Conseiller n'est pas (toujours) entreprendre

 |   |  2008  mots
(Crédits : DR)
Au point sur le plan technique, les conseillers du chef d'entreprise (avocats, experts-comptables, notaires, etc.) n'ont pas toujours une vision exhaustive de l'acte d'entreprendre. Et si certaines professions se forment volontiers pour parler les multiples langages de l'entreprise (management, stratégie commerciale, par exemple), d'autres éprouvent plus de difficultés à s'ouvrir et à les adopter. Tour d'horizon de ces métiers de conseil de l'entreprise plus ou moins en prise avec ses réalités.

Qui mieux qu'un chef d'entreprise pour conseiller un autre chef d'entreprise ? La réponse à cette question semble évidente. Pourtant, la réalité n'est pas toujours aussi simple. En effet, s'ils peuvent légitimement s'enorgueillir d'une formation technique de haut niveau, sans cesse mise à jour au regard de l'évolution réglementaire et législative, les divers conseillers du chef d'entreprise (avocat, expert-comptable, notaire, etc.) ne maîtrisent pas toujours certains langages (management, stratégie commerciale, étude de marché, etc.) pourtant cruciaux si l'on entend saisir tous les enjeux de l'acte d'entreprendre.

Par nature, les experts-comptables et commissaires aux comptes sont certainement les conseillers qui possèdent la vision la plus complète de l'activité entrepreneuriale. Cela tient d'abord à une formation initiale solide (qui s'achève sur un stage de trois ans), mais aussi à des dispositifs de formation continue de plus en plus ouverts sur des thématiques connexes.

Une offre de formation très large

"Il existe des formations de base que nos confrères suivent régulièrement et qui constituent notre fond de catalogue, telles que l'actuelle en comptabilité, celle sur la loi de finances et celle sur les évolutions sociales, explique Pierre Beluze, président du Cref, institut de formation des experts-comptables et des commissaires aux comptes de Rhône-Alpes. À cela se sont ajoutées, peu à peu, depuis une vingtaine d'années, des formations financières, puis liées au management, au développement commercial et, depuis deux ou trois ans, à la stratégie en matière de web et de marketing."

Dans les 230 pages du dernier catalogue du Cref, on retrouve en effet des nouveautés telles que "l'accueil et le service client", "conduire efficacement vos entretiens individuels", "accompagnez vos clients à l'international", "connaître le nouvel environnement bancaire des entreprises", etc.

"Ces formations, qui dépassent le seul aspect technique, s'adressent à l'expert-comptable en tant qu'il est lui-même un chef d'entreprise, mais aussi pour l'aider à conseiller son client", souligne Pierre Beluze.

Cette offre est complétée par des formations de spécialisation sectorielle (secteur associatif, médico-social, marché de biens, hôtellerie...) "afin de mieux comprendre le métier du client".

Coaching et "full service"

C'est une vraie tendance : l'expert-comptable ne se...

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