Malaise dans notre civilisation

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(Crédits : Rea)
L’horreur qui a frappé notre Pays le vendredi 13 novembre nous plonge dans le peine et l’incompréhension. Car plus que la colère, dont les formes d’expressions restent le plus souvent maîtrisées, si ce n’est quelques excès sur les réseaux, n’en révèle pas moins un profond désarroi.

Comment une telle épouvante arrive à faucher une jeunesse de toutes les diversités ? Personnellement, je n'ai pas été touché, ni de près ni de loin, parmi ma famille et mes proches. Mais depuis une semaine, la plupart des personnes avec lesquelles je communique ou collabore m'ont fait part de victimes de leur entourage familial, amical ou professionnel. Les tirs meurtriers ont touché tout le monde, sinistre tribu à la laïcité tant maudite par les assassins.

Pourquoi écrire un texte sur ces événements ? Je ne suis pas plus informé que la moyenne de nos concitoyens et je n'ai pas de relations avec les services de sécurité au sens large. Ce texte ne se revendique d'aucune expertise, si ce n'est de celle d'un citoyen, certes anthropologue, témoin des changements rapides et encore mal appréhendés de notre société en France, en Europe et dans le monde.

Ce qui nous afflige le plus, c'est à la fois le choix précis et prémédité des lieux des massacres alors que les victimes appartiennent indistinctement à toutes les parties de notre société. Certes, il y avait une majorité de jeunes, mais des deux sexes et de tous les genres, des Parisiens, des banlieusards et des provinciaux, mais aussi quelques étrangers, des professions mélangées comme de toutes les obédiences religieuses ou pas.

Un acte qui frappe la laïcité, car tous étaient réunis par-delà leurs diversités pour un moment de musique et de fête. Ils étaient reliés par une désir qui transcendait toutes leurs différences, ce qui est le sens étymologique le plus profond du terme religion. Le temple du Bataclan et les lieux de convivialité qui l'entourent sont devenus une cible de cette universalité laïque et festive, car la plus grande des joies se retrouve dans la fête des différences.

Ce n'est pas l'Islam

Quelles sont les analyses que nous livrent nos experts ? Il est assez clair que ce qui vient d'être évoqué est un symbole d'une société exécrée par les idéologues de l'État islamique, Daech ou autre : mixité sexuelle et de genre, mais aussi sociale, culturelle, cultuelle, ethnique, générationnelle et tout cela dans la joie partagée. Pour eux, ce paradis terrestre mérite le feu de l'enfer, un vendredi 13 et avec un groupe au nom tristement prémonitoire.

Est-ce une question de religion ? La réaction des musulmans est on ne peut plus claire : ce n'est pas l'Islam. On perçoit trois sentiments : le viol des valeurs de leur religion telles qu'ils la pratiquent, le partage de la douleur devant l'horreur et, ce qui est bien perceptible, une acceptation, si ce n'est une revendication, de la laïcité. Tout cela s'exprime bien plus nettement que pour les attentats du 7 janvier, comme en témoigne le respect unanime de la minute de silence. Car beaucoup de musulmans ont été des victimes des sicaires de l'intolérance et du fanatisme. Une femme d'une grande dignité, courageuse, incarne tout cela : madame Latifa Ibn Ziaten, dont le fils a été abattu par Mohammed Merah et qui vient de recevoir le "prix pour la prévention des conflits" de la Fondation Jacques-Chirac.

Plus largement, toutes les grandes religions contiennent un germe de fanatisme, d'intégrisme et d'intolérance qui, il faut le souligner, frappent plus au sein de leurs obédiences que les autres religions. Le terme "assassin" est celui d'une telle secte qui, il y a presque un millénaire, n'a eu de cesse que de s'en prendre à l'Islam des Lumières sans lequel, il faut le rappeler, nous n'aurions pas eu notre Renaissance. Aujourd'hui, la très grande majorité des victimes de l'intégrisme islamique se comptent chez les musulmans, chez nous et avec une ampleur monstrueuse au Moyen-Orient.

