Métropole de Lyon  : les comptes encore vertueux de 2014

 |   |  348  mots
(Crédits : Laurent Cerino/Acteurs de l'économie)
Une maîtrise des dépenses de fonctionnement a préservé l'épargne malgré la baisse des dotations de l'Etat et une contribution accrue au fonds de péréquation. Pour la Métropole de Lyon, l'exercice deviendra plus compliqué dès 2015.

« C'est pas mal », s'est félicité Gérard Collomb à propos des comptes administratifs 2014 du Grand Lyon devenu Métropole de Lyon. Malgré un manque à gagner de 20 millions (baisse des dotations et hausse de la contribution au fonds de péréquation au profit des communes plus pauvres), l'érosion de l'épargne brute a été limitée à 13,5 millions d'euros pour s'établir à 305,5 millions en maîtrisant les dépenses de fonctionnement.

La capacité de désendettement (temps nécessaire pour rembourser la dette avec l'autofinancement) du budget principal reste vertueuse : 3 ans et neuf mois  (3,6 en 2013). A 1,219 milliard d'euros l'encours des emprunts est qualifié de « limité et sain » par Richard Brumm, vice président aux finances. « 98,6 % de la dette est classée en A1 selon la charte Gissler et 1,4 % classé en B1 ».

Le risque des prêts toxiques

La qualité de la dette n'est plus aussi reluisante en 2015 du fait des prêts dits toxiques hérités du département du Rhône, le 1er janvier dernier. Interrogé sur une éventuelle renégociation de ces produits, Gérard Collomb a rappelé : « L'affaire a été portée devant le TGI de Nanterre. Dans le même temps nous avons interrogé l'organisme de défaisante sur les conditions de sortie. Toutefois, les conditions exigées sont telles que la probabilité est grande que nous allions jusqu'au bout de la procédure judiciaire ». L'issue n'est guère espérée avant 2018 car il est certain que la décision de justice en première instance fera l'objet d'un appel dans tous les cas.

Trouver des économies en 2015

A plus court terme, le plan de mandat de la Métropole sera présenté le 6 juillet prochain. Une commission de 10 élus a été récemment mise en place pour réfléchir aux économies à dégager, et sans doute aux recettes nouvelles à trouver, pour tenir le cap face à des dotations de l'Etat qui vont continuer de baisser. Gérard Collomb a redit que 1 milliard d'euros va être perdu par la Métropole et le Grand Lyon sur la durée de la mandature.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :