La gauche est complètement hors-sol

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(Crédits : Hamilton/Rea)
Cette rentrée confirme que le système politique, à gauche, est sinistré. Mais les acteurs qui animent la bulle politico-médiatique préfèrent se vautrer dans l'analyse des calculs souvent piteux, plutôt que d'amorcer la réflexion nécessaire pour préparer l'avenir à moyen terme.

La gauche en France est hors-sol, et le spectacle politique qu'elle donne pour cette rentrée n'est pas encourageant. C'est d'abord l'attelage du PS et d'EELV qui prend l'eau, en même temps que ces deux partis s'affaiblissent : en faisant couple avec lui, François Mitterrand avait su faire son affaire du déclin du parti communiste, François Hollande semble faire la sienne de la déstructuration de l'écologie politique.

Une décomposition désormais avancée

Le PS en effet, ou ce qu'il en reste après les échecs électoraux qui ont ponctué le quinquennat présidentiel en cours, semble devoir avancer tout seul ou presque vers la prochaine échéance, les élections régionales. Il faut beaucoup de culot pour voir là l'annonce d'une montée en puissance pour un pouvoir débarrassé ou presque des écolos d'EELV - des « verts » qui pour leur part ont tout fait ces dernières années pour rendre inévitable une décomposition désormais avancée, et qu'est venue signifier clairement le départ misérable du député François de Rugy puis du sénateur Jean-Vincent Placé. Il n'est en effet pas difficile d'imaginer que des candidatures des débris d'EELV aux régionales, par exemple dans la nouvelle région Nord, ne peuvent qu'hypothéquer sérieusement les chances du PS, pour ces élections, et qu'un scénario comparable (un candidat écologiste) pourrait être envisagé pour la présidentielle de 2017.

Le système politique, à gauche, est sinistré

Dès lors, on croit rêver quand le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis évoque une « belle alliance populaire » et « un immense peuple de gauche qui attend l'espoir, le rassemblement, le combat pour la France ... ». Mais comment promouvoir une telle alliance alors qu'EELV est maintenant dynamité et que ce qui reste de capacité militante au sein du PS est divisé, ne serait-ce qu'entre tenants d'un social-libéralisme plus libéral que social, et frondeurs anti-austérité ?

Le système politique, à gauche, est sinistré, et nous avons besoin d'une réflexion en profondeur d'une part pour tenter d'y remédier, et d'autre part pour préparer l'avenir à moyen terme. Mais que constatons-nous ? Que les acteurs qui animent la bulle politico-médiatique préfèrent se vautrer dans l'analyse des calculs souvent piteux qui seraient au cœur des jeux politiques aujourd'hui, au point de s'intéresser, par exemple, à la façon dont Manuel Valls préparerait la présidentielle... de 2022. Comme si de tels calculs, de tels jeux pouvaient entretenir un quelconque rapport avec les attentes d'une population qui voudrait d'abord des réponses à quelques grandes questions, économiques (l'emploi, le revenu) ou culturelles (la place de la religion par exemple).

Impréparation pour 2017

La pensée magique, celle qui annonce régulièrement le retour, comme par enchantement, de la croissance et l'inversion de la courbe du chômage se combine dans les discours politiques de ou sur la gauche avec des supputations politiciennes, et un peu de langue de bois et de rhétorique anti-FN font le reste pour laisser entendre qu'une préparation réelle est en cours dans la perspective de 2017. Mais il n'en est rien !

Déjà, en 2012, les programmes et projets de la gauche étaient insuffisants, et se sont vite révélés inadaptés, en tous cas s'il s'agit de l'action gouvernementale qui a été mise en place. Et aujourd'hui, à gauche, la crédibilité du pouvoir et de ses soutiens s'affaiblit en même temps que se perd le rapport à la vie intellectuelle, au point qu'on ne perçoit plus la moindre réflexion programmatique, ni l'image d'une vision, d'une colonne vertébrale, ou d'une capacité à s'en doter.

Organiser des primaires ouvertes

Il est encore temps, pour le pouvoir et les leaders socialistes, de prendre des initiatives. Elles pourraient être de deux sortes. D'une part, malgré tous les obstacles que soulève une telle hypothèse, d'annoncer des primaires largement ouvertes qui pourraient redonner le goût du débat d'idées et conférer une légitimité maximale au vainqueur -qui pourrait d'ailleurs être François Hollande. Et d'autre part, de témoigner d'un minimum d'intérêt pour la vie des idées, de préparer sur le fond les échéances à venir en mobilisant ceux dont la fonction est précisément d'animer ou de préparer cette vie, là aussi très largement, en redonnant confiance aux enseignants, aux chercheurs, aux étudiants, en leur témoignant d'un estime et d'une confiance accrues.

