G20 : "L’exemplarité vis-à-vis de la société et du climat doit être davantage valorisée"

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Philippe Rivière, sur la gauche, a fait partie de la délégation des 35 entrepreneurs français à avoir assisté au 12 e sommet du G20 qui se tenait il y a quelques semaines virtuellement, crise sanitaire oblige.
Philippe Rivière, sur la gauche, a fait partie de la délégation des 35 entrepreneurs français à avoir assisté au 12 e sommet du G20 qui se tenait il y a quelques semaines virtuellement, crise sanitaire oblige. (Crédits : DR)
TRIBUNE. Il a fait partie des 300 chefs d’entreprises des quatre coins du globe, réunis virtuellement, à l’occasion du 12e Sommet du G20, qui s'est tenu il y a quelques semaines. Philippe Rivière, fondateur du consortium lyonnais d’entreprises industrielles ACI groupe a participé à la rédaction d'un recueil de huit propositions "pour sauvegarder le patrimoine économique et entrepreneurial français", remis cette semaine au Secrétaire d'État chargé du Numérique, Cédric O.

Le contexte sanitaire et économique inédit auquel nous sommes toutes et tous confrontés frappe de plein fouet les entreprises depuis presque une année. Il aura fallu toute la résilience et la capacité d'innovation des chefs d'entreprise pour surmonter celle-ci. C'est dans cet objectif de sauvegarde du patrimoine économique et entrepreneurial français qu'ont été rédigées les huit recommandations remises le 7 décembre dernier, au Secrétaire d'État chargé du Numérique, Cédric O.

Parmi elles, quatre recommandations étaient directement liées à la crise afin d'apporter des réponses concrètes à court-terme. Parmi celles-ci, faciliter l'expérimentation d'outils digitaux pour le télétravail nous semble une priorité. Car ce qui semble être une évidence ne l'est pas, ni dans les PME/TPE, ni même souvent dans les grands groupes. Nous souhaitons, depuis plusieurs années, le lancement d'un plan dédié aux datas, mais les impératifs business demeurent aujourd'hui l'excuse pour ne pas mettre en place ce projet de transformation, pourtant crucial.

Nous devons également nous appuyer sur des organisations, telles que Business France, pour nous aider à commercialiser les solutions françaises à l'étranger. Business France accompagnerait ainsi les TPE et ETI françaises, agissant comme un accélérateur du business et des partenaires. Enfin, pour accompagner les problèmes de trésorerie, il est nécessaire d'encourager l'investissement des actionnaires dans la consolidation de leur entreprise. Pour cela, les entreprises qui font du report à nouveau en 2020/2021 se verront accorder un crédit d'impôts sur l'impôt sur les sociétés.

Pour une fiscalité plus incitative au changement

D'autre part, s'il y a urgence à agir pour surmonter la crise, nous souhaitons proposer des recommandations de long terme et contribuer ainsi à faire de demain un monde meilleur pour nos entreprises. L'exemplarité et la responsabilité des entreprises vis-à-vis de la société, du climat et de l'environnement doit être davantage valorisée, notamment à travers la mise en place d'une fiscalité plus incitative. Car aujourd'hui, dans le cadre d'appels à projets, la dimension de l'engagement RSE et environnemental reste très minime et ne contraint pas suffisamment à engager cette transformation. Ces paramètres sont aussi importants que la technique, la santé financière ou le positionnement marché.

Autre levier pour l'avenir : la construction d'une Europe compétitive et influente qui protègerait ses actifs, ses compétences et son savoir-faire. Ce qui, pour un entrepreneur, est logique doit l'être également pour les politiques. Le chemin sera long mais à nous, jeunes entrepreneurs de donner la tendance. Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite.

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