Eric Favre (Laboratoires 3 Chênes) mis en examen et écroué pour trafic d'anabolisants

 |   |  298  mots
(Crédits : DR)
Le patron des Laboratoires 3 Chênes, Eric Favre, a été mis en examen et placé en détention provisoire dans le cadre d'une enquête portant sur un trafic d'anabolisants dans le monde du culturisme.

Le plus atypique des patrons lyonnais dans la tourmente. Eric Favre, le bodybuldé patron-fondateur du spécialiste des compléments alimentaires Les 3 Chênes (34 millions d'euros de chiffre d'affaires, 165 salariés), a été arrêté mardi à son domicile dans le cadre d'une vaste enquête portant sur un trafic d'anabolisants destinés aux culturistes selon Le Progrès qui a révélé l'affaire.

Mis en examen, le dirigeant est, depuis, placé en détention provisoire à la prison de Corbas.

"Eric Favre a été mis en examen jeudi soir, ainsi que Hubert Jaricot, le Président directeur général. Parmi les autres mis en examen - huit au total -, figurent les deux fils d'Eric Favre, des salariés de l'entreprise et des clients", rapporte le quotidien régional.

Le festival Sport et Santé de Nice annulé

Organisateur et sponsor du premier festival Sport et Santé de Nice qui devait se tenir ce week-end et qui a été annulé dans l'urgence, Eric Favre est désormais au cœur d'une information judiciaire portant sur le trafic de substances dopantes, travail dissimulé en bande organisée, abus de biens sociaux, blanchiment en bande organisée, fraude fiscale aggravée et association de malfaiteurs. Les suspects encourent 10 ans d'emprisonnement.

L'affaire intervient alors qu'Eric Favre avait l'ambition d'obtenir l'agrément pour que le groupe 3 Chênes, basé dans le petit village de Villechenève (Rhône), deviennent un laboratoire pharmaceutique.

"Lorsque j'ai créé Les 3 Chênes en 1993, je rêvais d'arriver à faire 100 millions de francs par an. Maintenant que j'ai 54 ans, je rêve d'atteindre 100 millions d'euros de chiffre d'affaires avant mes 60 ans. J'ai encore plus faim qu'à mes débuts, car je me développe avec sérénité et force", indiquait Eric Favre à La Tribune en juillet dernier.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :