Solidarité : Les Nuits de Fourvière expérimentent un programme à destination des collégiens

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(Crédits : GUILLAUME PERRET)
Les Nuits de Fourvière ont réussi à se hisser parmi les incontournables dans la tournée des festivals de début d'été. Un succès qui n'empêche pas le festival de travailler sa fibre sociale.

Avec sa programmation éclectique (danse, théâtre, musique, cirque) et populaire, les Nuits de Fourvière, qui entrent cette année dans leur 73e édition, continuent à séduire un public nombreux.

Deux mois durant, près de 150 000 spectateurs en moyenne se pressent pour assister à 50 spectacles (130 représentations) dans un cadre unique : le grand théâtre antique et sa seconde scène, plus intimiste, l'Odéon. Mais depuis quelques années, le festival "s'exporte" sur d'autres scènes de la métropole, comme au parc de Parilly ou celui de Lacroix-Laval.

"Il s'agit à la fois d'aller au plus près des spectateurs mais aussi de s'ouvrir à d'autres formes de spectacles, que l'on ne pourrait pas accueillir sur le site de Fourvière", rappelle Dominique Delorme, le directeur des Nuits de Fourvière et de l'Epic porteur de l'événement (13 millions d'euros de budget, 90 ETP à l'année, prestataires compris).

S'il agit au niveau de l'emploi - l'équipe grimpe à 450 sans faire appel aux bénévoles durant cette période -, le festival bénéficie également à l'activité économique locale (5,7 millions d'euros versés aux entreprises, 50% des dépenses en direction des entreprises régionales).

Actions sociales

Assimilé à un service public de la culture, le festival multiplie les actions en faveur des populations éloignées de la culture ou des familles. Outre une politique tarifaire modulée, le festival a imaginé pour cette édition 2019 un pack "tribu" avantageux pour les familles avec deux enfants.

"Nous n'avons encore le bilan précis de cette opération, mais cela marche plutot bien", estime le directeur.

Les Nuits de Fourvière distribue près de 2 000 places gratuites via Culture pour tous, une association de 250 structures, qui a pour but de lutter contre l'exclusion via la culture.

Pour aller dans ce sens, le festival a expérimenté cette année une académie du spectacle vivant en accueillant 15 collégiens de Saint-Fons. Pendant une semaine, ces jeunes ont pu appréhender toutes les facettes de la culture - nuits comprises - via des ateliers de pratiques artistiques (cirque, danse, théâtre, lecture) mais aussi via des ateliers pratiques dans les différents services du festival (scènes, techniques, accueil des professionnels, etc).

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