[Ce qui m'inspire 3/5] Claire Hatem, Affi Mobile : "Des valeurs fortes"

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(Crédits : DR)
Cet été, La Tribune questionne des figures entrepreneuriales régionales autour du concept de l'inspiration. Nouvel épisode avec Claire Hatem, pdg d’Affi Mobile, une régie d'affichage sur camions publicitaires, qui invoque tour à tour son père, des opportunités et des classiques de la langue française.

La Tribune : Qu'est-ce qui vous inspire dans votre quotidien d'entrepreneur ?

Claire Hatem : Mon père, qui était agent de maîtrise dans le nucléaire et qui travaillait de nuit, a été une grande source d'inspiration pour moi : il écoutait et respectait tellement ses hommes, que tous voulaient travailler avec lui, même de nuit.

Dans ce métier, j'aime aussi les challenges, car on ne sait jamais de quoi demain sera fait. Il faut toujours essayer d'avoir un train d'avance. Le marché de la publicité est en lui-même un défi car il est confronté aux enjeux du digital. Cela nécessite de nous poser sans cesse des questions, et de travailler notre positionnement et notre offre.

Nous avons également un enjeu à relever avec un parc de camions diesel qui devient vieillissant : il faut que nous trouvions une alternative, même si les premières solutions, qui consistent à employer des plus petits camions électriques, ne collent pour l'instant pas à une partie de notre clientèle en raison de la réduction du format d'annonces que cela suppose.

Qu'est-ce qui vous a donné envie d'être entrepreneur ?

J'ai commencé mon parcours dans le secteur du transport international dans la région lyonnaise, avec un DUG d'anglais et un niveau de secrétaire trilingue de direction. J'y suis restée vingt ans, en devenant affréteuse puis chef de service, avant de m'installer sur Grenoble en 2005 et de commencer en tant que logisticienne chez Affi Mobile. C'est finalement en 2012, lorsque le patron souhaitait passer la main à l'un des quatre salariés, que j'ai décidé de franchir le pas !

Avec le recul, je me suis aperçu que c'était quelque part dans mes gènes et que j'avais déjà eu des opportunités, qui ne s'était finalement pas concrétisées. A l'époque de mon arrivée sur Grenoble, j'étais par exemple prête à monter ma propre entreprise pour trouver un emploi. Je me disais que cela me permettrait d'aller dans la direction que je souhaitais, et de prendre les choses en main.

Ce que je préfère aujourd'hui dans mon rôle, c'est le volet RH, même si c'est aussi le plus compliqué puisqu'il faut être à l'écoute de ses équipes et trouver des choses pour les aider à se développer.

Une lecture à conseiller à un futur entrepreneur ?

J'ai eu la chance d'avoir un apprentissage sur le tas à mon métier, notamment grâce au Réseau Entreprendre. Cela a vraiment été une mine d'informations pour moi durant l'accompagnement dont j'ai bénéficié au cours des trois années. Car je n'avais aucune formation, juste mon envie d'y aller.

Je lis peu d'ouvrages sur l'entrepreneuriat mais je conseillerais à tout le monde de pouvoir se replonger dans certains classiques de la littérature, tels que l'Alchimiste (Paulo Coello), Le Petit Prince (Antoine de Saint Exupéry), ou encore Les Misérables (Victor Hugo). Cela sont des livres qui m'ont inspirée de manière générale tout au long de mon développement personnel, avec des valeurs fortes qui demeurent importantes pour moi, telles que le respect des autres par exemple.

J'aime également les parcours de certaines femmes qui se sont montrées exemplaires par leur engagement, comme Simone Veil, ou encore Marie Curie. Plus que d'être des femmes, les messages qu'elles transmettaient me semblaient essentiels. Il faut savoir avancer et grandir avec les autres.

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