Lyon : un marché immobilier toujours très tendu

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(Crédits : Laurent Cerino / ADE)
Pour la FNAIM, la forte demande conjuguée à la baisse des mises en chantier de logements neufs contribuent à tendre un marché déjà sur le fil.

Alors que les promoteurs immobiliers tiraient la sonnette d'alarme la semaine dernière face à la baisse des stocks de logements neufs, les agents immobiliers leur emboîtent le pas.

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"Le marché de l'existant est déjà tendu et les clients ne trouvant pas dans le neuf vont venir dans l'ancien, nous aurons donc peut-être du mal à loger tout le monde ", analyse Alexandre Schmidt, président de la FNAIM du Rhône.

Le constat est en effet sans appel. Sur un an, à fin juin, les transactions enregistrées dans le Rhône ont encore battu un record : 25 700 ventes ont ainsi été signées, en hausse de 4,5% sur un an.

"L'an dernier, la hausse des ventes a atteint 10%, nous semblons arriver sur une stagnation", estime Alexandre Schmidt.

Pour lui, le seul moyen de voir le marché revenir à moins de tension serait de lancer des constructions. "Mais le PLU H ne va pas vers cela", fustige-t-il, estimant que ce nouveau document d'urbanisme a plus été rédigé pour faire plaisir aux élus désireux de ne pas densifier l'habitat sur leurs terres que pour répondre aux besoins.

Les prix continuent de grimper

Si elle se confirme, la quasi-stabilité du nombre de transactions aura-t-elle un impact sur les prix ? Pour l'heure, rien ne va dans ce sens et de juin 2017 à juin 2018, les prix ont poursuivi leur hausse.

Pour les appartements, le prix moyen du mètre carré s'établit désormais à 3 083 euros dans le Rhône et à 3 827 euros à Lyon (+ 5,6%).

"Tout ne se vend pas à n'importe quel prix, car les acquéreurs sont très réfléchis dans leur achat, mais les biens au juste prix partent en quelques semaines", tempère le président de la FNAIM.

Pour déjouer ces hausses de prix, les acquéreurs ont donc tendance à acheter plus petit, car la baisse des taux ne permet pas de compenser les tarifs qui semblent définitivement orientés vers le haut. Pour les maisons, les prix restent contenus sur une progression de 1,7%

Les loyers augmentent aussi

Après une période de stagnation, les loyers ont suivi la tendance des prix de vente. Dans Lyon, les prix dépassent désormais 13 euros du mètre en moyenne et même 18 euros pour les studios. Dans l'agglomération, le mètre carré se loue en moyenne à 10,8 euros. Et comme pour les transactions, la situation se tend, car les stocks se raréfient.

Le délai moyen de location est maintenant de 43 jours sur la commune de Lyon, autant dire quelques jours si l'on prend en compte le préavis de 30 jours.

"Une annonce d'un deux-pièces reste une demi-journée", commente Vincent Targe, administrateur de la FNAIM du Rhône.

Reste un point de satisfaction pour qui souhaite acheter un appartement entre Saône et Rhône, la comparaison avec le reste du pays.

"Le marché Lyonnais reste raisonnable si on le compare à celui de Bordeaux ou de Paris", estime Anne de Planchard, vice-présidente de la FNAIM du Rhône.

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