InnoWards 2018 : persévérer pour mieux innover

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Les lauréats de la troisième édition des InnoWards (de gauche à droite) : Grégoire Bisson (BDO), Marie-Pia Bureau, prix InnoCulture (Corpo Links Cluster), Arthur Escoffier et Cyril Jiguet, prix InnoJump (Weden), Jean-Philippe Lefrançois, prix InnoIndustrie (Alpina Savoie), Pascal Metzer, prix InnoManagement (SET Corporation), Jacques Longuet (EDF en Rhône-Alpes), Mickaël Marin, prix Coup de cœur du jury (Citia).
Les lauréats de la troisième édition des InnoWards (de gauche à droite) : Grégoire Bisson (BDO), Marie-Pia Bureau, prix InnoCulture (Corpo Links Cluster), Arthur Escoffier et Cyril Jiguet, prix InnoJump (Weden), Jean-Philippe Lefrançois, prix InnoIndustrie (Alpina Savoie), Pascal Metzer, prix InnoManagement (SET Corporation), Jacques Longuet (EDF en Rhône-Alpes), Mickaël Marin, prix Coup de cœur du jury (Citia). (Crédits : Céline Vautey/ADE)
Organisée par Acteurs de l'économie-La Tribune, la troisième édition des InnoWards, qui met en lumière des parcours innovants sur le territoire Savoie Mont Blanc, s'est tenue devant près de 200 invités à l'Impérial Palace d'Annecy en partenariat avec BDO, Bpifrance, EDF et France 3. Cinq prix ont été remis pour récompenser les porteurs de projets innovants.

Inventeur multi-cartes, passionné de sports extrêmes, Stéphane Rousson, le grand témoin de la troisième édition des InnoWards, a également le sens de la formule :

"L'innovation, c'est le passage du stade de l'invention à celui de la commercialisation d'un produit."

Alors, quand il s'agit de récompenser les parcours innovants sur le territoire Savoie Mont Blanc, ce rêveur fou, qui entend traverser bientôt la Méditerranée à bord d'une sorte de vélo dirigeable, sait garder les pieds sur terre :

"Pour innover, il faut persévérer, être patient, s'amuser, se remettre en question et... aussi savoir arrêter un projet qui n'est pas réalisable."

Cette persévérance, tous les lauréats des InnoWards peuvent en témoigner. A commencer par la société SET Corporation (prix InnoManagement). Spécialisée dans l'assemblage de composants électroniques, l'entreprise basée à Saint-Jeoire a bien failli disparaître en 2012. Mais c'était sans compter sur l'ensemble des salariés qui se sont mobilisés pour faire survivre l'entreprise.

"Nous nous sommes regroupés pour reprendre l'entreprise en Scop. Nous sommes donc tous sortis du statut de salariés pour devenir actionnaires-salariés, ce qui implique tout le monde dans la stratégie de l'entreprise, dans la définition des objectifs... L'esprit d'équipe a été primordial au cours de cette reprise", explique le dirigeant Pascal Metzger.

Savoir-faire des choix

Évoluer pour exister, faire des choix : autant d'expressions qui collent aussi au fabricant de pâtes Alpina Savoie (prix InnoIndustrie). Entreprise du patrimoine vivant née en 1844, le groupe, installé à Chambéry, est à l'affût des innovations pour se différencier de ses concurrents.

Son seul moyen de résister face aux géants du secteur, à l'image de l'une de ses dernières trouvailles : des pâtes destinées à la restauration collective qui se réhydratent à froid. Ne nécessitant pas de double cuisson, elles permettent un gain de temps aux cuisiniers.

"C'est cette agilité qui fait que l'on existe encore aujourd'hui", déclare le directeur général Jean-Philippe Lefrançois.

Encore dans le processus de maturation de son projet, les acteurs de Corpo Links Cluster (prix InnoCulture), avouent sans fard ne pas encore savoir ce qu'ils vont inventer. Ce cluster franco-italien a l'ambition d'interroger la notion de culture sur le territoire de montagne, généralement associé au tourisme et aux loisirs. Il s'est donné trois ans pour innover en matière culturelle.

"Nous avons notamment l'ambition de créer un festival transfrontalier sous la forme d'une itinérance artistique", dévoile Marie-Pia Bureau, la directrice de l'espace André-Malraux de Chambéry qui est un des acteurs du projet.

« Aller voir ce qui se fait ailleurs »

Le coup de coeur du Jury de cette édition 2018, décernée à la structure organisatrice du festival international du film d'animation d'Annecy Citia, vient également récompenser une remise en question : celle d'un établissement public de coopération culturelle qui porte un événement à la notoriété mondiale dans la profession, mais qui cherche continuellement à se renouveler pour s'ouvrir toujours plus sur le territoire.

"Être un événement leader ne suffit pas. Il faut sans cesse se questionner et se régénérer, aller voir ce qui se fait ailleurs", détaille Mickaël Marin, le directeur général de Citia qui projette notamment de créer un festival au Japon.

Des rêves d'expansion et de conquêtes de l'international que ne cachent pas, non plus, la start-up industrielle Weden (prix InnoJump) remis à l'issu d'un vote du public. Cette jeune entreprise a mis au point une sorte de bois très flexible, appelé le Weden, qui peut remplacer le plastique dans de nombreux produits (masque de ski, mobilier, packaging...).

"Nous avons déjà identifié une demi-douzaine de marchés potentiels, mais on ne voit pas les limites à l'utilisation du Weden. L'idée est maintenant d'aller explorer différents secteurs", expliquent les co-fondateurs, impatients de savoir jusqu'où cette innovation va les mener.

Retrouvez les échanges de la soirée sur Twitter via #Innowards

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