Photovoltaïque : nouveau sursis pour Sillia VL

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(Crédits : Laurent Cerino/ADE)
Sillia VL, nouvel épisode. Le tribunal de commerce de Lyon a repoussé au 24 mai la liquidation judiciaire de ce fleuron du photovoltaïque français. Selon nos informations, certains candidats potentiels ont pris attache avec l'administrateur judiciaire.

Le jugement définitif concernant le sort de Sillia VL a été repoussé au 24 mai. Le tribunal de commerce de Lyon a ainsi accédé, ce mercredi, à la demande de Robert-Louis Meynet, administrateur judiciaire désigné lors de la mise en redressement judiciaire du premier fabricant français de panneaux photovoltaïques, le 1 er mars dernier.

"Il ne faut pas risquer de passer à côté d'un possible repreneur. J'ai la trésorerie nécessaire pour payer les salaires pendant ces six prochaines semaines", précise Me Meynet, interrogé par Acteurs de l'économie - La Tribune.

L'activité est à l'arrêt depuis plus d'un mois aussi bien à l'usine de Vénissieux, dans le Rhône, (ex Bosch Solar) qu'à Lannion dans les Côtes d'Armor. La première compte 131 collaborateurs et la seconde 44.

Clivage entre les deux sites

L'avocat du comité d'entreprise de Vénissieux avait sollicité, lors de l'audience de ce 12 avril, la liquidation judiciaire immédiate contrairement à son confrère défendant le personnel de Lannion. Les anciens collaborateurs de l'équipementier allemand ont la certitude de bénéficier d'un accompagnement social et financier de la part de leur ex-employeur une fois la faillite de Sillia VL prononcée.

"Ce nouveau report relève de l'acharnement thérapeutique", déplorent les représentants de l'usine lyonnaise. "Cela ne veut pas dire qu'on ne veut pas laisser une chance pour la reprise de Lannion mais cette attente est très anxiogène."

De ce clivage entre les deux sites, relevé par les observateurs, il faut en déduire que leur avenir doit être envisagé de façon distincte.

Deux candidats potentiels

Une première date de dépôt des offres avait été fixée au 29 mars. Devant les six marques d'intérêt reçues l'échéance a été prolongée jusqu'au 11 avril dernier avec une publicité étendue. Selon nos informations, deux candidats potentiels, dont un groupe français à la tête de plus de 70 millions d'euros et de fonds propres, et souhaitant conserver l'anonymat, auraient pris attache avec l'administrateur judiciaire pour une reprise éventuelle d'actifs et activités. Ce, sous réserve d'obtenir des documents complémentaires. D'autres contacts seront-ils activés ?

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