Isabelle Delannoy : "L'économie actuelle a rempli sa mission historique" Jean Viard : Les jeunes, "ces athlètes à qui l’on confisque les JO" [UEF2020]

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Dans l'économie régénérative, nous ne renonçons pas aux objets, mais à leur possession, rappelle l'environnementaliste française, Isabelle Delannoy.
Dans l'économie régénérative, "nous ne renonçons pas aux objets, mais à leur possession", rappelle l'environnementaliste française, Isabelle Delannoy. (Crédits : DR)
[Les Grands Entretiens 3/5] Les 12 et 13 octobre prochains, La Tribune organise le Forum Une Epoque Formidable, à Lyon. L'environnementaliste française Isabelle Delannoy, qui a coscénarisé le film Home (2009, réalisé par Yann Arthus-Bertrand) et publié le livre "L’économie symbiotique" (Actes Sud, 2017), pointe les failles du système économique actuel, tout en proposant une alternative où l'économie ne serait plus "extractive", mais "régénératrice".

Vous vous préparez à participer au débat "Si, si, économie et écologie peuvent faire bon ménage", aux côtés de Gaël Giraud, le 13 octobre prochain, à l'occasion du Forum Une Epoque Formidable, organisé par La Tribune. Vous intervenez au titre de théoricienne de l'économie symbiotique. Pouvez-vous expliquer ce concept ?

"La théorie de la symbiotique est l'une des théories de l'économie régénérative. Elle est issue de l'observation de modèles productifs et techniques déjà existants. Nous nous voyons comme une espèce fondamentalement extractive, qui obligée d'extraire et d'impacter la planète pour satisfaire ses besoins. Nous avons développé les éléments d'une autre économie et avec notre production, nous pouvons régénérer les écosystèmes vivants et sociaux. Cela parait incroyable et impossible, mais c'est le cas de toutes les espèces vivantes".

Comment ce concept voit-il la question de la production humaine ?

"La théorie symbiotique montre aussi que l'économie régénérative est une économie d'abondance, pas de la rareté, d'un confort équivalent à la classe moyenne occidentale, tendant vers le zéro extraction. Mais cela, à condition que nous ne possédions plus d'objets, mais que nous en louions l'usage. C'est-à-dire qu'ils retournent aux fabricants....

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