Ecosse : Thatcher et l'Europe coupables

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(Crédits : Laurent Cerino/Acteurs de l'Economie)
Parce que les motivations identitaire et économique des séparatistes sont déséquilibrées - tout comme hier au Québec et en Italie du nord -, l'Ecosse ne devrait pas voter l'indépendance. Reste qu'elle fait souffler, sur la Belgique, la Catalogne et au-delà, un vent sécessionniste et ségrégationniste que l'Europe échoue à juguler.

Douce et sauvage Ecosse. Dominer l'envoûtant massif des Cairngorms du sommet éponyme, bombé et chauve. Progresser, lentement, sur les sentiers ravinés au creux des montagnes qui forment la vallée, désolée, de Glencoe. Suivre le tracé du fameux train d'Harry Potter qui serpente dans une combe se jetant brutalement sur les ressacs d'un Océan gris.

Observer le découpage des côtes au rythme des pas qui s'approchent des falaise ou suivent le tracé des lochs composant la luxuriante région des Trossachs. S'essayer puis, comme (presque) tous les prétendants, renoncer à gravir un Ben Nevis que le brouillard et la pluie froide ont cloîtré et protègent des indélicats. Poser pied sur l'Ile de Skye, et de là découvrir d'austères marécages dissimulés derrière d'infranchissables parois, s'approcher des phoques affalés sur les rochers, marcher sur des chemins et face à de verts et humides reliefs que les troupeaux de moutons, comme livrés à eux-mêmes, blanchissent et font vivre, s'abriter de la tempête sous le toit d'une auberge isolée et s'y repaître de harengs fumés et d'une Guiness réparateurs. Enfin, être accueilli par d'affables habitants fiers, sans fanatisme, de leur terre et de leur histoire.

Faible probabilité

C'est bel et bien cette Ecosse qui s'apprête à se prononcer, le 18 septembre, pour l'indépendance. Le peuple bleu et blanc franchira-t-il le rubicon ? C'est peu probable. Au moment de voter, les indécis devraient majoritairement opter pour la prudence, et, en cas de renoncement, les engagements de la tutelle londonienne, toutes formations politiques confondues, à étendre encore davantage (dans les domaines fiscal, de dépenses publiques, de protection sociale) le périmètre d'autonomie, déjà substantiel, devraient faire la différence. Mais surtout, à l'aune de l'examen ces dernières décennies des mouvements indépendantistes en Europe ou en Amérique du Nord, l'Ecosse ne réunit pas à parts égales la double motivation, économique et identitaire, susceptible de faire triompher le Yes..

Rejet du libéralisme thatchérien

Dans quel terreau les Ecossais ont-ils cultivé leur ambition séparatiste ? En premier lieu dans le rejet des politiques anti-sociales et industriellement dévastatrices initiées dans les années 70-80 par Margaret Thatcher. L'Ecosse est une nation de liens, c'est-à-dire de considération, de solidarité, même de générosité, que le libéralisme brutal, l'intransigeance politique, l'arrogance et la logique centralisatrice dominants dans « l'Angleterre de Londres » ont ostensiblement agressés. Se sentant victimes d'une stratégie d'ostracisme et de fragmentation sociale, une grande partie des autochtones, par ailleurs massivement travaillistes, ont fait le choix de se protéger, et donc de se replier. Dans ce magma ont alors resurgi de séculaires revendications identitaires, davantage opportunistes et conjoncturelles que véritablement enracinées, et auxquelles la manne pétrolière apporte l'illusion d'un support économique insubmersible et pérenne. L'heure de la revanche.

