L'agriculture bio, un levier économique pour la nouvelle région Aura

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(Crédits : DR)
Alors que l'agriculture biologique continue son développement en Rhône-Alpes, la Quinzaine de la Bio qui commence cette semaine est devenue un événement incontournable. Elle permet de mettre en lumière le dynamisme économique, citoyen et environnemental de ce type d'agriculture. Par Ludovic Desbrus, président de Corabio.

Du lundi 5 au dimanche 18 octobre, le réseau des agriculteurs bio de Rhône-Alpes (Agri Bio Ardèche, Agribiodrôme, ARDAB, ADABio et Corabio), l'Atelier Paysan et Coop de France Rhône-Alpes-Auvergne organisent une quarantaine d'événements pour tous les professionnels et futurs paysans. Cette démarche répond à la question centrale de l'accompagnement progressif vers la bio des agriculteurs conventionnels et élèves en formation agricole.

Une filière dynamique et créatrice d'emplois

À l'heure où certaines filières conventionnelles connaissent des crises profondes, conjoncturelles et/ou structurelles, l'agriculture biologique offre des perspectives encourageantes et positives pour les productrices et producteurs français.

Les enjeux sont multiples : créer de la valeur ajoutée et des emplois sur les fermes et sur les territoires tout en préservant le sol, l'eau, l'air, la biodiversité, la santé des producteurs et des consommateurs et en répondant aux défis du changement climatique.

Avec un marché alimentaire biologique en croissance de 10 % chaque année, l'agriculture bio présente une réponse solide à cette nécessité d'avoir une compétitivité multiple de l'agriculture (compétitivité sociale, environnementale et économique).

Participation citoyenne

Près de 9 Français sur 10 consomment des produits bio dont 6 sur 10 au moins une fois par mois (Agence BIO / CSA 2015). Plus de 9 Français sur 10 souhaitent que l'utilisation de pesticides dangereux soit signalée sur les produits alimentaires (sondage CSA 2014).

Des initiatives citoyennes se développent chaque jour pour répondre aux besoins d'une alimentation locale, saine et cohérente avec les enjeux d'un développement soutenable (AMAP, collectifs de consommateurs, restauration collective bio en entreprise et à l'école, etc.).

Ces attentes citoyennes se traduisent en résultats économiques tangibles : le marché alimentaire biologique connaît une croissance à deux chiffres depuis le début des années 2000, on compte aujourd'hui plus de 28 000 fermes bio et près de 100 000 emplois à temps plein dans ce secteur en plein essor.

Un levier de croissance pour notre territoire

Dans notre région Auvergne-Rhône-Alpes, la bio est déjà un vecteur de dynamisme économique : paysans, transformateurs et distributeurs bio travaillent ensemble quotidiennement à la création de valeur ajoutée et d'emplois non délocalisables avec l'ambition de proposer un modèle équitable de répartition des marges entre les acteurs, tout cela sans dépendre d'importations massives d'intrants venus des quatre coins du monde.

Par ailleurs, en bio, l'interdiction stricte des engrais et pesticides de synthèse comme les pratiques d'élevage non intensives génèrent des impacts environnementaux positifs sur l'eau, l'air, les sols et la biodiversité, permettant ainsi aux collectivités locales de réaliser de substantielles économies sur les coûts de dépollution.

Pour cet ensemble de raisons, la Région et les collectivités locales, des métropoles aux communes rurales, doivent s'engager plus encore dans le soutien à ce mode de production vertueux sur les plans économique et environnemental, favorable au dynamisme et à l'attractivité économique de nos territoires.

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