Siparex vise 100 millions d'investissements avec son fonds mezzanine

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Le directoire de Siparex : Denis Rodarie, Benoît Métais, Nicolas Eschermann et le président Bertrand Rambaud
Le directoire de Siparex : Denis Rodarie, Benoît Métais, Nicolas Eschermann et le président Bertrand Rambaud (Crédits : DR)
Le groupe lyonnais de capital investissement Siparex, a connu une belle année 2014 et 2015 s'annonce encore meilleure. Il s'est doté d'un fonds mezzanine avec l'objectif de collecter 100 millions d'euros à terme.

Le groupe Siparex ajoute une nouvelle corde à son arc : le financement mezzanine, à mi-chemin entre le capital et la dette. Siparex Intermezzo, son fonds dédié, a bouclé une première tranche de 40 millions d'euros levée auprès de ses souscripteurs habituels, assureurs et autres investisseurs. A terme, cet outil qui répond à une demande liée à la désintermédiation bancaire devrait disposer de 100 millions à investir dans une vingtaine de dossiers. « Ces trois dernières années nous avons dénombré une centaine de cas dans lesquels nous aurions pu intervenir sous cette forme. Nous ciblerons principalement des grandes Pme ou petites ETI cherchant à se transmettre ou à se développer par croissance externe », a détaillé Bertrand Rambaud, président du groupe lyonnais. Richard Dalaud a été recruté pour diriger cette activité qui fera l'objet d'un suivi des risques pour se conformer aux exigences de Solvabilité 2, une réglementation prudentielle à laquelle est soumis le secteur des assurances.

Portefeuille sain

A tous égards, Siparex voit se profiler une année 2015 « active », bien que rien ne soit encore très concret. Bertrand Rambaud énumère toutes les raisons motivant son optimisme : « l'impact  positif du CICE sur les entreprises, le programme de la BCE, le rééquilibrage de parité euro/dollar, tandis que nos dirigeants sont offensifs. Que les sociétés ont de la trésorerie car elles ont été bien gérées ». Même, en 2014, qui n'a pas été, à proprement parler, une année facile, « l'ensemble de notre portefeuille de participations a enregistré une progression de 4 % du chiffre d'affaires global », a t'il observé. Ce portefeuille se compose de 200 sociétés. Et sur, les 85 positionnées sur le segment « midmarket », 19 ont procédé à des acquisitions, en 2014.

Des multiples qui s'emballent

Le groupe de capital investissement annonce avoir misé 123 millions d'euros l'an dernier, un montant en progression de 40 % sur la moyenne des trois années précédentes. Cette croissance est largement liée à une augmentation des tickets unitaires investis dans les grosses Pme et ETI (15, 20 voire même 25 millions d'euros) pour accélérer leur développement. Peuvent ainsi être cités : Le Temps des cerises (prête à porter), ECM (traitement thermique), Armor (chimie des encres). Toutefois, le groupe entend garder la tête froide et assure ne pas déroger à des multiples d'acquisition supérieurs à « 5,1 fois l'Ebitda », a précisé Benoît Métais, membre du directoire. « Ce qui nous conduit à laisser passer quelques investissements. Les montages sont tirés vers le haut du fait d'une disponibilité de la dette. ».

Un contexte qui pourrait d'ailleurs accentuer le volume des cessions de Siparex, en 2015, par rapport aux 128 millions de 2014 (en hausse de 10 % versus 2013).

Nord Ouest

Le montant des actifs sous gestion atteignait 1,2 milliard d'euros, fin 2014,  dont 220 millions au titre des investissements régionaux, de proximité, auxquels est également attaché le groupe.  En la matière, il a fait de Rhône-Alpes sont laboratoire d'essai (Rhône-Alpes PME et le FRI), comme l'a rappelé Denis Rodarie, membre du directoire. Comme prévu, il s'est lancé, l'an dernier, dans le quart Nord Ouest de la France avec le fonds interrégional Nord Ouest Entrepreneurs 4. Il cherchera à s'implanter dans le Sud et le Sud Ouest, dans les deux années qui viennent. Parallèlement, il entend pousser davantage ses feux à l'international pour accompagner les entreprises. Après l'Italie (Siparex Investimenti 2 constitué avec le Fondo Italiano), l'Afrique du Nord (Tunisie), l'Espagne (Madrid),  il souhaite se déployer en Amérique du Nord, Afrique, Europe limitrophe (peut-être en Allemagne) s'il trouve les bons partenaires.

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