L'innovation ouverte reflet de la révolution numérique

 |   |  485  mots
(Crédits : DR)
L'innovation ouverte séduit de nombreuses entreprises qui ont déjà lancé leurs propres initiatives dans le cadre de leur transformation numérique. Les motivations sont nombreuses et les exemples nombreux. Les communautés jouent un rôle essentiel dans le dispositif.

Dans un contexte d'injonction à la transformation numérique, la carte de "l'open innovation" est souvent brandie comme l'une des solutions permettant d'y parvenir. Le sujet n'est pas neuf puisque l'idée d'innover a été théorisée dès 2003 par Henry Chesbrough, professeur et directeur à Berkeley (Californie). L'innovation ouverte séduit de nombreuses entreprises qui ont déjà lancé leurs propres initiatives.

Les motivations sont nombreuses : bouleversement des marchés par des innovations de rupture ; cycles d'innovation de plus en plus courts, besoin de bâtir des écosystèmes dans une période de compétitivité accrue intensifiée par les crises. Les exemples sont connus : Procter & Gamble, Lego, Orangelab, Axa Lab, LabPostal, etc. Les formes sont multiples : accélérateurs, hackathons, concours, incubateurs, concours d'idées, bêta testeurs. Pourtant, un facteur échappe souvent à l'analyse, et bien souvent les outils priment sur la mise en lumière des principaux acteurs permettant les processus d'innovation ouverte : les communautés.

Pas seulement une somme de dispositifs

Parce que la mise en place d'un processus d'innovation ouverte passe inévitablement par un changement de culture, l'innovation ouverte ne peut se résumer à une somme de dispositifs. Elle est en effet la résultante d'une démarche initiée par l'organisation pour envisager le rapport à ses communautés, internes et externes au groupe. Le modèle n'est pas unique et les bons exemples prouvent qu'il n'existe pas un seul chemin pour réussir à implémenter de nouveaux processus. Un seul point commun pourtant : toutes ont réussi à intégrer naturellement les communautés dans leur démarche. Si l'innovation ouverte offre de nombreuses opportunités, elle présente également un risque pour l'organisation : ne penser l'innovation qu'au travers du prisme de la technologie alors que la clé pour déverrouiller le processus créatif repose sur la culture d'entreprise.

Littératie numérique

Dans la course à l'innovation, la littératie numérique est en effet essentielle. Les logiques de collaboration, d'alliances et de partenariats sont au cœur des origines de la révolution numérique. Avec elles, l'idée de "l'empowerment" (l'autonomisation) et de la possibilité pour un plus grand nombre de prendre part aux décisions. Basculant d'une culture de la propriété de la découverte à celle de la mise en avant de ceux qui l'ont permise.
Ce que nous enseignent les bonnes pratiques, c'est l'humilité de la démarche.

Oui, s'ouvrir aux communautés (consommateurs, salariés, concurrents, startups etc.) est une opportunité pour transformer l'organisation. Une organisation dont le modèle d'entreprise a vécu, un modèle régi en silos, refermé sur lui-même, considérant l'innovation comme la seule affaire du département recherche et développement. De nombreux efforts restent à faire pour que les mentalités changent. En déléguant une partie de l'innovation aux communautés, les entreprises peuvent revenir à leur cœur de métier.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 07/01/2015 à 11:38 :
UNE INNOVATION FRANCAISE LA CONFIDENTIALITE A 150 Euros
Il y a aussi des sociétés française qui ne sont pas au CES et qui développent des produits remarquable ! un exemple squareway by vivaction france est un petit boitier qui se connecte a 3 devices ( smart phone ,tablette , portable ) et qui vous permet partout dans le monde d être totalement sécurisé ( consultation internet ,voix ,data, chat ) pour 150 euros prix du boitier après un peu de consommable mais qui est auto financé sur les économies de roaming
si paul bismuth avait connu square ...! il se serait pas fait piquer la recette de son suppositoire
et si hool land avait eu le chat sécurisé les messages á galoche se serait auto détruit 30 secondes après lecture .....!
comme quoi meme á la tete on risque ... merkel et la nsa .....
les avocats , les fusacs, les labos pharma , les politiques , font partent des professions les plus ecoutés

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :