle informatique collaborative et évolutive). La contribution de notre caisse a porté sur le développement des activités relatives au crédit. En accompagnement, nos 2200 conseillers en agences ont suivi, l'an dernier, une journée de formation aux nouvelles technologies et se sont réparti 4000 heures de formation liées à la qualité de l'accueil du client.

Vous comptez 300 agences, ce nombre évoluera t'il ?

Nous en ouvrirons 5 supplémentaires, cette année, et 5 l'an prochain. L'agglomération lyonnaise bouge et nous regardons, notamment, du côté de Confluence, le Carré de Soie, ou encore Lentilly.  

Quels objectifs de croissance vous ont été fixés à échéance 2016 ?

Dans le contexte que l'on connaît, l'objectif de progression du PNB (Ndlr Produit Net Bancaire) est mesuré : + 1 % pour notre caisse régionale à l'instar des autres. Pour moi, l'indicateur majeur d'attractivité de notre modèle de proximité se mesure aux nouveaux clients. Notre caisse en a attiré 53.000 en 2013 (Ndlr : 10.000 en solde net) et nous en espérons 60.000, cette année. A mi-mars, nous en étions à 17.000.

Sur quels leviers misez vous pour gagner du terrain ?

Nous cherchons à valoriser les savoir-faire internes du groupe auprès de nos clients. Notre campus de Champagne au Mont d'Or, s'apprête ainsi à accueillir trois filiales spécialisées : Crédit agricole Leasing et Factoring, Santeffi et Crédit agricole Immobilier, soit 150 personnes en tout. Ce regroupement géographique renforcera le « jouer groupe » au service du développement économique régional. Nous avons encore des positions à gagner dans nos domaines d'excellence : l'immobilier et le logement, l'agriculture et l'agro-alimentaire, la santé/vieillissement ou encore l'énergie et l'environnement.

 Le plan stratégique prévoit que, à l'horizon 2016, les caisses régionales contribueront à hauteur de 430 millions d'euros aux économies du groupe qui vise un bénéfice net de 6,5 milliards à cette échéance. Quel effort cela suppose pour vous ?  

D'abord, et depuis huit ans nous dégageons un résultat supérieur à 200 millions d'euros. Dans le même temps, 11 millions d'euros ont été investis en 2013 et 20 millions le seront cette année. Nous avons une tradition ancienne de maîtrise de nos charges qui ne suppose pas de contraintes nouvelles. La dématérialisation sera source d'économies tout comme la poursuite de la cogestion, à l'instar de ce que nous avons réalisé avec Nice.

Continuerez vous à embaucher ?

Nous avons recruté 142 personnes, l'an dernier. Notre volonté est d'embaucher régulièrement : des jeunes mais aussi des salariés tous âges. Nos effectifs (Ndlr : 3000 salariés en tout) sont toutefois en légère diminution car les contraintes nouvelles nous obligent à améliorer notre productivité.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires
a écrit le 03/04/2014 à 20:52 :
Méfiez vous vos taux de crédit immobilier on baissé comme partout il y a moins de deux ans n'avez pas proposé à ceux qui étaient déjà avec un crédit de renégocier leur crédits pour que vos clients y gagne. Dû coup dans mon entourage ils sont très nombreux à vous avoir quitter pour une autre banque. Vous semblez ne pas prendre en compte ceux qui vous quitte.
Réponse de le 03/04/2014 à 22:45 :
Au Crédit Agricole c'est toujours la politique commerciale de la fuite en avant ou la prétendue course aux nouveaux clients quand les anciens ne se laissent plus vider les poches comme au premier jour.
a écrit le 03/04/2014 à 17:23 :
que vous n'avez pas beaucoup de clients... ;-)

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