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a écrit le 07/09/2015 à 10:01 :
EELV, le Front de Gauche, le PS, les radicaux....ces forces de progrès n'ont pas compris que nous attendions avec impatience maintenant :
- nos sangattes
- nos salles de shoot
- nos pistes cyclables dans nos cités HLM
- et une revalorisation de l'ARS et de la prime de naissance au minimum
Alors, c'est pour quand ces acquis sociaux ?
a écrit le 06/09/2015 à 23:30 :
"Hors sol" - "Au sol" -"Sous-sol", c'est valable pour toutes les formations politiques, de même pour les entreprises ou simplement les gens. La vie politique n'est pas différente de la vie tout court. En 2017 nous aurons un Président (ou une Présidente... mais pas FN. Le FN ne veut, ni ne peut gagner). Il (elle) sera donc de droite ou de gauche, l'alternance faisant plutôt pencher la balance à droite. Il (elle) sera élu sur des promesses qui ne seront pas tenues ( comme d'habitude) et le cycle recommencera pour 2022. Mais ce cycle ne saurai être éternel, un cataclysme, un événement exceptionnel, une reprise en mains de la finance par exemple pourrait l'interrompre, à moins que ce ne soit la guerre ou la révolution, vu l'état d'exaspération généralisé.
Réponse de le 07/09/2015 à 0:55 :
La fin est proche quand même

Les enarque ont trop menti trop baratiné .
Quelques soient les discours les gens n'écoutent meme plus et on ne peux que leur donner raison tellement nôtre clique politique est minable
a écrit le 06/09/2015 à 9:46 :
Ce n'est pas la droite qui a gagné mais plutôt le libéralisme. La gauche française est en panne parce qu'elle défend toujours des idées jacobines ainsi que l'administration de l'économie qui ne fonctionnent pas. Les libéraux sont souvent pour le mariage pour tous et considèrent que l'immigration n'a pas nécessairement un impact négatif sur l'économie. Ces libéraux peuvent être plutôt à gauche (favorables à des mécanismes automatiques de redistribution ou friedmannien) ou plutôt à droite (haiekiens) mais ils s'opposent en tout cas à la droite bonapartiste comme à la gauche marxiste. C'est ça la fracture la plus importante, la deuxième fracture étant la position sur l'Europe (souverainistes/fédéralistes) qui n'est pas exactement la même. A côté de ces deux fractures qui traversent les partis de gouvernement, la fracture droite/gauche est de moins en moins importante...
a écrit le 06/09/2015 à 9:27 :
La France a besoin d'une opposition valable , si elle passe à droite. C'est un désastre que la gauche soit , aujourd'hui , incapable de le faire et qui laisse le FN seul à remplir se rôle. Les autres partis de gauche en Europe, ont su se libérer d'un marxisme dépassé, et remettre les pendules à l'heure; pas en France et pourquoi ? ; souvenirs du Front Populaire, ancrant la gauche dans une opposition farouche contre les patrons et pour une nationalisation inefficace et à l'abri de la concurrence , ce qui veut dire sans développement .
a écrit le 05/09/2015 à 22:34 :
La gauche est complètement hors-sol, sur matelas caviar

ET

La droite est dans les caniveaux avec ses rolex lumineuses
a écrit le 05/09/2015 à 20:56 :
bien heureusement c'est la fin du tromperie monstrueuse qui dure depuis un siècle , une usine à fabriquer des pauvres.
a écrit le 05/09/2015 à 19:13 :
Ils l'ont.
D'un côté, les bastions communistes vont être attaqués par la libéralisation progressive de vastes secteurs de l'économie (ouille à la SNCF).
De l'autre, une partie du monde enseignants a le doigt sur la gâchette quand ils vont faire cours.
Enfin, les ouvriers se sentant trahis et rabaissés par 30 de discours lénifiants s'abstiennent de voter ou votent pour la fille Le Pen.

Autant dire que si une courbe s'inverse, c'est celle des militants PS cocufiés qui ont crû à la France réenchantée (qui devra s'habituer au terrorisme dixit le 1er ministre) avec un chômage record, une dette sur PIB à bientôt 100%, des prélèvements obligatoires records...
a écrit le 05/09/2015 à 18:50 :
"Et d'autre part, de témoigner d'un minimum d'intérêt pour la vie des idées...en redonnant confiance aux enseignants, aux chercheurs, aux étudiants, en leur témoignant d'un estime et d'une confiance accrues."

