Lyon-Turin : Grenoble retire son financement

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(Crédits : DR)
La municipalité de Grenoble a décidé lors d'un vote au conseil municipal ce lundi de se retirer du financement du projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin.

Le Conseil municipal de Grenoble, dirigé par le maire Eric Piolle (EELV) a décidé lundi soir de voter le retrait de sa participation au financement du projet ferroviaire Lyon-Turin.

Le protocole d'accord signé en 2007 par l'ancien maire Michel Destot PS), farouche partisan du Lyon-Turin et rapporteur pour le gouvernement des pistes de financement innovant pour ce projet pharaonique de 26 milliards d'euros, engageait Grenoble, le département de l'Isère et la communauté d'agglomération, à hauteur de 130 millions d'euros.

"Ce projet d'un autre temps, dont les coûts ne cessent de déraper alors que le
chantier n'en est qu'au commencement, est déjà un gouffre financier qui n'a jamais su
démontrer son utilité", déclare Jérôme Cucarollo, porte-parole d'EELV Rhône-Alpes, emboitant le pas au maire de Grenoble.

La délibération du conseil municipal propose également  "d'exprimer son opposition [...] au projet d'une nouvelle liaison ferroviaire transalpine entre Lyon et Turin, en particulier le percement d'un tunnel international de plus de 50 kilomètres".

Si Matteo Renzi, chef du gouvernement italien, et François Hollande ont signé en mars2016 à Venise un protocole additionnel de 8,4 milliards d'euros, le financement du projet n'est pas encore bouclé, notamment côté français.

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a écrit le 19/04/2016 à 18:41 :
Les utilisateurs de l'autoroute de la Maurienne (et son pendant transalpin) ne peuvent que constater un trafic poids lourds et véhicules de tourisme assez modeste. Que dire aussi du trafic ferroviaire, plus que limité aussi. Qui du reste a besoin fréquent d'aller de Lyon à Turin en deux heures, sachant qu'il faut en perdre au moins autant pour faire domicile-gare puis gare-lieux de rendez vous en grandes banlieues lyonnaises ou turinoises???. Le monde change et celui des échanges aussi; d'Est <-> Ouest, ils sont devenus, en Europe, Nord <-> Sud. Pendant ce temps là, des barreaux essentiels comme la route Grenoble <-> Col du Montgenèvre tombent en ruine et l'axe essentiel Genève Nice via Grenoble reste toujours un cheminement "napoléonien". Pas sérieux, ces décisions d'investissements publi-politiques non fondées sur l'examen de la demande réelle. $érieuse par contre la question: à qui profitent-elles?

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