État d'urgence : deux gardes à vue et deux assignations dans le Rhône

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(Crédits : Reuters)
Cinq personnes, dont deux sont encore en garde à vue, ont été interpellées à Lyon après une série de perquisitions dans la nuit de dimanche à lundi, menée dans le Rhône. Six autres personnes ont été arrêtées également dans la région Grenobloise.

Article mis en ligne le 16/11/15 à 13h35 et actualisé le 17/11/15 à 12h08

Deux personnes sont toujours en garde à vue ce mardi à Lyon et deux autres ont été assignées à résidence après une série de perquisitions dans la nuit de dimanche à lundi, menées dans le cadre de l'état d'urgence décrété après les attentats du 13 novembre à Paris. Initialement cinq personnes avaient été interpellées et placées en garde à vue.

Des armes de guerre, dont un fusil d'assaut et un lance-roquette ont notamment été saisies à Feyzin (Rhône) dans la banlieue de Lyon, où trois personnes ont été interpellées. Les policiers ont aussi découvert plusieurs armes de poing et également des munitions, des gilets pare-balles, des treillis militaires et des brassards de police.

Un "objectif particulier"

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a évoqué à ce propos lundi : un "objectif particulier" dans le Rhône. Toujours dans le département, un autre individu a été arrêté à Saint-Priest et un cinquième à Villeurbanne. En tout, 13 perquisitions ont été conduites dans le département du Rhône avec des opérations également à Belleville sur Saône, à Lyon 8e et Vaulx-en-Velin. Quatre personnes étaient encore en garde à vue lundi soir.

Dans l'Isère, à Grenoble et dans sa banlieue d'autres interventions ont eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi avec six personnes interpellées et des saisies d'armes et d'argent comme l'a précisé le procureur de Grenoble.

Lire aussi : Grenoble : six individus interpellés dans une opération anti-terroriste

D'autres opérations de police ont eu lieu, dans l'Ain et dans la Drôme. Dans le cadre de l'état d'urgence, 168 perquisitions administratives ont été lancées ces dernières 24 h en France avec une vingtaine d'interpellations. Ces opérations anti-terroristes ne sont toutefois pas en lien direct avec l'enquête sur les attentats du 13 novembre précisent les autorités.

De nouvelles perquisitions ont été menées dans la nuit de lundi à mardi dans plusieurs communes du département du Rhône dont Lyon, Brignais et Villefranche.

Selon le préfet de Rhône Michel Delpuech, le nombre de personnes faisant l'objet d'un signalement de radicalisation est d'environ 250 personnes dans le Rhône et un millier dans la grande région.

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