Mobilité : 500 scooters en libre-service débarquent à Lyon

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(Crédits : Indigo weel)
Un an après l'introduction de ses vélos en libre-service, Indigo weel lance son offre d'e-scooter électrique à Lyon, seconde ville française à bénéficier de ce service après Toulouse.

Déjà expérimenté à Toulouse, le e-scooter électrique pourrait bien être la prochaine tendance à Lyon. Cohabitant avec les trottinettes et vélos, il permet de parcourir un peu plus de kilomètres que ses homologues de la mobilité urbaine, et d'atteindre des zones plus difficile d'accès, comme la Croix-Rousse ou le 5e arrondissement de Lyon. C'est en tout cas le pari d'Indigo weel (filiale du géant du stationnement et de la mobilité Indigo) pour la ville de Lyon.

"Aujourd'hui, il y a déjà beaucoup d'acteurs à Paris avec sept prestataires de trottinettes, trois de scooters... Nous souhaitons plutôt aller sur des marchés vierges, où il y a besoin d'une gamme de mobilité plus large. C'est le cas de Lyon," explique Jean Gadrat, directeur général d'Indigo weel.

Au cours des deux prochaines semaines, une centaine de ces scooters en libre-service - équivalent de 50 cc et limité à 45 km/h - seront déployés. D'ici au mois d'avril, la flotte pourrait grimper à 500 engins électriques. Tous les soirs, entre minuit et 5h du matin, les équipes mobiles viendront changer les batteries, dont l'autonomie monte jusqu'à 100 km.

Pas une première à Lyon

Grâce à la première expérimentation à Toulouse, l'entreprise connaît une partie des usages de ses clients : 30% de son activité journalière est réalisée aux alentours de 18h, chaque scooter est utilisé une fois par jour en semaine, et plusieurs fois en week-end.

A Lyon, la mise en place de ce nouveau service pourrait concerner au moins 5 000 utilisateurs.

"Il n'y a pas de conversion définitive d'un cycliste à un motocycliste. Les usagers utilisent les deux services en fonction de leur besoin. Ce que l'on constate, c'est qu'un vélo représente une dizaine, voire une quinzaine d'utilisateurs réguliers. Sur le scooter, je pense que l'on sera au-dessus des 10 utilisateurs par engin," avance Jean Gadrat.

Le gestionnaire de parking lyonnais LPA avait déjà tenté de proposer cette offre dans l'agglomération. Elle avait rapidement été abandonnée, faute de succès.

Lire aussi : LPA suspend son offre de location de scooters électriques

Pour Jean Gadrat, le service mis en place par Indigo weel bénéficiera d'un meilleur accueil.

"Ces scooters en sous-sol avaient une problématique de visibilité. Personne ne pensait qu'il y avait un scooter à louer dans le parking. Là, nous sommes à l'extérieur : on s'affiche, on fait de la communication en ce sens. Ce n'était pas l'offre scooter en elle-même qui posait problème," analyse-t-il.

Une tarification évolutive

Disponible sur la même application que celle des vélos, le service est facturé 3 euros pour 20 minutes d'utilisation, puis 1 euro toutes les 10 minutes. Ces tarifs seront amenés à évoluer en fonction des usages.

"On ira sûrement sur une tarification à la minute, comme les trottinettes. Cela se fera lorsque l'on aura découvert la mobilité sur Lyon et la façon dont les scooters sont utilisés ici."

S'il n'a pas indiqué le coût de l'investissement pour Indigo weel, le directeur général annonce qu'un scooter coûte environ trois à quatre fois plus cher qu'un vélo.

"La moitié du prix est dans la batterie. L'investissement sera amorti sur trois à quatre ans", dévoile-t-il.

Un redéploiement pour les vélos

Alors que 2 000 vélos avaient été mis en route à Lyon il y a un an, ils sont, pour partie, actuellement indisponibles. Il ne s'agit pas d'un arrêt du service, mais d'un "relooking" de la flotte. Principal changement : le cadenas et la photo obligatoire du vélo attaché. Une mesure qui contraindra les utilisateurs à stationner le deux-roues au mobilier urbain prévu à cet effet. Une façon pour l'opérateur de limiter les vols et de contrer les attaques régulières sur l'occupation intempestive de la voie publique par sa flotte urbaine.

Les vélos d'Indigo seront progressivement remis en service, pour atteindre jusqu'à 2500 pièces à Lyon.

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Commentaires
a écrit le 21/02/2019 à 13:42 :
C'est de la folie.
Les trottinettes et les vélos en libre service circulent déjà n'importe comment sur les trottoirs. Les gens les jettent n'importent où (y compris dans les fleuves). Et on vient rajouter des scooters. Quelqu'un pense-t-il à la sécurité des piétons, aux vieux, aux enfants, aux personnes handicapées qui ne peuvent pas être toujours alertent face à ces engins?
ça devient la jungle.

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