"Mon avenir, je l'ai inventé en créant mon entreprise" (Céline Lazorthes, Leetchi.com)

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(Crédits : Leetchi.com)
Depuis le lycée, Céline Lazorthes, fondatrice et dirigeante du spécialiste de paiement en ligne Leetchi.com, veut travailler dans le web, "un terrain de jeu sans frontières où chacun choisit son identité". Elle s'est alors lancée dans l'entrepreneuriat pour réaliser son rêve. Elle a aussi, désormais, "le choix de son activité, de son emploi du temps, de ses collaborateurs". Celle qui n'avait pas "le profil de première de la classe" assure : être entrepreneur est possible pour tous.

Que veux-tu veux faire comme métier ? Voilà une question qui hante chaque génération d'élèves de terminale. Les adultes et les enseignants nous pressent de répondre à cette fatidique interrogation : "Il faut trouver sa voix et s'y tenir !" Pourtant, à 17 ans, il est difficile de se projeter et angoissant de s'imaginer dans une case.

L'appel du web

Pour ma part, au lycée, je voulais travailler dans le web. Il m'apparaissait comme un terrain de jeu sans frontières où chacun choisit son identité, parfois anonyme, parfois inventée, parfois réelle, mais toujours libre. Faire le choix d'études techniques en 2001 n'était pas si commun.

Encore aujourd'hui, les études scientifiques sont trop peu fréquentées par les filles. Or la technologie n'est pas une fin en soi, c'est un outil. Par exemple, chez leetchi.com, notre objectif n'est absolument pas technologique, mais plutôt la façon de répondre au besoin du consommateur. Nous permettons ainsi à nos clients de créer une cagnotte afin de collecter de l'argent pour un événement.

Mon avenir, j'ai décidé qu'il n'arrive pas sur moi comme une sentence : je l'ai inventé en créant mon entreprise.

L'auberge espagnole

Entreprendre permet d'avoir le choix de son activité, de son emploi du temps, de ses collaborateurs. Personne n'est là pour vous imposer un mode de vie ou des projets. Les collaborateurs que je recrute ont souvent des profils atypiques, mais ils ont un esprit, une culture, une personnalité qui me semblent intéressants.

À l'inverse, trop souvent, les grandes entreprises font du copié-collé en termes de ressources humaines, créent des profils auxquels il faut s'identifier, se formater. Je peux faire des erreurs dans nos recrutements, mais j'ai tout de même le luxe de prendre des risques et d'apprendre de mes erreurs. Entreprendre, c'est pouvoir tout façonner à son image. Ma compagnie, c'est l'auberge espagnole que j'ai construite !

La première qualité ? L'imagination

Être entrepreneur est possible pour tous. De nombreuses structures accompagnent et aident à la création au développement. La France regorge d'incubateurs, généralistes ou spécifiques, ils accueillent à tous les niveaux de maturités d'un projet.

Enfin, ne croyez pas que j'avais le profil de la première de la classe. Loin des critères de sélection scolaires, les qualités d'un entrepreneur relèvent d'abord de l'imagination, de l'ouverture d'esprit, de la capacité à saisir les occasions, à s'entourer, à rêver...

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Commentaires
a écrit le 09/03/2016 à 15:05 :
"Être entrepreneur est possible pour tous"

Tous ? ,mieux vaut quand même avoir des parents médecins , cela aide un peu à payer les études à HEC non ?
Réponse de le 15/03/2016 à 14:41 :
Cher Lachose, au risque de vous décevoir, on peut avoir des parents médecins et pour autant se sentir autonome et responsable. Tout étudiant admis à HEC Paris, a pléthore de banques à ses pieds pour financer ces études.
J'ai cumulé les petits boulots, et terminé de payer mon prêt étudiant il y a à peine 2 ans... C'est un investissement que je ne regrette pas !
Du reste, je vous assure, il n'est pas nécessaire d'être diplômé d'HEC pour créer son entreprise, la liste des examples est sans fin ! Amicalement, Céline.
a écrit le 09/03/2016 à 10:13 :
Quel est le réseau familiale de Céline je vous prie ?

Parce que si déjà cette personne, dont je ne conteste pas les qualités, pouvait facilement lever des fonds elle n'est pas dans la situation de la majorité des gens.

Inutile de précipiter ceux qui n'ont pas de réseau vers la faillite et l'esclavage bancaire s'il vous plait, merci.

Tout ces exemples de gens qui ont des réseaux longs comme le bras et qui réussissent n'incarne pas la majorité des cas. Le cas majoritaire c'est l'endettement, au mieux pour les 20 ans à venir ce qui est déjà bien plus difficile pour subsister que quand les banques vous prêtent à tour de bars sans compter.

C'est ça la réalité de notre économie, réveillez-vous tous svp, merci.
Réponse de le 09/03/2016 à 15:02 :
Reproduction des élites , un classique :

Son grand-père, Guy Lazorthes, est mort en début d’année à cet âge canonique. Médecin et professeur d’université, il fut à l’origine de la création du premier CHU, à Toulouse, dans les années 70. Figure tutélaire de la famille, «c’était un monsieur charmant, absolument adorable», se souvient Céline Lazorthes. Ses deux parents sont aussi médecins.Issue de la bourgeoise catholique, Céline Lazorthes a été élevée dans l’idée que «l’on pouvait tout faire, que tout était possible». Elle reconnaît, tout de même, que «c’est beaucoup plus facile quand on est éduqué». Elle a encore cette insouciance des enfants protégés qui savent que, de toute façon, ils s’en sortiront.
Réponse de le 09/03/2016 à 17:59 :
Je vous remercie infiniment pour votre réponse fort enrichissante.

Tant mieux qu'elle aie réussi mais c'est quand même plus facile de faire le tour du monde en Jet qu'en brouette.

Encore merci.

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