Courb  : le repreneur potentiel connu le 17 décembre

 |   |  347  mots
(Crédits : Laurent Cerino/Acteurs de l'économie)
La société allemande Magnum Pirex a présenté son plan de reprise au tribunal de commerce de Lyon, ce jeudi matin. Elle doit encore apporter des garanties financières d'ici au 17 décembre.

Robert-Louis Meynet, l'administrateur judiciaire, avait prévu de demander au tribunal de commerce de Lyon le renvoi de l'audience de ce jeudi concernant la société Courb, fabricant et concepteur de la C-Zen, petite citadine électrique. Ce report était motivé par les marques d'intérêt de dernière minute manifestées par deux groupes chinois pour reprendre les actifs de la société basée à Saint-Priest, dans le Rhône, et placée en redressement judiciaire le 6 mai dernier. L'un d'eux, HIT, coté en Bourse et employant 20.000 salariés, avait même prévu d'être présent au tribunal. Ce qui n'a pas été le cas. Il aurait été dissuadé par son avocat, de Hong-Kong, de poursuivre sa démarche, au terme d'un long échange cette nuit même.

Magnum Pirex

La société allemande Magnum Pirex, qui, elle, a finalisé une offre de reprise, a été auditionnée ce matin par la juridiction. Toutefois, cette dernière qui s'était déjà intéressée à Cenntro Motors France (véhicules électriques), liquidé en octobre dernier par la juridiction lyonnaise, n'a pas encore apporté toutes les garanties de la sécurisation financière de son projet. Elle s'est engagée à payer 500.000 euros le fonds de commerce et sur cette somme 350.000 euros ont été versés, à ce jour, sur le compte de l'administrateur judiciaire à la Caisse des dépôts. Quant aux 5 millions d'euros de fonds de roulement promis pour relancer l'affaire en sauvegardant 38 emplois sur 43, Magnum Pirex (dirigé par M. Mäncher) devra injecter une première tranche de 2 millions d'ici au 17 décembre, date à laquelle les magistrats rendront leur décision, à l'issue du délibéré.

43 salariés

Courb, dont la C-Zen a été vendue à 100 exemplaires, est en sommeil depuis l'ouverture de la procédure judiciaire. Et le personnel est payé pour moitié sur la trésorerie restante et pour moitié par l'Etat via le dispositif du chômage partiel. La société, fondée en 2007 par Hervé Arnaud le Pdg, n'était pas parvenue à lever les fonds nécessaires pour poursuivre son activité.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 18/12/2015 à 7:12 :
alors , nous sommes le 18 décembre : quelle décision a été prise ? Y a t il reprise et par qui ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :