Covid-19 : Prévention des entreprises en difficulté, un remède à la crise ?

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"Prévention des entreprises en difficulté, un remède à la crise ?" est le thème de l'événement vidéo "Connect live" organisé par La Tribune ce mardi 5 mai en partenariat avec le Conseil régional de l'Ordre des Experts-Comptables Rhône-Alpes et la Compagnie des commissaires aux comptes de Lyon. Odile Dubreuil pour les experts-comptables et Sylvain Boccon-Gibod pour les commissaires aux comptes dialogueront avec Thierry Gardon, le président du Tribunal de Commerce de Lyon. Ils répondront aux questions des internautes.

Sur les 15 premiers jours d'avril 2020, seules 679 ouvertures de procédures de sauvegarde, redressement et liquidations judiciaires ont été enregistrées en France selon le cabinet Altares alors que l'on en comptait 2 738 en avril 2019. Mais ces chiffres en trompe l'œil cachent une certaine réalité : si la déferlante n'est pas encore au rendez-vous, le pic peut arriver dans les prochaines semaines.

Mais les difficultés ne sont pas une fatalité : des solutions existent. Il est toujours possible d'adoucir ce pic, voire de sauver les entreprises en difficulté. Comment ? Par la prévention, la réflexion, l'écoute, le dialogue et l'échange avec les spécialistes du chiffres - experts-comptables, commissaires aux comptes - mais aussi avocats, administrateurs judiciaires, juges au Tribunal de Commerce, etc.

Comment rester positif malgré la crise économique qui se profile ? Comment anticiper les difficultés et "sauver" l'entreprise ? Comment utiliser à bon escient la procédure de conciliation, qui permet de mettre son entreprise sous la protection du Tribunal de Commerce ? Quelles sont les bonnes questions à se poser ?

Trois experts de l'accompagnement des entreprises se sont seront réunis en vidéo ce mardi 5 mai de 11h00 à 12h00 :

- Odile Dubreuil, présidente du Conseil régional de l'Ordre des Experts-Comptables Rhône-Alpes,

- Sylvain Boccon-Gibod, président de la Compagnie des commissaires aux comptes de Lyon,

- Thierry Gardon, président du Tribunal de Commerce de Lyon.

Ils ont répondu en direct aux questions des internautes. Retrouvez l'intégralité de leur intervention ici

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Commentaires
a écrit le 05/05/2020 à 11:19 :
Pourrait-on avoir une fourchette concernant le coût d'une procédure amiable (honoraire d'un conciliateur par exemple?)? Est-ce lié à la taille de l'entreprise ?
Merci
a écrit le 05/05/2020 à 11:17 :
N'y a t'il pas un risque de rachat "à la casse" de nombreuses PME fragilisées par des groupes plus solides? Car si elles sont en RJ, elles sont de facto "à vendre"?
Pourrait-on imaginer protéger ces entreprises sur des rachats hostiles ?
a écrit le 05/05/2020 à 11:16 :
N'y a t'il pas un risque de rachat "à la casse" de nombreuses PME fragilisées par des groupes plus solides? Car si elles sont en RJ, elles sont de facto "à vendre"?
Pourrait-on imaginer protéger ces entreprises sur des rachats hostiles ?
a écrit le 05/05/2020 à 11:16 :
Bonjour,

Mon CAC m’a établi une attestation pour le montage du dossier de PGE. Demain si la situation ne s’améliore pas pourrait-il m’accompagner auprès du TC ?

merci
Réponse de le 05/05/2020 à 17:41 :
Bonjour,
Notre expert vous répond : "En effet, dans le cadre de sa mission d'alerte, le CAC peut-etre amené à communiquer avec le chef d’entreprise et le président du tribunal de commerce".
a écrit le 05/05/2020 à 11:16 :
il a été mentionné que le PGE peut être mis en place pour des entreprises en difficulté : qu'est-ce que cela signifie ?
D'autre part pour une start-up en cours de levée de fonds (et donc avec des fonds propres négatifs) peut on bénéficier du French Tech Bridge BPI ?
a écrit le 05/05/2020 à 11:16 :
Bonjour,

Merci pour ce live, ma question concerne le cash. Pour une société qui pour le moment n'a pas de problématique de trésorerie, y a t'il un intérêt stratégique à demander un PGE ? ne risque t'on pas d'être dans une situation "toxique" ?

merci
clementvs
Réponse de le 06/05/2020 à 14:46 :
Bonjour,
Notre expert vous répond :
"Il n'y a pas d’intérêt stratégique à demander un PGE : celui-ci ne peut servir qu’à obtenir du cash et non pas à placer de l'argent ou investir. C'est d'ailleurs interdit.
Par ailleurs, il n'y a pas d'urgence à se précipiter si l'entreprise n'a actuellement pas de besoin : le PGE est ouvert jusqu'au 31 décembre 2020".
a écrit le 05/05/2020 à 11:14 :
Est ce que les nouvelles règle de la nomination de CAC peut avoir une influence sur la qualité de gestion de la petite entreprise?
Réponse de le 05/05/2020 à 17:42 :
Bonjour,
Notre expert vous répond : "Le CAC n’a pas le droit d’intervenir dans la gestion de l’entreprise. En revanche, pour répondre aux besoins attendus de la certification des comptes, le chef d’entreprise va mécaniquement devoir appliquer des règles de gestion « vertueuses ». La nouvelle mission dite « ALPE » prévoit l’émission par le CAC d’un « rapport sur les risques », qui lui permettra d’alerter formellement le chef d’entreprise sur les points d’amélioration qui a relevés dans le cade de sa mission"

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