Panama papers : GL Events à son tour épinglé

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(Crédits : Laurent Cerino/Acteurs de l'économie)
Le groupe mondial GL Events, installé à Lyon et spécialisé dans l'organisation d'événements, apparaît dans les données du cabinet panaméen Mossack Fonseca, selon Le Monde, en achetant une société offshore au milieu des années 1990. Une situation qu'il a régularisé en novembre 2014, en la liquidant.

GL Events est également cité dans l'affaire Panama papers, cette gigantesque enquête sur l'évasion fiscale mondiale menée par le Consortium international des journalistes d'investigation.

Selon Le Monde, le groupe lyonnais spécialisé dans l'événementiel, créé par Olivier Ginon, a acheté une société offshore pour contourner les règles de l'émirat afin de s'implanter à Dubaï.

Internationalisation

En effet, dans les années 1990, l'entreprise fondée en 1978 souhaite s'internationaliser.  Elle regarde alors vers le Moyen-Orient. GL Events fonde une filiale et vise une implantation, notamment à Dubaï. Mais cet émirat pétrolier est très protectionniste et le Lyonnais n'a alors aucune licence d'exploitation sur place.

Ainsi, en janvier 1997, GL Events fait l'acquisition de la société offshore Eastern Exhibition Services Limited, créée quatre ans plus tôt aux îles Vierges britanniques par un Anglais installé à Dubaï, écrit Le Monde.

"Cette société avait la licence d'exploitation pour travailler à Dubaï", explique l'actuel directeur financier de GL Events, Erick Rostagnat, au quotidien du soir.

Une société liquidée en 2014

De plus, faire appel à une société offshore, déjà présente à Dubaï, présentait une autre possibilité, selon le responsable de GL Events. Cela permettait de "garder le contrôle de l'entité en restant majoritaire à hauteur de 100 % du capital, ce que ne permettait pas ex nihilo la réglementation locale pour les étrangers".

C'est à travers de Exhibition Services Limited que le groupe lyonnais a décroché plusieurs événements majeurs dans cet émirat.

Lire aussi : Panama papers : l'isérois Jacques Glénat cité à son tour

Si GL Events n'a jamais caché l'existence de cette filiale offshore, qui figure dans ses rapports annuels, M. Rostagnat assure qu'elle s'en est débarrassée "dès qu'elle a pu", rapporte Le Monde. Selon les documents du journal, Eastern Exhibition Services Limited a bien été liquidée en novembre 2014.

Désormais, GL Events opère au Moyen-Orient grâce à trois filiales implantées dans une zone franche de Dubaï, qu'elle détient à 100 %, en accord avec une modification législative réalisée en 2011 dans l'émirat, et des licences d'exploitation.

En 2015, le groupe lyonnais enregistrait un chiffre d'affaires de 942,4 millions d'euros.

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Commentaires
a écrit le 03/05/2018 à 20:07 :
Et les 30 millions accordés à Macron dans l'héritage de Henri HERMAND son mentor, pas beaucoup de nouvelle également , surtout de son ex notaire qui devait parler ??? voir l'express du 17 avril 2017 et bien d'autres sources qui n'ont jamais été justifiées par l'intéressé
a écrit le 01/05/2018 à 15:04 :
On comprend pourquoi Macron ne fait pas la chasse aux paradis fiscaux,son système C'est du Cahuzac à grande Echelle.Collomb pourrait poursuivre cette clique d'amis au lieu d'envoyer de la répression sur tous les lieux de grève ou de contestation du coup d'état social de Macron qui n'a obtenu que 14% de votes des Français pour valider sa politique.
Cette affaire de financement de la campagne éléctoral de Macron à tout les aspects d'une fraude aux réglés électorales définies pour les éléction présidentielles .Après Sarkozy, Fillon , puis Macron.La justice doit être saisie.
a écrit le 07/04/2016 à 10:41 :
C'est l'auteur de l'article qui rédige les titres ? "Epinglé" est peut-être déplacé non ? Heureusement que j'ai lu l'article, j'aurais pu croire à une faute de l'entreprise ou de son dirigeant... Bonne journée

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