Alors, il serait grand temps que nos commentateurs veillent à ne plus utiliser des expressions telles que "l'Islam tolérant" comme si cela était dans sa nature d'être intolérant. Non !, même si une partie de l'Islam agit avec une violence sanguinaire. Ayant précisé cela, il serait grand temps que les autorités de l'Islam affichent clairement leur défense de la laïcité et qu'elles comprennent que toutes les caricatures ne sont pas des blasphèmes (et certaines ne m'amusent pas, tant elles sont vulgaires, et de rappeler que Voltaire, s'il raillait sa religion, se gardait de caricaturer les autres religions, mais par crainte de prendre le risque de réanimer des conflits ancestraux).

Pas qu'une affaire de religions

Est-ce que la chrétienté est absoute de ce genre de dérive ? Les guerres de religions ont perpétré des horreurs encore plus terribles que celles du Bataclan, à l'instar d'Arnaud Amalric qui ordonna de massacrer tous les habitants de Béziers en 1209 en clamant "Tuez-les tous ! Dieu reconnaîtra les siens" ; donc sans distinction, puisque les catholiques protégeaient les réformés. L'Espagne ne s'est jamais remise économiquement de l'expulsion des juifs en 1492 comme des sévices de l'Inquisition ; tout comme la France a peiné économiquement pendant deux siècles après la révocation de l'Edit de Nantes, etc. Histoire révolue ? Combien de victimes aux Etats-Unis causées par des évangélistes intégristes, sans oublier toutes les formes d'apartheid en se revendiquant de Dieu ? Il reste les juifs, victimes expiatoires de trop d'attentats de loups solitaires (Merah, Nemmouche et autres). Mais les sectes ultraorthodoxes d'Israël commettent aussi leurs exactions.

Alors, est-ce consubstantiel des grands monothéismes ? Certainement pas si on s'intéresse aussi à ce qui se passe en Inde (le premier attentat à la ceinture piégée est l'acte d'un fanatique qui tua l'héritier de Gandhi.) Ce n'est donc pas qu'une affaire de religions, ce qui ne les absout pas de leurs terribles péchés. En plus, d'un point de vue strictement statistique, tout terroriste à une chance sur deux d'appartenir, d'une façon ou d'une autre, à un des grands monothéismes (les juifs étant ultra minoritaires et trop souvent des victimes).

Revenons sur le XXe siècle, certainement celui qui a le plus vu reculer les pratiques religieuses, surtout en Europe et tout particulièrement en France, qui se montre à cet égard une fille aînée très particulière de l'Église. Alors, comme à chaque fois que la religion s'affaiblit, les idéologies s'activent. Les attentats très meurtriers commis par les groupes d'extrême gauche et d'extrême droite à partir des années 1970 ont été trop commodément oubliés, comme si les crimes justifiés au nom d'idéologies séculaires étaient plus admissibles que ceux perpétrées au nom des croyances (on peut aller voir aussi ce qui s'est passé au début du XXe siècle autour de la question de la laïcité).

Si les attentats dus à des groupuscules de l'extrême-gauche étaient ciblés, comme ceux autour du 7 janvier, ceux de l'extrême droite sont plus massifs, leur but étant de semer la terreur de l'insécurité aveugle espérant être appelée par le peuple pour instaurer un régime sécuritaire. Il suffit de comparer les réactions de l'extrême droite par rapport aux attentats du 7 janvier et ceux du 13 novembre pour s'en convaincre. Donc, ce n'est pas qu'une guerre de civilisation.

Une question de sociologie ?

Est-ce une question de sociologie ? On l'a vu et on l'a entendu, ce serait un problème venu des banlieues et de la petite délinquance, puisque presque tous les assassins avaient un passé de petits délinquants, souvent récidivistes. Si c'est le cas, il faut vraiment s'inquiéter, si la banlieue de Paris et celle de Bruxelles se métastasent dans toutes les banlieues d'Europe.

