Entre les liens et l'argent, lequel est le plus fort ?

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(Crédits : Laurent Cerino/ADE)
L'indifférence entre les entreprises et les acteurs luttant contre la pauvreté et la précarité se brise. Les intervenants au sein de ces deux sphères ne mettent pas en avant ce qui les sépare mais bien ce qui peut les réunir pour effectuer conjointement des réformes pour une société moins fracturée. Par Bernard Devert, président et fondateur d'Habitat et Humanisme.

Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix, dans son dernier ouvrage : "Une économie à trois zéros" ‑ zéro pauvreté, zéro chômage, zéro émission de carbone, n'esquive pas les difficultés pour y parvenir, relevant que la première d'entre elles est d'ordre anthropologique : quitter la vision pessimiste de l'homme pour le considérer comme un égoïste. Qui peut contester une recherche qui s'est accélérée avec la crise financière de 2008, pour une meilleure attention au bien commun et/ou à l'intérêt général.

L'économie solidaire, fut-elle encore insuffisante, traduit la prise en compte de la question du sens qui interroge non seulement la micro mais aussi la macro-économie. Les étudiants, sortis de grandes écoles ou des universités, donnent le primat aux activités créatrices d'un "autrement" ; la réussite personnelle, via le salaire, ne se présente plus comme un critère suffisant pour s'investir.

Lire aussi : Parlementaires, ne boudez pas l'économie qui protège

L'entreprise doit désormais partager ses valeurs managériales et s'engager à réduire les inégalités, ce fléau mondialisé, secrétant des violences d'autant plus fortes qu'elles sont cachées.

Mobilisation

L'entreprise, dès lors...

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