Les jeunes avocats de Lamy & Associés en soutien des startups

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(Crédits : Reuters)
Le cabinet d'avocat Lamy & Associés propose un programme d'accompagnement juridique des startups, en permettant aux jeunes entrepreneurs d'obtenir une consultation poussée gratuite.

Après 50 ans d'existence, le cabinet d'avocats Lamy & Associés, spécialisé dans le droit des affaires, veut ouvrir de nouvelles perspectives pour ancrer l'institution dans les nouveaux enjeux . La jeune génération des collaborateurs du cabinet (environ 30 ans) a pris l'initiative de créer Lamy Startup Driver, un programme de consultation juridique gratuit pour les jeunes entrepreneurs.

"Notre jeune génération d'avocats est confrontée, dans son entourage professionnel et personnel, à la création de startup. Nous sommes de la génération Y ", explique Caroline Rivier-Deloye, à l'origine de l'initiative. "C'est un pari générationnel", résume Philippe Gonnet, l'un des pilotes du mouvement.

"Canaliser la fougue"

Dans un contexte de libre accès aux données, des entrepreneurs se livrent à l'expertise d'Internet pour la rédaction de statuts ou autres conditions générales de vente, avec un risque certain. "Il s'agit de canaliser la fougue initiale et d'apporter du conseil", estime Philippe Gonnet, notamment dans le choix de la structure juridique, par exemple en SAS ou SA.

L'objectif est d'accompagner les jeunes porteurs de projet, entre 20 et 40 ans, quel que soit l'état d'avancement de l'entreprise, de la simple idée ou au stade du financement.  Il suffit aux entrepreneurs de remplir le formulaire de contact sur le site internet dédié. Puis la vingtaine d'avocats qui s'investissent dans le projet étudient les demandes et fixent un rendez-vous, sur la plage horaire, un jeudi par mois. Sur ce temps, l'équipe recevra 10 projets sur trois heures.

Contrairement aux consultations gratuites dispensées au palais de justice, le cabinet met en avant ses domaines d'expertises qui peuvent être recoupés sur un dossier.

Équilibre entre philanthropie et action commerciale

Pour la sélection des projets, Philippe Gonnet développe : "Nous sommes attentifs au potentiel du projet, mais nous regardons surtout la personnalité du porteur, et si cela suscite notre propre intérêt, comme un citoyen lambda".

Est-ce une simple opération commerciale ? Eric Baroin, associé, estime que non. "Il s'agit de trouver l'équilibre entre philanthropie et objectif commercial", analyse-t-il. Selon Grimaud Valat, également pilote de l'initiative, cela "permet d'ouvrir les portes de la structure à des chefs d'entreprises qui n'auraient jamais osé", et éventuellement de capter de nouveaux clients, même si cela n'est pas le dessein initial de l'opération.  "L'objectif n'est pas de vendre. Mais de réfléchir en amont avec l'entrepreneur",souligne Eric Baroin.

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