LVL Medical-Air Liquide : une cession dans le collimateur de l'AMF

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Le groupe de prestation à domicile LVL Medical a été partiellement vendu en juin 2012 à Air Liquide
Le groupe de prestation à domicile LVL Medical a été partiellement vendu en juin 2012 à Air Liquide (Crédits : DR)
La commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a révélé plusieurs réseaux d’initiés lors de la cession d’une part majoritaire du capital de LVL Medical à Air Liquide. Elle réclame, au total, plus d’un million d’euros de sanctions.

Treize personnes ont été auditionnées ce vendredi par la Commission des sanctions de l'AMF selon les informations du journal Les Échos.

Elle leur reproche d'avoir commis plusieurs délits d'initiés à l'occasion de la vente partielle du groupe de prestation de soins à domicile LVL Medical à Air Liquide en juin 2012 (montant de la cession : 316 millions d'euros).

Toujours selon Les Échos, les enquêteurs de l'AMF ont mis à jour 5 réseaux d'initiés différents : le "réseau Air Liquide", composé de 3 cadres dirigeants et un administrateur de Dinno santé, filiale d'Air Liquide, qui ont acheté des actions LVL Medical juste avant l'annonce des négociations exclusives ; le réseau "Monaco", constitué de trois personnes qui séjournaient à Monaco. Elles auraient pu obtenir ces informations - cela n'a pas pu être prouvé par la commission  "par une amie de la famille Lavorel", indique le journal économique et le réseau Linde, autre potentiel acquéreur de LVL Medical, dont un ami d'enfance d'un cadre dirigeant a été mis en cause.

Un quatrième réseau, identifié comme celui de "LVL Medical", serait formé d'un retraité et de son fils qui ont acheté des titres. Sa fille, et soeur, était une amie d'un fils de la famille Lavorel.

Enfin, un quatrième groupe d'initiés est composé de personnes travaillant "dans les fruits et légumes. Leur achat de titres intervient après avoir surpris une conversation sur le quai de la gare d'Arras faisant état du rapprochement entre les deux groupes".

La Commission des sanctions doit rendre sa décision d'ici à quelques semaines. Elle réclame une sanction à hauteur de 1,261 millions d'euros, dont 700 000 euros dévolu au "réseau Monaco" .

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