Erai : le réseau au bord du gouffre

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(Crédits : DR)
Malgré le vote difficile de la subvention d'Erai ce vendredi matin, la Région Rhône-Alpes conditionne le versement des fonds à la démission du président du réseau.

Après l'échec de la fusion entre Erai et Ardi, les débats puis le vote sur la subvention d'Erai ont tourné au vaudeville, ce vendredi dans le cadre de la séance plénière de la Région Rhône-Alpes. Une rallonge de 1,5 million d'euros sur trois mois a finalement été adoptée, ce qui permettra notamment de payer les salaires des employés. Mais le versement effectif de la somme est conditionné à l'avenir du président d'Erai, Daniel Gouffé. Poussé vers la sortie, il refuse de démissionner.

Négociations multiples

Ce vendredi matin, en commission permanente, face à un éventuel blocage, notamment de la part des Verts, du centre et de la droite (UDC), Jean-Louis Gagnaire, vice président de la Région délégué au développement économique, est arrivé avec des garanties.  "Après consultation, et au vu de la complexité du dossier, nous avons obtenu de M. Gouffé son intention de quitter la présidence d'Erai". A la lecture de cet engagement écrit, cette décision aurait permis de "gagner" l'abstention de l'UDC, et ainsi de permettre le vote de la subvention  de 1,5 million d'euros. Quant aux Verts, cet engagement n'a pas été suffisant. Ils ont décidé de voter contre. Ils souhaitent la liquidation de la structure pour "faire toute la lumière".

De son côté, le président d'Erai a annoncé dans un communiqué que sa décision de partir était actée depuis "octobre 2014 lors de la mission en Chine".

Conseil d'administration exceptionnel

Les débats se sont poursuivis lors du Conseil d'administration d'Erai, ce vendredi après-midi. La Région, qui possède six membres, dont quatre ayant droit de vote, a de nouveau fait pression sur Daniel Gouffé. Jean-Louis Gagnaire a notamment conditionné le déblocage effectif de la subvention à la démission du président d'Erai. Le vice-président de la Région confirme à Acteurs de l'économie : "Si on n'a pas cette assurance, on ne va pas faire de zèle pour verser les subventions". Pour sa part, Daniel Gouffé refuse de démissionner. "Ce n'est pas un mot qui appartient à mon vocabulaire", confie l'intéressé.

 Ainsi, un Conseil d'administration exceptionnel est convoqué pour le vendredi 6 février.  Celui-ci devra se prononcer sur le maintien ou la destitution de Daniel Gouffè et élire un éventuel nouveau président.

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