L'enfant est une chance, sa protection une avancée d'humanité

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(Crédits : Laurent Cerino/ADE)
A l'initiative des Nations Unies, une convention ratifiée par le Parlement français fait du 20 novembre la journée internationale de l'enfant. Entre pauvreté et maltraitance, aujourd'hui, l'enfance est en souffrance. Alors, "au fond, notre société doit choisir : être un berceau ou un linceul", estime Bernard Devert, fondateur d'Habitat et Humanisme.

Le conseil français des associations pour la défense des droits de l'enfant souligne, dans son rapport, que si 15 millions de mineurs sont plutôt bien traités, il reste des ombres inquiétantes avec plus d'un million d'enfants pauvres, des milliers d'autres maltraités ou qui, pour quitter le système scolaire sans formation, n'ont pas de perspective d'avenir. Le tragique record des suicides est aussi mentionné. Est-il utile de rappeler ces chiffres concernant l'enfance en souffrance ? Les statistiques voilent les visages pour ne mettre en exergue que des grands nombres. Aurions-nous peur de nous confronter au sacré dont Emmanuel Lévinas dit que l'enfant est la représentation la plus excellente.

Les enquêtes et sondages ne manquent pas, dénonçant des situations iniques, assassinant l'enfance qui, lorsqu'elle n'est pas honorée, respectée, est signe d'une société qui fuit ses responsabilités. Qu'est-ce que la parole, si elle n'est pas suivie d'actes mettant fin à l'inacceptable. Que pourrait-on changer, si ce n'est soi-même, aux fins de retrouver l'esprit d'enfance, gardien de la pérennité de l'idéal qui, seul, protège du malheur que représente cet 'à quoi bon', précipice de...

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