Je hurle de rire...C'est l'éducation nationale qui anime la vie des idées en France. Diantre, décidement, plus c'est creux, plus c'est de gauche. Le problème est surement là et il est irrésolvable.
a écrit le 05/09/2015 à 16:20 :
Sur Jazz radio,mardi ou jeudi, on pouvait entendre le matin une tres belle chanson intitulée "hands up".
"Tell me who do you want me to be ... Tell me who do you want me to love... I pull my Hands up hands up tell me what you want me to know"
Pas moyen de retrouver le nom de la chanteuse...
C' était quelque chose comme Kylie Heavens (ce nom collait bien avec les paroles ).
Je googueulise et je trouve enfin : c' est kellylee Evans.
On peut voir la vidéo sur dailymotion.
Elle tend les bras en l' air et s' adresse visiblement a plus haut. C' est vraiment une très très belle personne a voir et a écouter.
Il n' y a rien a attendre des gens dont vous parlez dans votre article : ils vendent a qui tend stupidement les bras vers eux. Il n' y a pas de gauche ni de droite, il y a des gangs a la recherche de bonne salade a refourguer pour augmenter sa part du marché.
Ils ont détruit le langage, ils ont frelaté nos mots.
Il faut se désintoxiquer de leurs discours et faire du mieux qu' on peut pour tenir droit et s' entraider quelque soit l' origine ou la couleur de peau. Un grand gang fraternel.
a écrit le 05/09/2015 à 14:44 :
Le PS à cru qu il suffisait de se dire socialiste pour drainer le vote populaire , çà a été vrai pendant un certain temps , celui de l opposition . Mis au pouvoir avec une dette énorme ,son désir de social était irréaliste , et au lieu de montrer du doigt les causes de cette dette il se préfère impuissant que combatif . Aussi sa fin est proche , sauf à attirer vers lui la droite modéré , mais la droite de gouvernement ce laissera t elle faire , je crois pas .....
a écrit le 05/09/2015 à 13:42 :
Il est trop tard pour de nouvelle stratégie ils ont trop menti trop embrouille
Les ouvriers votent à 15 % PS et c'est déjà beaucoup tellement ils sont minables
Cambadelis est un Oportunisme comme tous les ministres qui fanfaronnent et se foutent bien de la France
Depuis 3 ans ils n'ont rien changé et on aggrave la dettes
Si Hollande se représente ça donnera un boulevard a lepen
a écrit le 05/09/2015 à 12:22 :
Notre Président ne pense qu'à une unique chose, quelle stratégie puis-je mettre en place pour ne donner le choix au Français qu'entre moi je et le FN au deuxième tour. La France, les Français il y a belle lurette qu'il les a cocufié de première et seuls les adeptes, masochistes du mariage à trois sont encore illuminés par ses piètres résultats! Je n'espère qu'une chose c'est qu'au régionales, plus aucune de nos régions ne restent à gauche et uniquement pour la sauvegarde de notre patrie !!
a écrit le 05/09/2015 à 12:20 :
"La gauche en France est hors sol" pourriez vous m'expliquer le sens de cette citation , le hors sol s'emploie habituellement à l'agriculture et là je n'arrive pas à faire le lien .....sinon qu'apparaissent de temps en temps des expressions utilisées en dehors de leur contexte ..pour faire "tendance" mais surtout pour cacher un discours creux et insipide façon je n'ai rien à dire mais je le dis quand même !!!! .
Réponse de le 05/09/2015 à 15:36 :
Vous devez sortir de L ENA
Ca veut dire qu ils ne touchent plus le sol qu'ils n'ont plus aucun contacte avec la réalité qu'ils sont dans les airs

