Montagne :  une fréquentation décevante malgré l'abondance de neige

 |   |  350  mots
(Crédits : Office de tourisme de Sancy)
Les chutes de neige abondantes de l'hiver 2017/2018 ont permis aux stations de ski françaises d'effectuer un rattrapage comparé aux 4 précédents hivers sans pour autant tirer complètement parti de la manne blanche.

Les domaines skiables français ont enregistré, sur la saison 2017/2018, une fréquentation de 53,5 millions de journées-skieur, en hausse de 5 % par rapport à l'hiver précédent, mais seulement de 1 % au-dessus de la moyenne des 4 hivers précédents, selon les chiffres communiqués par Domaines skiables de France.

Ce sont surtout les petites (+15 %) et moyennes (+11 %) stations de montagne des massifs vosgien, central, jurassien et de l'Isère-Drôme, qui ont profité de la neige. Ce qui leur a permis de compenser les derniers hivers, particulièrement mauvais.

Absence de soleil

En cause : une météo perturbée, rendant difficiles les conditions d'exploitation, combinée à des niveaux d'ensoleillement faibles sur l'ensemble des massifs pendant les différentes périodes de vacances ou lors des week-ends.

En effet, il ne suffit pas qu'il y ait de la neige pour avoir envie de skier : exception faite des skieurs chevronnés, l'absence de soleil freine les ardeurs des moins téméraires. À cela, s'ajoute un calendrier scolaire décalé, avec des vacances de printemps tardives.

"En dépit de nos efforts pour réduire l'aléa, la dépendance météo de notre activité, reste élevée. Qu'on se le dise, la saison touristique d'hiver, c'est un peu comme le vin : pour obtenir un bon cru, il faut des précipitations, mais également du soleil !", a souligné dans un communiqué Pierre Lestas, président de Domaines skiables de France.

Fréquentation stable depuis 10 ans

Sur les dix dernières années, la fréquentation des stations françaises est stable, comprise entre 50 et 60 millions de journées-skieur - de 51,1 millions en 2016/2017 (la plus basse) à 59,1 millions en 2008/2009 (la plus haute).

Cependant, cette stagnation est compensée par la hausse de rendement tarifaire (+2 % cette année).

"J'invite chacun à prendre la mesure des tendances structurelles sous-jacentes. Elles dessinent les contours des défis qu'il nous faudra relever collectivement si nous voulons franchir la barre des 60 millions de journées-skieur. Je pense en particulier à la performance du parc immobilier de loisir des stations de montagne et au recrutement de nouvelles clientèles", conclut Pierre Lestas.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :