Auvergne-Rhône-Alpes : la crise sociale entame la confiance des entreprises

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(Crédits : gumigasuki / Pixabay)
Une enquête, réalisée par la CCI Auvergne-Rhône-Alpes auprès des entreprises locales, révèle leur manque de visibilité sur ce premier semestre. Une des conséquences de la crise sociale des Gilets Jaunes.

Les entreprises d'Auvergne-Rhône-Alpes restent prudentes vis-à-vis de la conjoncture sociale et économique actuelle. C'est ce que révèle l'étude semestrielle de la CCI Auvergne-Rhône-Alpes, auprès d'un panel de TPE-PME de l'industrie, du BTP, du commerce et des services.

Crise de confiance

Le mouvement social des Gilets jaunes se ressent fortement dans les chiffres : 30% des TPE-PME interrogées estiment avoir perdu du chiffre d'affaires en décembre à cause du mouvement. La crise impacte également la perception de la situation économique générale par les entreprises.

Dans les questions ouvertes de l'enquête, la situation sociale en France arrive en troisième position des préoccupations des entrepreneurs. Si 41% des entreprises se disent confiantes sur la situation économique générale actuelle, 45% se révèlent "plutôt pas confiantes" et 8% "pas du tout confiantes" - une perception en baisse de 30 points comparée à la situation de juillet 2018 et encore plus faible qu'au début de l'année 2017.

"Les entreprises confiantes redeviennent minoritaires avec une baisse de 30 points par rapport à juillet dernier", constate la direction Etudes et Information Economique de la CCI de région.

Des perspectives incertaines

Alors que le bilan pour l'année 2018 était plutôt positif, comme l'indiquait récemment la Banque de France, les perspectives économiques pour le premier semestre, elles, restent peu appréciables pour une partie des interrogés : 19% des TPE-PME ne se prononcent pas sur la tendance de leur chiffre d'affaires. Un taux qui grimpe à 23% dans l'industrie.

"C'est un niveau significatif. En général, c'est le signe d'un manque de visibilité," relève l'enquête.

Les projections semblent également s'assombrir du côté du commerce de détail et services aux particuliers. La part des entreprises qui estiment que leur chiffre d'affaires va diminuer au 1er semestre est supérieure à celles qui envisagent une hausse - 18% d'entre elles ne se prononcent pas.

Malgré l'ensemble de ces incertitudes, 29% des TPE-PME envisagent une augmentation de leurs effectifs (hors intérim) durant ce premier semestre et 25% des interrogés annoncent un niveau d'investissement en hausse. Si le climat des affaires est fragilisé, la morosité ne semble pas encore avoir gagné toutes les entreprises.

D'autant plus que tout n'est pas négatif concernant l'année 2018. Près de la moitié des TPE-PME ont réalisé un chiffre d'affaires en hausse (48%).

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