Le contre-exemple québécois

L'histoire contemporaine montre que les aspirations sécessionnistes n'aboutissent pas lorsque les deux « moteurs » identitaire et économique sont de puissances inégales. La Ligue du nord - réunion des territoires lombard et vénitien - s'est peu à peu éteinte ; en Italie, si la fracture économique est réelle entre le nord et le sud et a fait prospérer le mouvement populiste, l'insuffisante désunion identitaire condamnait les ambitions du fondateur Umberto Bossi. Quiconque a vécu «  de l'intérieur » en 1995 le référendum pour la souveraineté du Québec et, depuis, suivi l'évolution du phénomène séparatiste, constate l'inversion des rapports : la petite Province - qui d'ailleurs partage avec l'Ecosse une même attention à la solidarité et à la générosité fécondées dans l'hostilité du climat, les cassures de l'Histoire, et l'isolement géographique - échoua de quelques voix (49,42% des votants) dans sa quête indépendantiste. La revendication identitaire d'un « bout de France » résistant à une anglicisation tentaculaire autant linguistique que culturelle, économique, ou éducationnelle, constituait de très loin la principale motivation ; depuis, l'impressionnante restauration d'une économie et d'un Etat fédéral canadien alors déliquescents, a mis en sommeil le « rêve » de souveraineté.

Le spectre catalan

En revanche, deux pays sont particulièrement exposés à une implosion irréversible. En Belgique, la partition entre Flamands et Wallons, pour l'heure écartée par le fragile exercice monarchique, cumule une franche dissociation identitaire et un schisme économique, la riche Flandres s'opposant de plus en plus à cautériser les plaies d'une Wallonie désossée par la désindustrialisation. Mais surtout, bien sûr, c'est sur la Catalogne que les yeux sont rivés. 1,8 million d'autochtones ont manifesté - selon la mairie autonomiste de Barcelone - le 11 septembre pour exiger du gouvernement Rajoy ce que David Cameron avait accordé en octobre 2012 aux Ecossais : le droit de décider de leur avenir. La constitution espagnole de 1978 a beau indiquer « l'indissoluble unité de la nation », l'empreinte identitaire très forte - étouffée sous le Franquisme - et le sentiment de contribuer inéquitablement à l'activité du pays (près de 20% du PIB) composent une alchimie prête à faire voler en éclats la péninsule.

L'échec de l'Europe

La péninsule, mais aussi l'Europe. Car ces aspirations indépendantistes, aussi fondées et légitimes soient-elles, à la fois constituent un grave échec et un péril pour l'Europe. Et elles sont un stigmate supplémentaire des phénomènes ségrégationnistes, de repli et de rejet, qui voient des nations se recroqueviller, des logiques xénophobes ramifier, des idéaux d'émancipation ou des idéologies de souveraineté aussi ineptes que sordides contaminer. L'Europe de l'austérité, l'Europe qui nie le fédéralisme, l'Europe qui déshonore les principes fondateurs de subsidiarité et de suppléance, nourrissent ces tentations. Les exemples ci-dessus évoqués font la démonstration qu'une économie « juste » et « en bonne santé » arrimée à une organisation politique profondément décentralisée, c'est-à-dire qui sanctuarise les singularités identitaires et responsabilise les territoires, à la fois forme le plus sûr rempart aux menaces sécessionnistes et irrigue le plus efficacement ce qui fait lien au sein d'une population, aussi disparate ou hétérogène soit-elle. L'onde de choc d'une victoire du Yes le 18 septembre serait donc considérable, et ses répercussions sur l'avenir de l'Europe seraient incalculables.

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Commentaires
a écrit le 16/09/2014 à 10:36 :
Soyez sûrs que l'Ecosse ne votera PAS pour l'indépendance
Comme les Français ils n'oserons jamais un changement aussi radical.
Arrêtons de faire de la politique fiction.
a écrit le 14/09/2014 à 22:19 :
Tiens c'est bizarre... à lire les textes et suivre déclarations et projets de la Commission, on a au contraire la certitude que l'Europe les a promus depuis des années.
a écrit le 14/09/2014 à 12:14 :
Arrêtons de lorgner notre porte monnaie et pensons plutôt race humaine, l'écossais a compris que notre civilisation est vouée telle qu'elle est aujourd'hui à cristalliser le pire de l'être humain, et il a raison de se désolidariser de cette Europe castratrice. J'espère que mes descendants seront écossais. Il nous faudra du courage pour oser cesser de nous autodetruire.
a écrit le 14/09/2014 à 9:35 :
Coupables, innocents...?c'est ce que l'on veut nous faire croire! SVP, voici un lien, visionnerz le, c'est au cour d'une émission connue.....de même VOIR toutes les vidéos de cet homme qui dit juste ! :www.youtube.com/watch?v=36HRbEX02zA Etienne CHOUARD , A MEDITER!
a écrit le 14/09/2014 à 2:40 :
Soyons sérieux! Arrêtons de se faire peur. Les Écossais ont conquis le monde avec les Anglais. Ils se sont librement associés avec eux pour créer la couronne britannique et fonder l'Empire mondial. Ils partagent la même langue, la même histoire depuis 3 siècles, ils veulent garder la même monnaie, la Reine.... Donc si indépendance il y avait elle serait bien théorique.
a écrit le 13/09/2014 à 20:27 :
Je suis journaliste et je vais vous dire ce que vous devez penser.... articles plein de morgue de clichés: "idéologies de souveraineté aussi ineptes que sordides". Les Fédérés bretons étaient présents lors de la prise des Tuileries le 10 août 1792. La Catalogne française ( Roussillon Capcir et Cerdagne) n'a pas fait la guerre du même côté que la Catalogne espagnole sans compter que d'un côté des Pyrénées c'est le rugby qui ciment l'identité quand de l'autre c'est le football. L'expérience historique est aussi ce qui fait une Nation. Vous présenter les choses comme un roman, condamné quand il s'agit du roman national encensé quand il doit raconter cette marche triomphale vers le paradis européen qui montre chaque jour son vrai visage: l'Enfer et ses petits diables bruxellois. Le vote écossais est bien le marqueur d'un retour des Nations et non d'une Europe des régions, dernière version du paradigme européen. Justement c'est bien parce que les Ecossais ne veulent plus être traité comme une région du Royaume Uni qu'ils risquent de dit oui à l'indépendance. Pour être reconnu comme une Nation. Et ce mot vous fait peur car il heurte votre roman. Et laissez le peuple ecossais s'exprimer plutôt que de parler en son nom. Ah, j'oubliais que la souveraineté des peuples vous gêne.
a écrit le 13/09/2014 à 19:29 :
Les deux hainaut, les deux flandres, les deux pays basques, les deux corses, les deux catalogne... séparées par des frontières visant les affaiblir, réunifiées bientôt ?
a écrit le 13/09/2014 à 19:28 :
Votre article n'est que clichés sur clichés avec pour preuve l'introduction taillée sur mesure. Vous évaluez bien le mouvement générale des revendications identitaires mais vous sous-estimez complètement leur valeur et leur poids dans les prochaines années. Les Etats Nations archaïques doivent disparaître au profit des identités, voilà l'avenir de l'Europe. C'est de là que nous venons, c'est là où nous retournerons car l'histoire se répète. Je suis d'accord avec le commentaire d'OlivierLy, les trois niveaux sont la commune - la région - l'Europe.
Réponse de le 14/09/2014 à 9:32 :
...c'est grâce au "retour des identités" que nous avons bénéficié d'une guerre en Yougoslavie et d'une en cours en Ukraine. Alors vive les identités, pas grave si c'est nos gosses qui iront se faire trouer la peau pour ces considérations "d'avenir "

Réponse de le 14/09/2014 à 12:21 :
Avant monsieur il y avait les Jeux dans les arènes, maintenant il y a les guerres. Malheureusement ou heureusement c'est comme ça l'homme a besoin de s'éprouver pour voir s'il est vraiment mortel
Réponse de le 14/09/2014 à 16:36 :
Monsieur, les jeux du cirque n'ont jamais empêché des guerres concomitantes, je vois pas bien le rapport. Quand à la volonté de l'homme de tester sa mortalité : mettez vous en haut d'un immeuble de 10 étages et sautez... Ça fera moins de dégâts collatéraux qu'une guerre !!!! Allez, bon vol :-).
a écrit le 13/09/2014 à 18:08 :
Le meilleur moyen de se faire entendre c'est de voter "oui" a l'indépendance et de négocier par la suite et non pas d'attendre que "les promesses faites" se réalisent!
a écrit le 13/09/2014 à 17:49 :
"Rejet du libéralisme thatchérien" ou marre que les anglais leur piquent leur pétrole depuis 30 ans en ne leur donnant que des miettes ?
L'Ecosse pratique depuis longtemps une politique libérale pour attirer les entreprises, y compris les entreprises de haute technologie (Silicon Glen)...
Et nous, où est notre silicon valley ?
Réponse de le 14/09/2014 à 10:03 :
C'est marrant il paraît qu'il veulent leur indépendance pour éviter toute sortes de privatisations, il paraît qu'il se sentent proches de la France etc ... Qu'ils prennent leur indépendance et goûtent au socialisme ca sera rigolo de les voir se mordre les doigts. Quand au titre de l'article "faute de Thatcher" ... Dans les années 70 le pays était dans un état de délabrement tel que les ordures n'étaient plus ramassées ...c'est pas un hasard si Thatcher a été élue a plusieurs reprises ... Et on a beaucoup de raisons d'envier leur situation. Comme chez comme chez eux il y a des minorité bruyantes toujours prêtes a recevoir plus qu'ils n'en donnent, paraît il qu'on appelle ca la solidarité.
a écrit le 13/09/2014 à 17:38 :
L'histoire ne se répète pas automatiquement. Ce qui s'est passé au Québec ne se repasseras pas forcément en Écosse. A quoi bon imaginé un résultat à l'avance. Vous parlez des indécis en disant qu'ils devraient probablement opter pour la prudence. Mais croyez-vous vraiment que ces indécis soient des robots pour que vous puissiez prévoir à l'avance leurs comportement électorales. Et puisque vous parlez d'histoire, sachez que le passé à déjà montrer que les suffrages électoraux pouvaient réserver des surprises. Personne ne s'attendait au non français à la Constitution européenne, ni à la présence de Lepen au 2ème tour de l'élection présidentielle de 2002. De plus nous sommes en temps de crise et cela peu engendrer de la peur et de la prudence face aux changements ou encore du repli sur soi et un déficit de confiance dans les dirigeants pouvant motiver le besoin de se créer un état de proximité avec des dirigeants locaux pour s'offrir une seconde chance face à la crise.
a écrit le 13/09/2014 à 17:08 :
Global blabla. Le Quebec, Thatcher, la belgique, l'europe, etc on mélange et on fait des previsions fondees sur l'air du temps reprenant ce que tout le monde repete en boucle, sans meme comprendre de quoi il s'agit. Avt de tirer des conclusions globalisantes de la globalite tachons de comprendre, ce qui se passe en Ecosse puis suelemnt de tenter de faire quelques paralleles en sachant que l'exercicie est delicat meme sur le principe.
a écrit le 13/09/2014 à 16:28 :
Bla bla bla collectiviste et sirupeux. « L’Ecosse est une nation de générosité, de solidarité » . N’importe quoi. C’est comme d’habitude, une histoire de gros sous et d’égoïsme. Les Ecossais pensent que les Anglais volent leur pétrole, les Catalans que Madrid vole leur impôts, les Italiens du Nord que ceux du sud vivent à leurs dépens, la Flandre riche ne veut plus payer pour la Wallonie etc…etc… Rien à voir avec de supposés nobles sentiments ou un quelconque libéralisme brutal.
a écrit le 13/09/2014 à 14:20 :
Conservatisme quand tu nous tiens... L'Etat Nation de la dimension du Royaume Uni, de la France ou de l'Espagne a vécu. La bonne taille pour peser sur le destin politique et économique du monde face à la Chine, face aux USA et demain le Brésil, c'est l'Europe. Mais l'Europe souffre des pressions et gesticulations des classes politiques nationales populistes et à courte vue de ces grands Etats Nation (France, UK..) qui écrasent et méprisent les plus petits Etats (Pays Bas, Portugal, Irlande, etc..). Il faudrait garder 3 niveaux de pouvoir: la commune, l'Etat Region (5-10M d'hab), et l'Europe, chacun avec un champ de compétence clair. Par là même, la France qui a tant de mal à se réformer disparaitra et avec elle son administration centralisée corporatiste sclérosée, en permettant enfin de libérer les énergies. L'indépendance de l'Ecosse n'est pas une menace pour l'Europe. Bien au contraire. Elle peut déclencher un mouvement qui amènera peut être à tuer les vieux Etats Nation pour que le "vieux continent" prenne un coup de jeune et rebondisse.
Réponse de le 13/09/2014 à 15:03 :
J'aimerais vous croire, mais je remarque que les américains font tout leur possible pour éviter la formation de grand blocs qui pourrait leur voler le leadership. (cf: voir le cas "Russie" par exemple...)