Mais là non plus, rien de cohérent. Merah, Nemmouche, les frères Kouachi et Coulibaly entrent dans cette catégorie, mais avec des parcours sociaux assez divers. Par contre, ce n'est pas le cas pour Ayoud El khazzabi, dans le Thalys, ou Sid Ahmed Ghlam et sa tentative avortée contre des églises de Villejuif. C'est plus compliqué avec les réseaux du 13 novembre. Le cerveau désigné, Abdeslam Salah, vient certes d'une banlieue populaire de Bruxelles, mais d'une famille de la classe moyenne. Il est allé dans une école catholique privée et son père l'avait installé dans un magasin. (Rappelons aussi que les terroristes impliqués dans le drame du 11 septembre étaient tous instruits... sans parler des origines sociales de Ben Laden et Cie).

Donc, à fustiger si commodément les banlieues, on s'égare au risque même d'attiser quelques braises. D'ailleurs, remarquons que celles et ceux qui désignent la banlieue appartiennent le plus souvent à des milieux socialement et culturellement privilégiés et qu'ils prêchent des valeurs universelles depuis leurs beaux quartiers, comme la mixité sociale dont leurs enfants sont dispensés. Il faut dénoncer ces moralistes bon teint qui nourrissent les ressentiments des exclus et amènent certains à passer à l'acte : car ils partagent une responsabilité.

Difficile, donc, de dégager une typologie sociologique des terroristes, si ce n'est que les plus redoutables, les organisateurs comme Salah ou Abaaoud, ne sont pas des produits de la misère sociale ni de l'exclusion, mais instruits et intelligents. Ils sont les plus dangereux, comme ceux des idéologies d'extrême gauche tous issus de milieux bourgeois (une grande tradition chez les révolutionnaires, pour le meilleur comme pour le pire.) Par ailleurs, des centaines de djihadistes des pays occidentaux proviennent de tous les milieux sociaux : un quart des classes populaires (banlieues), un quart des classes aisées (pas des banlieues), une moitié des classes moyennes (de partout). Donc, ce n'est pas qu'une guerre sociale.

De quel type de guerre s'agit-il ?

Alors, si ce n'est pas qu'une guerre de civilisation, de religion, de banlieue ou de société, de quel type de guerre s'agit-il ? Car on nous dit que nous sommes en guerre, ce qui a suscité un conflit sémantique. Du côté des faits, on constate que la guerre est sortie des tranchées pour frapper au cœur de villes. Il y a un siècle, les soldats s'affrontaient sur le front. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les civils sont directement touchés, avec des combats de plus en plus urbains.

Ce qui s'est passé le 13 novembre comme l'intervention à Saint-Denis quelques jours plus tard sont bien des scènes de guerre d'un nouveau genre. La guerre n'est plus ce qu'elle était dans nos albums d'histoire. Alors, on peut faire des digressions érudites sur le mot guerre, mais c'est bien la nature - dont les victimes visées -, et le terrain des conflits qui ont changé.

Est-ce une question d'anthropologie ? Emmanuel Todd et Hervé Le Bras nous ont habitués à des analyses plus fines des phénomènes récents de nos sociétés. Peut-on invoquer des structures familiales et culturelles, en un mot anthropologiques, susceptibles d'expliquer - en partie -, ces dérives extrémistes ?  Est-ce que les paumés, les délinquants et les petits bourgeois se reconnaissent dans une même culture anthropologique ?

Difficile à dire quand on sait que certains ont des racines familiales plus ou moins récentes qui sont ou d'Afrique subsaharienne ou du Maghreb, donc anthropologiquement très différentes, sans oublier Fabien Clain, porte-parole francophone de Daech né à La Réunion. Par ailleurs, on dénombre des centaines de djihadistes européens qui ont rejoint Daech et dont les familles n'ont rien à voir avec de telles origines, plus européennes d'un point de vue historique et confessionnel (mais pas au sens de madame Morano). Cela vaut aussi pour des individus d'Amérique du Nord. Trop de ses sinistres anti-héros ne sont pas issus que de milieux pauvres des banlieues. Donc, ce n'est pas qu'une guerre ethnique, des banlieues et de la pauvreté.

Associations de malfaiteurs

Est-ce une question de genre ? Les femmes impliquées restent très minoritaires (on sait que la femme dite kamikaze de Saint-Denis a été tuée par l'explosion déclenchée par son comparse). Cela reste une affaire très masculine impliquant de jeunes hommes. Est-ce que ces jeunes hommes ont été influencés par un discours familial ? Ce n'est pas le cas, semble-t-il, pour les deux protagonistes du 13 novembre ; Salah et Abaaoud. Beaucoup d'autres étaient en déshérence familiale. Les uns ont des pères, les autres pas.

Par contre, il semble que les pairs, les individus comme les groupes fréquentés par ces jeunes hommes jouent un rôle prépondérant. Les sensibilisations et les adhésions se font entre des jeunes hommes, beaucoup dans le cercle familial élargi et les amis, mais aussi dans certaines mosquées et les prisons. Indéniablement, il y a un double aspect masculin et générationnel. D'un point de vue sociologique et anthropologique, c'est assez banal. Ce sont des associations de malfaiteurs.

Toutes les associations de malfaiteurs reposent sur de fortes composantes machistes, ethniques, religieuses et sociales très serrées. Dans le cas des terroristes islamistes, ces composantes se montrent plus diversifiées. La référence à l'Islam radical focalise un ensemble de ressentiments complexes évoqués plus hauts. Par ailleurs, ils ne cherchent pas à s'enrichir illégalement, même si on prend en compte les délits de petite délinquance non organisée, ce qui demande une autre explication.

Une crise anthropologique totale

Nos sociétés traversent une crise anthropologique totale qui frappe particulièrement les jeunes hommes. Depuis la révolution industrielle, il s'est forgé une image virile du travailleur au travers de la conduite de machines et d'engins. La construction de ce rapport nouveau a profondément changé la place de l'homme dans la société, dont l'émergence d'une classe sociale moyenne de plus en plus importante contenant elle-même une diversité croissante de métiers, de leurs statuts et de leurs représentations sociales.

Ces métiers véhiculaient une forte image de réussite et les petits garçons en rêvaient : avions, bateaux, camions, trains... ; et ce qui se voit sur les routes, les rails, les canaux, les mers, comme dans l'air et même l'espace, opère aussi autour des moyens de production dans les usines et sur les chantiers. Tout cela se retrouve dans une conceptualisation très puissante dans le domaine des sciences humaines, et tout particulièrement en préhistoire avec l'aphorisme "l'homme, c'est l'outil".

Toute l'idée du progrès portée par la technique repose sur cette affirmation avec, au passage, une idéologie de la domination masculine qui renvoie les femmes à leurs fonctions de reproduction et d'éducation. Aux hommes, les moyens de production ; aux femmes, les moyens - contrôlés par les hommes -, de reproduction. D'un point de vue anthropologique, les "Trente Glorieuses" représentent une des périodes les plus abouties de la domination masculine par les outils et les machines avec la femme au foyer qui évolue vers la ménagère de moins de cinquante ans et s'épanouissant dans le foyer grâce aux progrès des arts ménagers.

Un édifice bouleversé par la technologie

Or, l'arrivée des nouvelles technologies liées à l'informatique viennent bouleverser cet édifice. Nombre de ces "métiers de garçons" deviennent automatisés et, aujourd'hui, investis par des machines de plus en plus intelligentes dont les robots. Même le si noble métier de pilote d'avion n'a plus le prestige d'antan. Donc, contrairement à ce qu'affirme Eric Zemmour qui rêve au retour de cette société, ce ne sont pas les femmes qui accaparent ces métiers d'hommes où, au passage, elles restent très peu présentes, même en comparant à des professions considérées masculines, comme l'armée et la police. Par ailleurs, étant plus diplômées en moyenne avec plus d'employabilité, elles exercent des métiers plus "techniques" auxquels ces jeunes hommes ne peuvent prétendre, car moins formés et figés dans leur vision du monde. Quel avenir pour eux ?

Je crains que nos sociétés connaissent de plus en plus d'événements violents conduits par de jeunes hommes complètement perdus dans un monde de plus en plus diversifié, mais qui n'a plus besoin d'eux. C'est déjà le cas en Amérique du Nord où, selon leur sens de l'expression, on parle du "weaker sex" (le sexe faible ou devenu faible). Des millions de jeunes hommes ne trouvent pas d'emploi et, par conséquent, n'arrivent plus à édifier une famille car à la fois dépourvus de moyens financiers et en raison de schémas sociaux dépassés, celui de leurs pères qui travaillaient dur, mais ne s'impliquaient pas dans l'éducation des enfants ni dans les affaires domestiques.

La puissante image de "l'homme, c'est l'outil" s'est brisée et on commence à peine à entendre les fracas. Je crains, et je ne le souhaite évidemment pas, que tous ces jeunes hommes des pays occidentaux partis au djihad ne soient en quête d'aventures à la testostérone contre leurs sociétés ne leur offrant plus leur statut idéalisé d'homme. À part s'engager dans l'armée, quelle autre possibilité pour les jeunes hommes des sociétés occidentales ?

Et dans ce mouvement, ce n'est pas le caractère masculin d'une certaine interprétation de l'Islam qui importe en premier, mais bien un ensemble diffus de valeurs machistes qui se traduisent par des exactions terribles à l'encontre des femmes, même celles ayant rejoint le djihad. La haine et le mépris des femmes s'en trouvent d'autant plus attisés que celles-ci assument des rôles économiques, politiques, sociaux et culturels de plus en plus importants, même si on est encore loin de l'équité (en attendant l'égalité). Alors ils passent de la manette de jeux au fusil-mitrailleur.

Pour un humanisme universel et laïc

Alors que faire ? Instituer un service national moderne pour les jeunes femmes et les jeunes hommes. Car l'unité de notre nation a été trop écartelée par l'augmentation des inégalités, d'autant que notre école a failli dans sa mission avec trop d'exclus. Notre école jadis républicaine ne cesse de consolider la reproduction sociale, ce que dénoncent les études nationales et internationales. Il serait grand temps que nos élites qui prêchent tant la mixité s'appliquent leurs principes humanistes au risque de perdre notre nation et l'Europe.

Notre continent et tout particulièrement notre pays représentant ce qu'exècrent les intégrismes de tout poil, et il faut le cultiver et le défendre. Et c'est bien pour cela que le monde entier se montre aussi touché et concerné par l'horreur qui frappe notre liberté et notre laïcité. D'ailleurs, pourquoi ne pas proposer un tel projet un niveau européen à l'instar du programme Erasmus ? Et il ne faut pas tarder, car nous sommes déjà en train d'accueillir, difficilement, des centaines milliers de migrants et notre devoir humaniste est indissociable de leur devoir d'adhérer à nos valeurs humanistes et laïques.

L'humanisme naïf, niant toute forme d'autorité, qui dominent la pensée européenne a conduit à l'affaiblissement de nos capacités de défense, à la montée des droites extrêmes et au retour des nationalismes. L'humanisme universel et laïc, ce n'est pas qu'une idée, c'est un combat pour éviter la guerre. Est-ce un hasard si partout en France, en Europe et dans le monde les monuments ont été éclairés des couleurs de notre drapeau et si on a joué ou chanté la Marseillaise ?

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Commentaires
a écrit le 11/12/2015 à 12:55 :
Merci, Monsieur PICQ, pour votre article dont j'apprécie le ton et la clairvoyance.
Je suis citoyenne française et j'oeuvre pour un "humanisme universel et laïc" à l'échelle de mon quartier, de mon travail, de ma ville, de ma région, de mon pays, de mes voyages dans d'autres pays d'Europe et du monde.
Mais aujourd'hui, je suis sceptique car je constate tous les jours la montée de toutes sortes de pouvoir, au détriment des RESPONSABILITÉS (individuelle et collective) et des CONSCIENCES.
Où est passé le courage d'assumer une cause, qu'elle soit individuelle ou collective?
a écrit le 11/12/2015 à 11:04 :
Monsieur,
je pense que la société arrive simplement au bout de certains processus (croire en la croissance éternelle alors que c'est mathématiquement impossible, rentabilité qui élimine le travail des hommes et donc leur salaire, etc).
Il s'agit surtout maintenant, de construire la suite avant que le chaos ne viennent encore retarder l'évolution.

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