Cenntro Motors France va se séparer des 2/3 des salariés

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(Crédits : Laurent Cerino/ADE)
La restructuration présentée lundi au comité d'entreprise et ce mardi 16 juin au personnel convoqué en assemblée générale porte sur les 2/3 des effectifs. Le redémarrage de l'activité est envisagé dès septembre prochain.

Cenntro Motors France, constitué pour la reprise des actifs de SITL (ex activité de Fagor Brandt Lyon) prévoit de supprimer les 2/3 des emplois, soit 263 postes sur 395. Cette restructuration d'envergure sera présentée lors d'une assemblée générale du personnel réunie ce mardi 16 juin par l'administrateur judiciaire, Robert-Louis Meynet. Elle fait suite à un comité d'entreprise convoqué la veille. Cette réduction drastique des effectifs n'est pas une surprise mais elle est supérieure aux anticipations tablant plutôt sur une réduction de moitié des effectifs, lors de l'ouverture du redressement judiciaire, le 30 avril dernier.

Redémarrage dès septembre ?

Dans un communiqué, la direction de la société, filiale de l'américain Cenntro Motors Group, confirme sa volonté de proposer un plan de continuation auprès du tribunal de commerce avec qui elle a rendez-vous le 25 juin prochain. Et dit mettre tout en œuvre pour un « démarrage rapide de l'activité dès septembre prochain ». Elle rappelle que l'entreprise n'a dégagé que 397.000 euros de chiffre d'affaires entre juin 2014 (date de la reprise à la barre du tribunal) et avril 2015. Elle évoque les différents aléas rencontrés et qui l'ont obligée à repenser en profondeur la fabrication du véhicule utilitaire électrique et à redévelopper ses propres systèmes de filtrage pour les stations d'épuration des eaux.

Réaction du personnel

L'actionnaire qui s'était engagé à apporter 15 millions d'euros, il y a un an, assure qu'il continue à « alimenter la trésorerie nécessaire en poursuivant la libération du capital », au-delà les 7,5 millions déjà versés. Quelle sera la réaction des salariés sachant que la Cgt avait tenté de s'opposer à cette reprise  ? Le communiqué assure que l'objectif est de trouver les meilleures solutions possibles pour l'ensemble du personnel qui, pour la grande majorité, est au chômage partiel depuis fin 2013. Le processus du PSE ne fait que commencer.

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