Lyon : les trottinettes électriques en libre-service bannies des trottoirs

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(Crédits : DR)
Après la mise en place d'une charte de bonne conduite fin mars, la Ville de Lyon va encadrer l'usage des trottinettes électriques en libre-service en appliquant une amende aux utilisateurs qui rouleront sur les trottoirs. Dans quelques jours, une redevance sera également votée, en attendant la promulgation de la future loi sur les mobilités.

Rouler sur les trottoirs et berges de Saône en trottinette électrique est désormais proscrit. Gérard Collomb, maire de Lyon, a publié ce mercredi 8 mai un décret en ce sens, afin de "protéger les piétons".

Le stationnement reste autorisé sur les trottoirs "uniquement s'il ne constitue pas une gêne aux piétons, aux personnes à mobilité réduite, ainsi qu'à l'activité des commerces ou des marchands forains".

Les utilisateurs encourent une amende de 38 euros s'ils ne se conforment pas à cette nouvelle réglementation.

Des obligations pour les opérateurs

Cette mesure vient renforcer la mise en place, il y a quelques semaines, d'une charte de bonne conduite à destination des opérateurs de trottinettes électriques en libre-service.

L'objectif : encadrer l'utilisation de ce nouveau mode de déplacement alors que déjà six opérateurs proposent ce service de location.

Ce règlement reste "un document incitatif, qui n'est donc pas opposable et relève d'engagements de gré à gré," précise la Ville. Ces dispositions seront revues lorsque la Loi d'Orientation des Mobilités (LOM), actuellement examinée au Parlement, sera promulguée. Elle doit apporter un statut précis et une réglementation adaptée à l'usage des trottinettes électriques.

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Vers une taxation comme à Paris et Bordeaux

Le Conseil municipal doit également voter, lors de sa prochaine séance, le 20 mai 2019, de la mise en oeuvre d'une redevance à destination des opérateurs, au titre de l'occupation de l'espace public.

"Ces recettes pourraient permettre de tracer des espaces de stationnement dédiés aux trottinettes et vélos en libre-service, voire aux équipements des particuliers. À charge aux opérateurs de paramétrer leurs engins pour que les frais de location ne s'arrêtent pas s'ils ne sont pas déposés dans une zone dédiée," indique la ville de Lyon.

A Paris, les exploitants devront prochainement s'acquitter de 50 euros par an et par appareil pour un parc de moins de 500 trottinettes, de 60 à 78 euros pour les scooters en libre-service et de 20 à 26 euros pour les vélos. A Bordeaux, les montants devraient être de 10 euros par vélo et par trottinette, 100 euros par scooter.

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