Théoriz, Lumières sur la ville

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©Laurent Cerino/Acteurs de l'économie
©Laurent Cerino/Acteurs de l'économie (Crédits : Reuters)
Lauréats du prix du projet entrepreneurial, Jonathan Richer et David-Alexandre Chanel se sont fait remarquer dès 2011 grâce à leur installation artistique pour la fête des Lumières de Lyon. Ils ont franchi le cap de la création d'entreprise l'an dernier et revendiquent déjà de très belles références lyonnaises et dubaïotes.

La valeur n'attend pas le nombre des années. Jonathan Richer et David-Alexandre Chanel, 26 ans chacun au compteur, confirment à nouveau l'adage populaire. Ces deux jeunes entrepreneurs lyonnais ont fondé, fin janvier, la start-up Théoriz installée au cœur du pôle Pixel de Villeurbanne.

Un jeu vidéo géant pour la fête des Lumières

Jonathan et David-Alexandre se sont rencontrés lors de leurs études à CPE Lyon où ils se sont formés à l'électronique, l'informatique et au traitement de signal. Animés par la même passion pour les nouveaux médias et les arts numériques, ils créent en 2010 l'association Théoriz crew, spécialisée dans la réalisation d'installations interactives, de dispositifs de spectacle et de systèmes de projections vidéos à grande échelle. C'est à travers elle qu'ils vont rencontrer leur premier succès : Pacmanize me. Un jeu vidéo géant mis en œuvre dans le cadre de la fête des Lumières 2011. Le succès est immédiat. « Nombre de gens nous en parlent encore », s'étonne David-Alexandre Chanel. Par la suite, l'association participera à d'autres éditions de la fête des Lumières, à Lyon et à Jérusalem.

Le cap de l'entrepreneuriat est franchi à l'été 2013, alors que les deux ingénieurs terminent leurs cursus respectifs. « A la fin de nos études, nous avons eu une fenêtre pour agir, se souvient David-Alexandre Chanel. Nous avons donc monté le studio Théoriz et la société a été immatriculée en début d'année. »

Accompagnée par le pôle de compétitivité Imaginove, Théoriz applique les nouvelles technologies dans le domaine des arts numériques (systèmes interactifs, robotique...) et développe ses propres technologies à travers son pôle R&D où travaillent actuellement deux de ses trois stagiaires. Ceux-ci planchent notamment sur le concept de réalité augmentée. Les dirigeants de Théoriz font actuellement leurs premiers tours de table pour financer leur activité de recherche et développement.

Evangéliser le marché

 « Je pense que notre projet séduit parce qu'il touche à des réalisations artistiques, belles, étonnantes voire impressionnantes. Cela rend les gens sensibles à ce que l'on fait.  Il plaît aussi parce qu'il s'appuie sur un savoir-faire original. C'est un nouveau métier. Enfin, c'est un projet qui a été monté autour d'une passion commune. Le plus compliqué pour un métier nouveau comme le nôtre, c'est qu'il faut évangéliser le marché, créer l'offre, faire sa propre place. » estime David-Alexandre Chanel.

En décembre dernier, Théoriz a participé à sa troisième fête des Lumières en réalisant le spectacle intitulé « La fresque des Lyonnais » qui a reçu le prix des partenaires. En début d'année, elle a installé un dispositif de vidéo immersive de 55 mètres de long à la première fête des Lumières de Dubaï. Et dans quelques semaines, elle participera à un spectacle à Jérusalem.

Théoriz devrait boucler son premier exercice (sur 7 mois) à 110 000 euros de chiffre d'affaires. Un montant qui doit tripler l'année suivante. La start-up envisage de faire travailler six collaborateurs à l'horizon de trois ans.

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