La Commission européenne perquisitionne aux sièges de Casino et Intermarché

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(Crédits : Laurent Cerino/ADE)
Les pratiques de l'ancienne centrale d'achat commune à Casino et Intermarché intéressent toujours les autorités européennes de la concurrence, qui ont procédé à des perquisitions aux sièges des deux groupes.

Des membres des services de la Commission européennes et officiers de la police judiciaire ont procédé à des visites-saisies aux sièges parisiens et stéphanois de Casino ainsi qu'à celui du groupement des Mousquetaires dans l'Essonne, révèle Le Figaro. Cette visite a été confirmée par Casino à Reuters, tandis qu'Intermarché n'était pas joignable dans l'immédiat.

La Commission européenne indique pour sa part, dans un communiqué, avoir effectué des "inspections inopinées" dans les locaux des deux entreprises du secteur de la distribution alimentaire en France, sans citer de nom, le lundi 20 mai.

"Ces inspections ne signifient pas que les entreprises se sont rendues coupables de comportements anticoncurrentiels, pas plus qu'elles ne préjugent de l'issue de l'enquête," nuance la Commission européenne, dont les fonctionnaires étaient accompagnés d'agents de l'autorité française de la concurrence.

Des pratiques anti-concurentielles ?

Dans le viseur de Bruxelles, la centrale d'achat commune Incaa, créée en 2014 par Casino et Intermarché et dissoute durant l'été 2018. Selon Le Figaro, Bruxelles s'intéresse "aux pratiques des acheteurs de la centrale commune aux deux distributeurs lors des négociations tarifaires avec les représentants des géants industriels de l'agroalimentaire et de la grande consommation pour les années 2016 et 2017".

"Ces inspections font suite aux craintes de la Commission concernant deux entreprises de vente au détail qui pourraient avoir enfreint les règles de l'UE en matière d'ententes et d'abus de position dominante qui interdisent les ententes et les pratiques commerciales restrictives" indique la Commission européenne.

Les Echos et Le Figaro soulignent que, déjà en 2017, les pratiques d'Incaa avaient fait l'objet d'une enquête de la Commission de la concurrence, sans que cela n'aboutisse à des sanctions.

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