S'ils avaient les pieds sur terre ils verraient la haine que leur mépris a engendrer !!!
a écrit le 05/09/2015 à 11:49 :
On perçoit dans cette pique toute l'amertume de celui qui se rendant compte qu'il s'est trompé toute sa vie, constate impuissant le démantèlement de l'outil idéologique qu'il a voulu construire. Ce n'est pas à ce sociologue fortement idéologisé que l'on expliquera que la gauche n'a pas besoin de programme sinon de dernière minute car sa réussite électorale vient du fruit des pulsions antérieurement rassemblées qui se fondent en un instant d'émotion autour d'un nom. Mitterrand l'a très bien compris, il n'a pas choisi l'édifice de droite qui était le sien naturellement parce qu'il ne s'escaladait alors qu'au mérite et à l'ancienneté; il a pris celui de gauche qui vient de l'orgueil de groupe, de l'émotion surfaite et de la démagogie propre aux opportunistes. Ils sont en effet les pulsions de la "gauche" cet orgueil de dire le bien et de l'imposer le cas échéant qui, lié à la haine de l'autre, celui qui ne veut pas accepter la "vérité" fondent le ciment du socle de la victoire. Dès lors, cette construction préalable faite, on peut tout dire, son contraire s'il le faut, tout annoncer d'irréel, le sachant, tout. L'on sera élu. Et si l'on ne l'était pas, la bascule vers le fascisme est proche, que l'on évitera tel un général Boulanger ou que l'on empruntera tel un Mussolini et autres grands dictateurs. Hollande comme je l'exposai hier veut détruire la gauche dite socialiste et sa palette aux tons brunâtres pour construire une sociale-démocratie molle. Moyen, peut-être, d'encore exister plus que de conviction. Pourquoi alors se plaindre ? C'est que notre sociologue regrette sans doute le bon temps des colonies... humaines.
Réponse de le 05/09/2015 à 14:26 :
En creux, l'on voit que pour vous la droite serait plus rationnelle (!) que la gauche présentée comme pulsionnelle (!) et évidemment l'on n’oublie pas le rapprochement hasardeux entre socialisme et fascisme. Et tout ceci est basé sur quoi ? Sur les mouvements de quelques opportunistes, comme s'ils pouvaient définir à eux seuls un système de pensée. Un peu comme si l'on définissait la droite en fonction de ceux qui ont des problèmes avec la justice. Et bien sûr le traditionnel rapprochement gauche/ fascisme comme si cela avait le moindre sens historique. On peut sortir Laval et oublier l'écrasante majorité qui n'a pas servi le régime de Vichy. D'ailleurs, le régime du maréchal Pétain avait tendance à rassembler l'écrasante majorité de la droite, les gaullistes se comptant sur les doigts d'une main à Londres et dans la Résistance. Entre l'écrasante majorité de la droite alliée des fascistes et les quelques opportunistes de gauche, vous concluez, loin de toute rationalité, que le fascisme serait de gauche. C'est pathétiquement drôle...
a écrit le 05/09/2015 à 11:41 :
Ah bon, d'après vous le PS est à gauche ?
il est même pas à droite ni au centre :
il est FOUTU !
bon débarras !
a écrit le 05/09/2015 à 11:41 :
Merci pour votre analyse, elle reflète ce que je pense. J'ai toujours été à gauche mais malheureusement, les cadres du parti socialiste viennent maintenant tous soit de sciences po Ena soit associatif. Tous les cadres socialistes (Elu...) comme les ecologistes vivent dans Paris meme, n'ont jamais de probleme de chomage ou d'insecurité de l'emploi et ne voit pas le changement dans les banlieus. L'analyse est bonne mais les actions pour s'en sortir traitent l'effet pas la cause que je viens de citer précedemment. Un julliard n'a jamais eu de probleme d'argent, ni de voiture et est le parcours type de l'homme socialiste qui ne saura jamais ce que la population en général pense. Pas de credibilité. Pour rebondir, le PS doit se renouveller en profondeur et faire rentrer de nouvelles personnes. cela passera par 10 ans de purgatoire minimum.
Réponse de le 05/09/2015 à 14:03 :
Ou peut-être d'arrêter de voter pour des super menteurs
a écrit le 05/09/2015 à 11:38 :
redonner confiance a la seule shere publique en éludant les entrepreneurs et les travailleurs .......quel manque de discernement !!!!!!
affligeant et desesperant;
a écrit le 02/09/2015 à 20:40 :
Je trouve ce texte hargneux et illustrant le manque de capacité de certains "bien pensant" à formuler des critiques constructives pouvant être bénéfiques à notre pays et aux Français. Il ne suffit pas de produire du savoir, des analyses partagés souvent uniquement dans le cercle fermé des académiciens avec un langage souvent ésotérique, mais de le mettre au service des décideurs. C'est une responsabilité des chercheurs en sciences humaines! Cela demande un effort oui. Par ailleurs commencer le texte en partant d'une lecture très très orientée des histoires de partis pour dire ensuite que l'on ne propose rien de mieux que des calculs politiques aux Français qui s'en fichent...! Je comprend l'amertume de l'auteur, mais moi même chercheur en management public, son discours me pousse au commentaire, ce qui n'est point mon habitude!
a écrit le 02/09/2015 à 20:39 :
Je trouve ce texte hargneux et illustrant le manque de capacité de certains "bien pensant" à formuler des critiques constructives pouvant être bénéfiques à notre pays et aux Français. Il ne suffit pas de produire du savoir, des analyses partagés souvent uniquement dans le cercle fermé des académiciens avec un langage souvent ésotérique, mais de le mettre au service des décideurs. C'est une responsabilité des chercheurs en sciences humaines! Cela demande un effort oui. Par ailleurs commencer le texte en partant d'une lecture très très orientée des histoires de partis pour dire ensuite que l'on ne propose rien de mieux que des calculs politiques aux Français qui s'en fichent...! Je comprend l'amertume de l'auteur, mais moi même chercheur en management public, son discours me pousse au commentaire, ce qui n'est point mon habitude!
a écrit le 02/09/2015 à 18:16 :
Merci pour ce texte qui pointe clairement l'absence de "goût du débat d'idées".
Bien sincèrement.

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