Et bizarrement, lorsque l’Europe a faillit se dissoudre en 2011, Washington qui aurait du se réjouir de voir un futur concurrent de taille se dissoudre, a tapé du poing sur la table en sommant les responsables européens de tout faire leur possible pour que l'union européenne subsiste. peut importe ce qu'il en coute.

Comment expliquez vous cette contradiction, entre votre description de l'UE et de son rôle présumé, et la réalité des faits qui contredit totalement ce rôle de contre puissance ?
Réponse de le 13/09/2014 à 16:19 :
OK pour les 3 niveaux mais en France : l'état, le département et la commune. L'Europe ou la Région je ne sais pas ce que c'est. Aucun sens dans notre histoire.
a écrit le 13/09/2014 à 14:12 :
Je ne vois pas où est le problème, l'écosse veut rester dans l'Europe, alors que l'Angleterre veut en sortir( le référendum est prévu), les écossais veulent troquer Londres pour Bruxelles. Les pro-européens auront donc intérêt à être pro-indépendance de l'écosse. De plus, personnellement, je pense que si on veut un jour une europe qui fonctionne et ne soit pas à la botte des américains, elle doit être une europe des régions( régions à démocratie directe forte), pour avoir des territoires de tailles comparables( lander, duché, région, petit pays), c'est comme la france des départements fabriquée il y a 2 siècles, mais en plus grand, au niveau européen, puis un jour on fera cela au niveau du monde.
a écrit le 13/09/2014 à 13:50 :
Vos formules sont toutes faites et simplistes (tout comme le fond de votre écrit) : "mainstream" pour reprendre un mot à la mode en français. Tout comme votre présentation. Être journaliste vous permet de parler de tout, mais pas de n'importe quoi.
a écrit le 13/09/2014 à 13:49 :
Erreur sur toute la ligne : les vrais responsables sont Tony Blair, qui a doté l'Ecosse d'un parlement pour des raisons politiciennes (lui-même n'y croyait pas, comme il l'écrit dans ses mémoires) et l'Europe.
L'Europe, mais pas pour les raisons que vous évoquez : parce qu'elle prétend se substituer aux nations.

Laissons les choses à leur place, un Etat de plus de 300 ans dans son organisation centralisée, et s'il faut un peu de coopération entre pays il ne faut pas de monstres artificiels, du type de la commission européenne dans ses ambitions démesurées.
a écrit le 13/09/2014 à 3:37 :
Depuis quand les petites nations n'auraient-elles pas droit à l'autodétermination et d'accéder au concert des nations ?
Votre article est du genre alarmiste voir d'une implosion de l'Europe et l'indépendance du Québec à l'implosion du Canada. De tout temps les différents pays se sont réajustés à la nouvelle réalité.
Réponse de le 14/09/2014 à 2:43 :
Sauf que même les fiers Québecois ont fait le chois de l'Union avec le Canada. Pas fous et bien conscients que dans le 21ème siècle les petites nations se font piétiner!

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